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Don Cherry était prêt à s'expliquer, mais pas à s'excuser

Un homme en complet regarde la caméra en ajustant sa cravate.

Don Cherry en mars 2014

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Dans la première édition de sa nouvelle baladodiffusion, Don Cherry a déclaré que Sportsnet l’avait empêché de s’expliquer au sujet de la controverse qui a mené à son congédiement le 11 novembre dernier.

Dans le cadre de Grapevine, mise en ligne mardi matin, le commentateur de hockey a indiqué qu’il n’était pas prêt à accepter les conditions mises de l’avant par Sportsnet afin qu’il puisse retourner à la barre du segment Coach’s Corner dans le cadre de Hockey Night in Canada.

« J’ai fait une déclaration. Tout le monde sait ce que j’ai dit, a affirmé Cherry. J’ai offert de m’expliquer et non pas de m’excuser. Ils (Sportsnet) ont rendu la chose impossible », a-t-il insisté dans le cadre de son premier opus de 27 minutes.

La baladodiffusion met en vedette Cherry aux côtés de son fils Tim. Tous deux espèrent en faire un rendez-vous hebdomadaire.

Don Cherry, 85 ans, a fait le 9 novembre dernier un commentaire qui a suscité une vague d'indignation et mené, deux jours plus tard, à son congédiement. Il a ciblé les nouveaux immigrants à Toronto et à Mississauga, ville ontarienne où il vit, qui, selon lui, ne portent pas assez le coquelicot pour rendre hommage aux anciens combattants canadiens et aux soldats décédés. Pour les désigner, il a utilisé l'expression « vous autres » (you people).

Cherry reproche à ses critiques de ne parler que de ces deux mots (you people) pour le condamner.

« J’ai abordé plusieurs autres sujets dans le dernier Coach’s Corner, mais personne n’a parlé de ça, s’est-il insurgé. Deux petits mots ont suffi pour semer l’émoi. Mais, c’est la vie. J’ai vécu dans un monde sournois et j’ai tenu le coup pendant 38 ans. »

S’adressant à son père durant l'enregistrement, Tim Cherry y est allé d’une salve contre Sportsnet.

« On vit dans un monde différent habité par cette tendance à réduire les gens au silence (cancel culture). Ils (Sportsnet) t’avaient dans leur ligne de mire, a-t-il dit. Leurs canons visaient dans ta direction depuis le début de la saison. Je pense qu’il y a eu beaucoup de fausse indignation. »

Don Cherry a affirmé avoir reçu de nombreux témoignages de soutien. Il a dit que des chauffeurs de camion l'ont salué en levant le pouce en l'air, et que des pompiers ont fait retenir leurs sirènes en l’apercevant dans la rue.

« Selon toute évidence, j’ai dit quelque chose qui a déplu à Sportsnet. Ils m’ont congédié et me voici sans emploi à l’exception de la production de cette baladodiffusion », a-t-il conclu.

La majeure partie de cette première mouture de Grapevine a été consacrée à ses souvenirs en tant qu’entraîneur-chef dans la LNH et à la carrière de Maurice « Rocket » Richard.

Dans le premier Hockey Night in Canada sans Don Cherry, samedi dernier, Ron MacLean, son ancien acolyte à Coach's Corner, s'est de nouveau excusé dans un long monologue lors du premier entracte. « Nous avons tous mal. Je me suis effondré 100 fois cette semaine, sinon plus. Nous sommes tous déçus », a-t-il dit.

Avec les informations de La Presse canadienne

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