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Projet Oregon : Alberto Salazar reconnaît avoir tenu un langage abusif

Chronomètre à la main, il regarde ses athlètes s'entraîner.

Alberto Salazar

Photo : Getty Images / Doug Pensinger

Agence France-Presse

L'ancien entraîneur d'athlétisme Alberto Salazar, suspendu pour quatre ans pour « incitation » au dopage, nie les accusations d'abus ou de discrimination dont il fait l'objet par d'anciens athlètes du Projet Oregon, groupe d'entraînement financé par Nike. Mais il reconnaît cependant un langage « dur » envers plusieurs d'entre eux.

En disgrâce depuis sa suspension dont il vient de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), Salazar est sous le feu des critiques de plusieurs coureurs pour ses méthodes d'entraînement au sein du Projet Oregon, auquel a mis fin l'équipementier américain le 11 octobre.

Ainsi, la semaine passée, l'athlète Mary Cain a révélé au New York Times avoir été victime de sévices physiques et mentaux au sein du groupe en raison du régime imposé par Salazar.

À cause de la pression, celle qui a affirmé avoir songé à se suicider était devenue « de plus en plus mince ». Elle n'avait plus eu de règles pendant trois ans et s'était cassé cinq os à cause d'une ostéoporose.

Dans le sillage de Mary Cain, d'autres anciens coureurs du Projet Oregon, notamment Kara Goucher, Amy Yoder Begley et Jackie Areson, ont critiqué les méthodes d'entraînement de Salazar.

Begley, qui a couru le 10 000 m aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, a tweeté qu'elle était alors considérée comme « trop grosse » et qu'elle « avait le plus gros derrière sur la ligne de départ ».

Du bout des lèvres

Dans un communiqué paru dans le journal Oregonian mardi, Salazar a reconnu avoir utilisé un tel langage, mais a insisté sur le fait que cela faisait partie intégrante de la vie d'un athlète d'élite.

« À l'occasion, j'ai peut-être fait des commentaires insensibles ou durs durant ces années où j'ai aidé mes athlètes à suivre un entraînement intensif », a-t-il déclaré.

« Si un athlète a été blessé par un de mes commentaires, c'était de ma part tout à fait involontaire, et j'en suis désolé. Je conteste toutefois l'idée que n'importe quel athlète ait subi des abus ou une discrimination sexuelle lors de sa participation au Projet Oregon. »

« Peut-être que cela doit changer. En effet, j'ai toujours traité les hommes et les femmes de la même manière à cet égard. Traiter mes athlètes féminines différemment ne serait pas dans leur intérêt personnel », a-t-il conclu.

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