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Max Domi, de retour au centre, veut faire amende honorable

Max Domi

Max Domi

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Alexandre Gascon
Mis à jour le 

Le purgatoire, parce que c’est l’impression qu’il a donnée, de Max Domi à l’aile n’aura duré que trois matchs. Le voilà de retour au centre, où Claude Julien a constaté qu’il faisait mieux valoir ses forces.

Domi a réussi à berner les journalistes à l’entraînement vendredi et l’on se doute que ce n’est pas pour lui déplaire.

Pour les premières répétitions, il arpentait toujours l’aile gauche de Nick Suzuki et d’Artturi Lehkonen, bénéficiaire d’une promotion, si bien que les journalistes ont tous noté le trio avec la présence du numéro 13 sur les flancs.

Une fois dans le vestiaire…

« Aile gauche? Je joue au centre maintenant. J’étais au centre pour l’entraînement. J’ai joué à l’aile pour les trois derniers matchs. Mais pas maintenant », a-t-il laissé tomber.

Fieffé coquin. Le jeune homme a alterné avec Suzuki, mais l’entraîneur a pris cette décision simplement parce qu’il « est meilleur au centre qu’à l’aile », selon Claude Julien.

Les chiffres confirment cette prétention. Pendant les 19 premiers matchs de l’année, Domi contrôlait 55,6 % des tirs lorsqu’il se trouvait sur la glace, un ratio qui s’est écroulée à 49,4 % au cours de ses trois matchs à l’aile. Les indicateurs à plus long terme, comme on le mentionnait récemment, pointent aussi dans cette direction.

La différence est notable et, au-delà des statistiques, le jeu d’ensemble du Torontois de 24 ans s’était dégradé.

Julien, à son grand étonnement, l’a remarqué aussi.

« Une chose qu’on a vue depuis deux matchs c’est que Max Domi ne patine pas aussi bien que lorsqu’il est au centre. Ce qui est surprenant c’est qu’il a passé la majorité de sa carrière à jouer à l’aile. Il a peut-être découvert en jouant au centre l’an passé qu’il était capable d’exploiter sa vitesse d’une bonne façon, alors on a voulu le remettre au centre. On tasse Suzuki, qu’on aime aussi au centre, mais c’est un gars qui s’adapte bien à l’aile », a expliqué le pilote du CH.

C’est donc la polyvalence de la recrue, du haut de ses 22 matchs d’expérience, qui sert le vétéran de cinq saisons dans la LNH coincé dans un marasme dont il peine à s’extirper depuis quelques semaines. Ça aussi, c’est étonnant.

« On doit mettre [Domi] dans une position pour avoir du succès », a précisé Julien.

En l’absence de Jonathan Drouin et de Paul Byron, et le Canadien qui vient de subir trois défaites de suite, il est urgent en effet de relancer le petit attaquant.

Domi a commencé la saison au même rythme effréné que l’an dernier avec 10 points en 10 matchs. Depuis, c’est la panne sèche : un but à ses 17 dernières rencontres et 3 points en 12 matchs.

« Il n’y a pas de doute que je peux en faire plus. C’est mon but. Je ne produirai pas à tous les matchs, je sais qu’il y aura des périodes plus sombres, des léthargies. Ça fait partie du hockey. Je dois trouver des façons de m’en sortir […] Je chercherai à faire un pas dans la bonne direction dès le prochain match », a fait valoir Domi.

J’aime mieux voir ça comme une occasion de montrer ce que j’ai dans le ventre. Je souhaite montrer mon véritable caractère, c’est dans des périodes difficiles qu’il doit ressortir. Même les meilleurs joueurs du monde ont des périodes creuses. Ils trouvent des façons de rebondir. Je devrai faire la même chose.

Max Domi

Pas de panique

Parallèlement à l’inertie de Domi, l’attaque du CH en général affiche une mauvaise mine. Toujours classé 2e sur un pied d’égalité pour les buts marqués à 5 contre 5 avec 52, Montréal n’en a réussi que 4 dans les 3 derniers matchs.

Conséquemment, Claude Julien a décidé de brasser ses cartes et a promu Lehkonen au sein de la deuxième unité et Charles Hudon dans le troisième trio avec Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia.

Le Franco-Ontarien s’est souvent montré prudent à l’endroit de ses trios, privilégiant une approche méthodique et patiente, estimant qu’elle lui permettait d’arriver plus rapidement au résultat désiré. En deux mots, l’option tortue de la fable que vous connaissez.

Cette saison, il passe en mode lièvre (vous suivez toujours?).

Quelques insuccès lui suffisent pour tout remodeler et sa décision d’envoyer Carey Price pour un second match en 24 heures contre Ottawa, alors que son directeur général clame sur toutes les tribunes qu’il souhaite diminuer la charge de travail de son as gardien, envoie un message contradictoire.

Anthony Duclair et Carey Price

Anthony Duclair (no 10) et Carey Price (no 31)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Comme si l’équipe avait besoin de la vedette devant le filet pour vaincre les Sénateurs. Évidemment, tel n’a point été le discours tenu devant ses ouailles vendredi.

« Notre message aux joueurs : il ne faut pas se décourager, il ne faut pas réagir de façon excessive, mais il faut réagir. On ne peut pas réagir abruptement [overreact, NDLR], mais on doit réagir. C’est le message qu’on a donné. On a trois défaites d’affilée. Demain, c’est un match important. Mais il ne faut pas commencer à paniquer parce qu’on n’a pas joué du si mauvais hockey que ça », a indiqué Julien.

Un peu de discipline et de flair autour du filet auraient probablement permis au Tricolore de récolter trois victoires, en effet.

Pas de panique donc, mais une certaine urgence. Présentement, le CH bénéficie des déboires des Maple Leafs de Toronto et de l’hésitation du Lightning de Tampa Bay. Mais pour combien de temps?

En rafale

Charles Hudon doit sûrement être capable de nommer chaque station de métro de la ligne orange, dans l’ordre, entre Lucien-L’Allier et Montmorency. Le Québécois, rappelé pour une troisième fois en une semaine du Rocket de Laval, s’est retrouvé au sein de l’avantage numérique à l’entraînement. Du quatrième trio, il est passé au troisième et voilà qu’on veut lui confier aussi quelques responsabilités offensives sur les unités spéciales.

Julien a semblé apprécier les trois rencontres du jeune homme de 25 ans.

« Pas de nouvelles, bonnes nouvelles », a laissé tomber l’attaquant.

« J’y avais au jour le jour, je me fais redescendre tous les jours comme vous voyez. Ça fait partie de la game, je ne me concentre pas trop là-dessus. Je fais juste faire mes choses. Tous les jours je me présente et je joue au hockey », a-t-il ajouté sur un ton léger, bien loin du fardeau qu’il a souvent transporté sur ses épaules dans la dernière année.

De son côté, Mike Reilly effectuera un retour dans la formation après six matchs d’absence. Il remplacera Brett Kulak à la gauche de Cale Fleury. L’arrière du Minnesota a amassé deux passes en huit matchs.

Jonathan Drouin, muni de son plâtre au bras gauche, est venu rendre visite à ses coéquipiers à l’entraînement. Pendant qu’ils s’échinaient sur la glace, le Québécois semblait d’humeur guillerette au banc de l’équipe. Il devrait être absent encore pour sept semaines environ.

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