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« On vise la constance et le globe » - Chloé Dufour-Lapointe

De gauche à droite, Chloé, Maxime et Justine Dufour-Lapointe en entrevue à Radio-Canada

Photo : Société Radio-Canada

Philippe Crépeau

La saison de Coupe du monde des bosses, en ski acrobatique, commence le 7 décembre à Ruka, en Finlande. Les sœurs Dufour-Lapointe savourent leurs derniers moments à la maison.

Elles ont présenté mardi au centre-ville de Montréal une nouvelle ligne de vêtements d'hiver pour rester au chaud. C'est dans ce cadre qu'elles ont fait le point sur leur nouvelle saison qui approche à grands pas.

Il y aura huit étapes de Coupe du monde en 2019-2020, dont deux au Canada : à Mont-Tremblant, le 25 janvier, et à Calgary, le 1er février.

Sans Championnats du monde ni Jeux olympiques au calendrier pour ajouter au stress de la saison, Chloé et Justine Dufour-Lapointe visent d'abord et avant tout la constance.

« On est à la fin de notre préparation pour les Coupes du monde, explique Justine à Radio-Canada Sports. On s’est entraînées tout l’été, et on va là où il y a de la neige pour nous entraîner. On a fait notre dernier camp à Zermatt (en Suisse), en octobre, et on part pour la Finlande le 27 novembre. »

« On travaille fort au gym, on fait de la visualisation, c’est primordial pour se mettre dans l’ambiance de la compétition », précise-t-elle.

L'année post-olympique de 2018 a été une grosse étape à passer pour les trois sœurs. La plus grande des trois, Maxime, 30 ans, a décidé d'arrêter la compétition et d'étudier en médecine à l'Université de Montréal.

Chloé a elle aussi pensé arrêter, mais ne l'a pas fait, malgré une saison de Coupe du monde décevante.

« J’ai l’objectif en tête d’aller aux prochains Jeux, mais j’y vais une année à la fois, dit-elle. Ça garde ma flamme allumée, et ça me permet de flexer (adapter) un peu mon plan. Je me dis que cette année, je mise sur ça, et je ferai autre chose l’an prochain. »

Rallumer la flamme

Chloé mise cette saison sur un nouveau saut qu'elle prépare, tout comme sa sœur Justine, depuis deux ans.

Parce que c’est le début d’un nouveau cycle olympique, d’un autre quatre ans, tu peux la perdre cette flamme. On avait besoin de faire les choses différemment. On voulait avoir un nouveau plan, une progression pour réussir à réaliser un saut sur lequel on travaille depuis deux ans.

Chloé Dufour-Lapointe

« On est dans ce processus-là, ça a rallumé la flamme, ajoute-t-elle. Les motivations changent, et cette fois, notre motivation, c’est de réussir le cork 720 (tire-bouchon) désaxé. On veut le faire à toutes les étapes. »

« Cette saison, il n’y a pas de Championnats du monde, pas de Jeux olympiques, rappelle Chloé. Juste des Coupes du monde. Alors nous, on veut aller chercher la constance. On vise le globe de cristal [remis aux champions de la discipline, NDLR], on veut se battre pour. »

Elle se regardent à travers leurs lunettes de ski.

Les soeurs Justine et Chloé Dufour-Lapointe en 2014

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne/Adrian Wyld

Justine et Chloé Dufour-Lapointe roulent leur bosse depuis plusieurs années au plus haut niveau. À 27 ans, Chloé souhaite maintenant se rendre en Chine en 2022 pour ses quatrièmes Jeux, tandis que Justine en sera à ses troisièmes, à 25 ans.

Elles font partie des « anciennes » en Coupe du monde. Elles sauront vite à Ruka le 7 décembre si le globe de cristal est un objectif réaliste.

Il faut se regarder soi-même, voir ses forces et ses faiblesses, et miser là-dessus pour avancer. Tout le monde peut être bon, c’est juste de le montrer le jour J.

Justine Dufour-Lapointe

« Pour le moment, tout est en dedans de nous, dit-elle. On a tellement d’heures de travail, d’entraînement, d’années sur le circuit. Moi, je pense que c’est ma huitième année. Il faut se faire confiance, faire confiance à notre expérience et à tout le travail qu’on a mis derrière. Et on veut juste maintenant s’exprimer, exprimer notre talent. »

« Je me sens à la bonne place »

Quant à Maxime, elle est en deuxième année de médecine. Elle sait qu'elle en a pour plusieurs années avant de pouvoir pratiquer.

La jeune femme de 30 ans fait preuve de beaucoup d'humilité et de courage pour accepter de repartir du bas de l'échelle pour bâtir sa deuxième vie.

« Je me sens à la bonne place en médecine. Ça, c'est sûr. C'est un nouveau domaine que j'apprivoise », mentionne-t-elle.

« Aller aux Jeux, ça m’a pris 12 ans, et je ne serai pas médecin en deux ans, fait-elle remarquer. Je le vois un peu de la même façon. Ça va me prendre une autre dizaine d’années avant d’acquérir une expertise. »

Maxime regrette de ne plus voir autant ses sœurs, et c'est justement pour cela qu'elle a investi temps et énergies à la création d'une ligne de vêtements d'hiver que les trois sœurs ont lancée mardi à Montréal.

« Tissés serrés, c'est à l'image de la famille Dufour-Lapointe », conclut Maxime.

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