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chronique

La grande soirée de Guy Carbonneau

Une plaque relatant la carrière de Guy Carbonneau.

La plaque qui commémore la carrière de Guy Carbonneau au temple de la renommée du hockey.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Guillemette

Martin Leclerc

Guy Carbonneau sera officiellement admis au Temple de la renommée du hockey lundi soir. Il serait dommage de rater ce grand moment.

Les cérémonies du Temple de la renommée du hockey ne génèrent jamais des cotes d’écoute faramineuses et c’est bien dommage parce qu’il s’agit souvent d’une des plus belles soirées de toute la saison.

Lorsque les hockeyeurs et hockeyeuses se présentent au lutrin pour prononcer leur discours d’acceptation, leurs émotions sont à fleur de peau. Il n’y a plus d’armure, plus de carapace. Les clichés 1000 fois répétés au terme des matchs et au fil des saisons prennent le bord. C’est leur cœur qui prend le dessus et qui parle avec trémolos des sacrifices de la famille, des anciens coéquipiers qui leur manquent, des bénévoles qui les ont aidés à gravir les échelons et même, parfois, de leur jeunesse qui s’est envolée en un clin d’œil.

La plupart du temps ces allocutions bien senties, touchantes même, permettent de découvrir ces anciens héros sous un jour tout à fait nouveau.

J’ai donc particulièrement hâte d’entendre le discours de Guy Carbonneau. Dans les bons comme dans les mauvais moments, Carbo n’a jamais craint de faire face aux journalistes durant sa carrière, et il n’a jamais craint d’exprimer ses opinions. Toutefois, la cérémonie de lundi le forcera probablement à baisser un peu sa garde.

***

Les amateurs de sport critiquent souvent le Temple de la renommée du hockey. Ils arguent que ses portes sont beaucoup plus faciles à franchir que les portes des panthéons du baseball ou du football, par exemple. On a aussi l’impression, souvent, que le « Hockey Hall of Fame » devrait plutôt porter le nom de « Hockey Hall of Friends » et que des proches de l’establishment de la LNH en tirent allègrement les ficelles.

Peu importe. La nomination de Guy Carbonneau est absolument sans tache.

Carbo a été un redoutable attaquant défensif durant 18 ans (1982-2000). Durant les deux tiers de sa carrière, la LNH a connu ses saisons offensives les plus folles et son job consistait, soir après soir, à stopper des monstres sacrés comme Wayne Gretzky, Peter Stastny, Mario Lemieux, Dale Hawerchuk, Steve Yzerman, et j’en passe.

Entre 1982 et 2000, pas moins de 146 attaquants ont disputé au moins 700 matchs dans la LNH (Carbonneau en a joué 1316). Et parmi ces 146 attaquants d’élite, malgré tous les grands noms qu'il a affronté, et malgré le fait qu’il était avant tout chargé de missions défensives, Carbonneau a raccroché ses patins avec le neuvième différentiel à +186.

L’ex-capitaine du CH n’a certainement pas remporté trois fois le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif, par charité ou par accident.

Durant ces 18 ans, Guy Carbonneau a aussi été l’attaquant de la LNH qui a disputé le plus grand nombre de matchs des séries éliminatoires (231). Cette statistique ainsi que ses trois Coupes Stanley en disent aussi très long sur le genre de joueur et de leader qu’il était.

Bravo à Guy Carbonneau pour cette remarquable carrière! Et si vous êtes un partisan du Canadien, jeune ou moins jeune, ne ratez pas cette cérémonie.

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