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« Il faudra de la patience » : Thierry Henry s'installe aux commandes de l'Impact

Thierry Henry

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le nouvel entraîneur-chef de l'Impact Thierry Henry a hâte de se mettre au travail, a-t-il confié lundi à son premier point de presse à Montréal. Flanqué du directeur sportif Olivier Renard et du président Kevin Gilmore, il a parlé du chantier qui l'attend.

L’ancien attaquant français de 42 ans a signé un contrat de deux ans, assorti d’une année d’option. Il sera le septième entraîneur à diriger le Bleu-blanc-noir depuis sa première saison en MLS en 2012.

À savoir pourquoi il avait choisi l’Impact (il a lui-même fait les premiers pas), Henry a parlé d’une approche très naturelle.

« Tout le monde savait que je ne n’avais pas de job. Il y a donc eu rencontre et envie mutuelle de travailler ensemble. Je suis venu ici une première fois en 2011 pour un match amical. Je suis tombé amoureux de cette ville. Il y a aussi cette vision commune du jeu avec Olivier [Renard]. »

Concernant son difficile passage à la barre de l’AS Monaco, qui l'a congédié en janvier après un bilan de 5 victoires en 20 matchs, le nouveau pilote montréalais ne regrette absolument pas cette expérience.

« J’ai beaucoup de respect pour Monaco. J’y ai débuté comme joueur et comme entraîneur-chef. Ça n’a pas marché. Je ne vais pas vous servir des excuses. Ce qui compte, c’est que je suis ici maintenant », a-t-il dit.

Henry a ajouté qu’il avait appris de ses erreurs et qu’il souhaitait participer à la construction de l’identité de l’Impact.

[Le soccer], c’est ma passion, c’est ma vie. On ne construit pas un héritage en deux mois, ni en six mois, ni même en un an. Il faudra de la patience. Mais au final, les partisans doivent s’y reconnaître.

Thierry Henry, entraîneur-chef de l'Impact

Depuis sa nomination à la barre de l'Impact, de nombreux échos et articles de journaux ont fait état des critiques à son endroit en raison de l'impatience qu'il aurait démontré envers les joueurs de l'AS Monaco. Henry est demeuré calme et posé dans sa réponse.

« Les gens ont le droit de dire ce qu’ils ont envie de dire, a-t-il lancé. Chacun a son opinion. Mais en général, quand tu pars d’un club, moins en tant que joueur, mais peut-être plus en tant que coach, les articles positifs sont très rares. Je suis encore en contact avec beaucoup de joueurs de Monaco. Je ne rentrerai pas dans les détails de ce que l’on se dit. Si tu ne retiens qu’un joueur ou deux, on peut partir dans plein de choses. Je suis ici, c’est important. J’ai tiré plein de choses de cette expérience. »

Sur sa présumée incapacité à gérer des joueurs moins doués qu’il l’a été, Henry a affirmé qu’il n’avait pas eu de problème avec les jeunes de Monaco ou de l’équipe de Belgique, avec laquelle il a aussi été adjoint.

Thierry Henry enfile un foulard aux couleurs de l'Impact

Thierry Henry enfile un foulard aux couleurs de l'Impact

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les débuts en Ligue des champions

Aux dires d'Henry, la qualification de l’Impact en Ligue des champions de la CONCACAF n’a pas influencé sa décision de s’amener avec l'équipe.

« C’est vrai que j’ai vu qu’il y avait la Ligue des champions. Mais je n'ai pas pensé à ça [en choisissant de venir à Montréal, NDLR] pour dire : "Oui, on sait très bien qu’encore aucune équipe de la MLS n’a gagné cette compétition." Ça n’a pas pesé pour le oui [dans sa décision]. »

Thierry Henry se retrouvera rapidement dans le bain à diriger ses premiers entraînements en janvier et un premier match en Ligue des champions quelque part au milieu de février.

Les hommes de Thierry

Interrogé sur le choix de ses adjoints et la place qu’il pourrait faire à Patrice Bernier, Thierry Henry n’a pas dévoilé ses cartes, mais s’est montré ouvert à l’idée de travailler avec le Québécois, promu adjoint à Wilmer Cabrera après le congédiement de Rémi Garde.

Il y aura des arrivées. On vous en parlera dès qu’on le pourra. Pat, c’est l’enfant de la maison. C’est super important d’avoir quelqu’un comme ça dans le club. J’ai côtoyé Pat sur le terrain. J’ai joué contre lui. C’est un joueur intelligent. Il connaît le jeu et la ligue. Il connaît l’environnement ici, la pression. Ce n’est pas toujours facile de jouer à la maison. C'est vrai aussi pour Anthony (Jackson-Hamel) et aussi pour Piette.

Thierry Henry

Pour la nouvelle image

Champion du monde (1998) et d’Europe (2000) avec la France, meilleur buteur de l’histoire des Bleus et du club anglais d’Arsenal, vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone (2009) et joueur étoile dans son passage en MLS avec les Red Bulls de New York (2010-2014), Thierry Henry incarne la vision que veut mettre en œuvre l’Impact : « un grand club dans une grande ville ». Le président de l’équipe, Kevin Gilmore, l'a souligné à grands traits.

« Je vous ai dit en arrivant dans cette organisation que je voulais voir l’Impact changer de parcours, prendre sa place dans la ville et dans le sport. Il est important d’agir comme un grand club », a-t-il répété.

Gilmore a parlé des arrivées de Bojan, un joueur qui est passé par de grands clubs comme le FC Barcelone, et de celle d’Olivier Renard, au poste de directeur sportif, comme de premiers pas majeurs en ce sens.

Voici maintenant un joueur légendaire qui veut connaître autant de succès comme entraîneur. Et il a choisi cette ligue, ce club et cette ville.

Kevin Gilmore, président de l'Impact
Il sourit.

Thierry Henry

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Sans préciser la date, Renard a laissé entendre que ses premiers contacts avec Thierry Henry avaient eu lieu entre le milieu et la fin octobre. Or, il faut rappeler que c’est le 24 octobre que l’annonce du non-retour de Wilmer Cabrera a été faite.

Olivier Renard a renchéri en expliquant pourquoi son choix s'était rapidement porté sur Henry, en dépit des nombreux appels qu'il a reçus de la part d'entraîneurs intéressés par le poste.

« Il prône le jeu offensif, a-t-il expliqué. Il est passé par l’académie d’Arsenal. C'est important qu'il ait déjà travaillé avec des jeunes. Il a aussi oeuvré comme adjoint avec l'équipe nationale belge, présentement la meilleure au monde. Il était assez facile pour moi de voir qu’il était le candidat idéal. »

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