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Thierry Henry à la barre de l’Impact

Il marche dans l'aéroport, une écharpe de l'Impact autour du cou.

Thierry Henry est arrivé à Montréal en soirée, jeudi.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

« On est un grand club dans une grande ville, il faut commencer à agir comme ça. » C'est cette vision qui est derrière l'embauche, jeudi, de l'icône du soccer Thierry Henry à titre d'entraîneur-chef de l'Impact de Montréal, a confié à Radio-Canada Sports le président de l'équipe, Kevin Gilmore.

Thierry Henry a un contrat de deux ans, assorti d'une année d'option. Il est arrivé à Montréal jeudi soir. Le Bleu-blanc-noir tiendra un point de presse officiel lundi afin de le présenter.

Passé en coup de vent dans l'aéroport montréalais, Henry a tout de même eu le temps de souligner qu'il s'attendait à un grand soutien de la part des partisans.

« Je suis vraiment content, a indiqué Henry. J’ai hâte que ça commence. Il faudra attendre encore un peu, mais je suis vraiment content d’être là. »

Je suis prêt à relever ce défi.

Thierry Henry, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal

L'ancienne gloire de l'équipe de France, avec laquelle il a été champion du monde en 1998, dirigera son premier entraînement à la mi-janvier, lorsque commencera le prochain camp.

« C'est un honneur de devenir entraîneur-chef de l'Impact de Montréal et de revenir en MLS, avait déclaré Henry par communiqué. C'est une ligue que je connais bien, où j'ai passé de très bons moments. Être au Québec, à Montréal, qui a un énorme héritage multiculturel, c'est quelque chose d'extraordinaire. J'ai toujours eu un œil sur ce club et maintenant j'y suis. »

Avec Henry à Montréal , « la ligue devient une ligue de choix, notre club devient un club de choix », estime Gilmore. Sa réputation, combinée à celle du nouveau directeur sportif Olivier Renard, « va nous apporter de très bons joueurs et un club très compétitif », ajoute-t-il.

On prend des gens qui ont une grande renommée, qui ont travaillé dans de grands clubs dans le monde, et on les amène à Montréal.

Kevin Gilmore, président de l'Impact

Ce sont les représentants de Thierry qui ont contacté l'Impact, précise Kevin Gilmore. « Thierry voulait revenir en MLS et Montréal est un club qu’il avait dans sa mire. »

Olivier Renard a passé beaucoup de temps avec lui, et le courant a bien passé entre les deux hommes. « Leurs visions du club étaient parfaitement arrimées », ajoute le président.

Ç'a été clair dès le début que lui, la façon qu’il approchait le soccer comme joueur, il était très compétitif, un leader, quelqu’un qui veut gagner, c’est la même approche qu’il a comme entraîneur. Il vient ici pour avoir du succès, pour emmener un championnat à Montréal.

Kevin Gilmore

Thierry Henry n'a pas formulé de demandes spéciales à propos d'entraîneurs ou de joueurs qu'il aimerait intégrer dans le groupe, précise Kevin Gilmore. Ce travail se fera de concert avec Olivier Renard.

Un nouveau départ à Montréal

Thierry Henry, un ancien attaquant de 42 ans, en sera à une quatrième adresse dans le rôle d’entraîneur. Après des passages avec l'académie du club anglais d’Arsenal en 2015 et en tant qu’adjoint avec l’équipe nationale de Belgique de 2016 à 2018, il a accepté en octobre 2018 le poste d’entraîneur-chef de l’AS Monaco, équipe de première division française avec laquelle il avait fait ses débuts professionnels en 1994.

Il a été congédié en janvier 2019 après n'avoir donné que 5 victoires en 20 matchs aux Monégasques. Il était sans emploi depuis.

À Montréal, il remplace Wilmer Cabrera, qui a assuré l'intérim après le congédiement de Rémi Garde et dont le contrat n'a pas été renouvelé. Il sera le septième entraîneur à diriger l’Impact depuis sa première saison en MLS en 2012.

Il aura l’occasion de relancer sa carrière de technicien après ses débuts ratés à Monaco, où il n’a été en poste que 100 jours.

« Traitez-moi de fou si vous voulez, mais j'adore le football et je crois que je peux être un entraîneur à succès » , a-t-il assuré au mois d'août dans les colonnes du quotidien Daily Telegraph. « J'ai vu certains de mes anciens entraîneurs et ils m'ont dit: "Maintenant tu es un coach, car tu viens d'être viré" », a-t-il ajouté.

Le onze montréalais a fini 9e dans l'Est cette saison et raté les éliminatoires pour une troisième année de suite.

Henry dirigera notamment l'attaquant espagnol Bojan Krkic, son partenaire au FC Barcelone de 2007 à 2010.

Une légende

Meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal avec 228 réussites, toutes compétitions confondues, Thierry Henry y a participé à la conquête de deux titres de la Premier League, de trois Coupes de la Fédération (FA Cup), en plus d’une présence en finale de la Ligue des champions (2006).

Un joueur célèbre un but.

Thierry Henry dans l'uniforme d'Arsenal en décembre 2004

Photo : Getty Images / Phil Cole

Il a remporté ce dernier titre en 2009 alors qu’il jouait pour le FC Barcelone, avec qui il a aussi été champion d’Espagne en 2009 et en 2010.

Il a conclu sa carrière de joueur en MLS, sous le maillot des Red Bulls de New York de 2010 à 2014, avec un excellent bilan de 51 buts en 122 matchs.

Un attaquant tente de s'imposer devant le gardien adverse.

Thierry Henry affronte l'Impact dans l'uniforme des Red Bulls.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Thierry Henry a aussi été finaliste au Ballon d’or en 2003 et 2006 et au titre de joueur mondial de la FIFA en 2003 et 2004.

La carrière de Thierry Henry en chiffres :

  • quatre Coupes du monde (1998, 2002, 2006 et 2010), un titre mondial (1998) et un titre européen (2000) avec la France;
  • meilleur buteur (51) de l’histoire des Bleus, devant Michel Platini (41);
  • meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal (228);
  • deux titres de champion d’Angleterre avec Arsenal (2002 et 2004) et deux autres avec Barcelone (2009 et 2010);
  • 51 buts et 42 passes décisives en 122 matchs de MLS avec les Red Bulls;
  • choisi trois fois dans le Meilleur XI de la MLS et quatre fois pour le match des étoiles.
Un joueur embrasse le trophée de la Coupe du monde.

Thierry Henry a été champion du monde en 1998.

Photo : Getty Images / AFP/Antonio Scorza

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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