•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Alouettes en campagne pour Khari Jones

Khari Jones

Khari Jones

Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Radio-Canada

Comme c’est la tradition, les joueurs des Alouettes sont passés au vestiaire lundi, dès le lendemain du dernier match, pour ramasser leurs affaires avant de rentrer chacun chez soi.

Un texte de Jean St-Onge

Encore un peu sonnés par leur élimination, les hommes de Khari Jones ne se sont pas fait prier pour encenser leur entraîneur-chef et réclamer son retour.

Le contrat de Jones vient à échéance, et plusieurs se demandent si l'administration actuelle a les pouvoirs de lui faire signer une entente à long terme en attendant l'arrivée de nouveaux propriétaires.

Pendant ce temps, deux équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) sont déjà à la recherche d'un nouveau pilote, le Rouge et Noir d'Ottawa et les Lions de la Colombie-Britannique.

Comme Khari Jones habite la région de Vancouver, on s'inquiète de le voir rentrer à la maison.

Tous ont vanté l’approche de Jones, qui a su détendre l’atmosphère, tout en incitant les joueurs à se défoncer.

Le quart-arrière Vernon Adams fils est probablement celui qui a le plus profité de sa présence à la barre de l’équipe.

L’entraîneur-chef a occupé la position de quart pendant plus de neuf saisons dans la LCF, dont cinq comme partant. Il est donc bien placé pour comprendre ce que vit Adams.

Et celui-ci a été clair quand il s’est exprimé au sujet de Jones. « Je veux qu’il revienne. J’espère vraiment qu’il soit de retour pour aider mon jeu à grandir comme quart et comme professionnel. »

Assis devant son casier dans le vestiaire des Alouettes, il regarde son téléphone au lendemain de l'élimination des Alouettes

Vernon Adams fils

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Jeunes joueurs ou vétérans, l’appui pour Khari Jones est venu spontanément.

Comme plusieurs autres, le meneur de la défense, Hénoc Muamba, a déclaré que la décision ne lui appartenait pas, mais que s’il n’en tenait qu’à lui, Jones serait de retour.

« La pression est sur la direction. Il n’y a rien que je peux faire. Il y a 99,9999999999999 % des gars dans ce vestiaire qui veulent le voir revenir, alors… »

Des propos qui rejoignent ceux du centre Kristian Matte. « Je pense que tout le monde a été assez ouvert là-dessus. On veut que Khari soit l’entraîneur à Montréal. »

« J’espère pour lui, j’espère pour les joueurs, j’espère pour tout le monde que les affaires vont avancer d’une bonne façon et très prochainement, j’espère », poursuit Matte.

Bowman prend le temps de réfléchir

Chaque année depuis la saison 2015, quand l’entraîneur Tom Higgins a parlé de date de péremption en commentant le retrait de la formation de John Bowman, on se demande si le vétéran ailier défensif sera de retour pour une autre campagne.

Maintenant âgé de 37 ans et avec 14 saisons de football professionnel derrière la cravate, Bowman a été choisi dans l’équipe d’étoiles de la Division est pour la 10e fois de sa carrière grâce à une récolte de huit sacs, un sommet parmi les Alouettes.

Après le match, il a salué les partisans sur son compte Twitter.

Certains y ont vu un signe que Bowman penchait vers la retraite. Mais avant de prendre une décision, le no 7 veut laisser son corps récupérer et voir comment se présenteront les choses à Montréal.

« Ce n’est pas ma décision complètement. On doit d’abord embaucher des entraîneurs et on doit voir s’ils veulent que je revienne. »

« J’espère que Khari sera de retour, ajoute Bowman. S’il revient et me demande de ne pas me retirer, alors nous aurons certainement cette discussion. »

John Bowman (no 7)

John Bowman (no 7)

Photo : Alouettes de Montreal / Dominick Gravel

Le New-Yorkais d’origine ne croit pas que sa décision soit pressante. « Je ne suis qu’un ailier défensif. Je ne suis pas un quart qui change les matchs ou un receveur. Je joue comme ailier défensif, et c’est tout. »

Une chose est certaine, Bowman a apprécié la camaraderie de la dernière saison.

« Nous nous nous sommes regroupés. J’ai 37 ans et les gars m’ont traité comme si j’étais un frère, pas un oncle ou quelque chose du genre. »

« C’est un groupe très uni. Les gars s’aimaient et s’intéressaient véritablement aux autres et à ce qu’ils faisaient à l’extérieur du football », renchérit Bowman.

Une équipe unie qui semblait avoir du plaisir, voilà l’image que l'édition 2019 des Alouettes aura laissée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Football

Sports