•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coupe Davis : Shapo, Auger-Aliassime et cie ont hâte d'en découdre à Madrid

La fraternité règne au sein de l'équipe canadienne dans le tournoi international nouveau format.

Félix Auger-Aliassime (à gauche) et Denis Shapovalov (à droite) ont gagné la Coupe Davis junior à Madrid, en 2015.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Radio-Canada

Il y a quatre ans, Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov étaient à Madrid et fêtaient leur victoire en finale de la Coupe Davis junior contre l’Allemagne. Cette semaine, les deux amis sont de retour dans la capitale espagnole pour le « vrai » tournoi, celui des professionnels, avec Vasek Pospisil et Brayden Schnur. Avec l’espoir de créer d’autres grands moments du tennis canadien.

À 19 et 20 ans respectivement, Auger-Aliassime et Shapovalov sont encore à l’âge où quatre années ont l’air d’une éternité. N’empêche, les bonnes sensations n’ont pas tardé à revenir sur les lieux de leur triomphe au niveau junior.

« C’était un grand moment dans ma jeune carrière, pour moi personnellement, pour Denis, pour le tennis au Canada, rappelle Auger-Aliassime en entrevue. Revenir ici, avoir des repères et de bons souvenirs, c’est beaucoup mieux que l’inverse. Si on pouvait répéter quelque chose de similaire, ce serait très bon. »

L’enjeu sera plus grand au cours de la semaine à venir qu’en 2015, mais les deux complices ne sont plus seuls à subir cette pression non plus. En Pospisil et Schnur, ils ont deux collègues avec quelques années supplémentaires de vécu et toute la sagesse que cela suppose.

Tous ensemble, ils découvriront cette Coupe Davis remodelée, avec une phase finale condensée en une petite semaine et des duels en formule deux de trois et non en trois de cinq comme auparavant.

Le capitaine Frank Dancevic, s’il souligne que la motivation de son équipe rend son travail facile, sait aussi que chaque décision prise sur le court est cruciale.

« Les gars savent plus que jamais que tous les points comptent, indique-t-il. Les manches gagnées ou perdues pourraient éventuellement nous aider à nous qualifier comme meilleur deuxième au besoin. Même les jeux peuvent ultimement servir de bris d'égalité. »

Il frappe un revers.

Denis Shapovalov à l'entraînement

Photo : Radio-Canada / Éric Santerre

De quoi rendre l’atmosphère lourde au sein d’une équipe de Coupe Davis? Loin de là. Compte tenu de la nature très individuelle du tennis, cette réunion de joueurs ressemble à une bouffée d’air frais. On discute, on rit, on se raconte des blagues.

Auger-Aliassime, Shapovalov, Pospisil et Schnur sont plus ravis l’un que l’autre de profiter d’une semaine où le collectif a préséance sur tout le reste.

« La plupart du temps, tu fais tes petites affaires tout seul, explique Shapovalov. Tu es avec ton entourage, mais tu ne soutiens pas vraiment d’autres joueurs. Quand tu joues en équipe, que ce soit à la Coupe Laver ou ici, les sensations sont complètement différentes. Tu souhaites de bonnes choses aux autres, surtout à la Coupe Davis, quand tu représentes le pays. »

J’ai la chance d’avoir des personnes géniales dans mon équipe. On s’entend tous très bien, et on veut le succès de tout le monde.

Denis Shapovalov

« J’ai joué au tennis universitaire pendant deux ans et demi, et j’adore l’atmosphère et la sensation de jouer pour quelque chose de plus important que soi, ajoute Schnur. Ici, nous représentons le Canada, nous portons ce maillot rouge, nous sentons que nous faisons partie de quelque chose de mémorable. Denis, Félix et Vasek sont des personnes et des joueurs formidables. C’est un honneur. »

Auger-Aliassime prend du mieux

La progression du tennis canadien ces dernières années se reflète dans la composition de l’équipe. Des quatre joueurs, trois ont amélioré leur classement depuis janvier. Et Pospisil, actuellement 149e, aurait probablement fait de même sans les blessures.

« Je me sens très bien physiquement et mentalement, soutient Pospisil. Sur le court, tout se passe bien. Je suis assez relaxe. J’ai eu une meilleure fin de saison que ce à quoi je m’attendais. Ça faisait huit mois que j’étais blessé, et j’ai cru que ça prendrait plus longtemps pour jouer à ce niveau. Mais je suis très content de mes derniers mois. »

Pospisil a remporté deux tournois Challenger ces dernières semaines, dont un avec une victoire en finale contre Schnur. Shapovalov a gagné son premier titre sur le circuit de l’ATP à Stockholm et s’est permis de vaincre Alexander Zverev, Fabio Fognini et Gaël Monfils à Paris. Tout ce beau monde arrive à Madrid avec le vent dans les voiles, même si, dans le cas de Schnur, c’était une surprise attribuable au retrait de Milos Raonic, blessé.

Il est sur le point de frapper la balle en coup droit.

Félix Auger-Aliassime en entraînement avant le premier match de Coupe Davis

Photo : Radio-Canada / Éric Santerre

La seule petite ombre au tableau, s’il faut en trouver une, est la cheville d’Auger-Aliassime. Une blessure l’a éloigné du Masters de Paris-Bercy et des finales de l’ATP nouvelle génération, mais le Québécois a retrouvé le terrain cette semaine.

« Je me sens de plus en plus en confiance avec ma cheville, indique-t-il. Après, pour ce qui est de mes attentes, cette semaine, il faut déjà voir si je serai le choix idéal pour jouer par rapport à d’autres en ce qui a trait à la confiance et à [l’état de] ma cheville aussi. Aujourd’hui [samedi], c’est la journée où je me suis le mieux senti dans les dernières semaines. »

Les Canadiens amorcent leur parcours lundi contre les Italiens. Les Américains sont la troisième équipe de leur groupe, qui s’annonce compliqué.

« C’est un groupe dangereux, difficile, reconnaît Pospisil. Les trois équipes ont de très bons joueurs qui peuvent jouer à un haut niveau. Ce n’est pas un groupe facile, mais il faut simplement jouer le meilleur tennis que nous pouvons, et les résultats suivront. Notre équipe est très forte. Si nous jouons à notre meilleur niveau, nous pouvons gagner. »

(Avec les informations d'Antoine Deshaies)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Tennis

Sports