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« Il est temps d'arrêter de nous disputer », lance le capitaine des Springboks pour clore les célébrations

Le capitaine des Springboks d'Afrique du Sud, Siya Kolisi, soulève le trophée des vainqueurs de la Coupe du monde.

Le capitaine des Springboks d'Afrique du Sud, Siya Kolisi, à East London, durant la tournée de célébrations

Photo : Getty Images / Gallo Images

Radio-Canada

Le capitaine des Springboks Siya Kolisi a conclu lundi au Cap la tournée populaire de célébrations des champions de la Coupe du monde par un message favorable à l'unité de l'Afrique du Sud, en crise un quart de siècle après la chute de l'apartheid.

« Je dis qu'il est temps pour nous, Sud-Africains, d'arrêter de nous battre, de nous disputer (...), et de faire avancer ce pays », a lancé Siya Kolisi depuis le parvis de l'hôtel de ville.

C'est en ce même lieu que Nelson Mandela avait prononcé le 11 février 1990 son premier discours d'homme libre, après 27 ans passés dans les prisons du régime raciste blanc.

« Regardez comme nous sommes différents, issus de différentes races, de différents milieux, et nous nous sommes réunis pour l'Afrique du Sud et nous avons réussi », a lancé Siya Kolisi aux milliers de personnes venus acclamer l'équipe.

Vainqueurs de l'Angleterre le 2 novembre en finale de la Coupe du monde disputée au Japon, les joueurs des Springboks ont paradé ces derniers jours à Pretoria, Johannesburg, Soweto, Durban, East London et Port Elizabeth.

Le troisième titre mondial des Springboks a été accueilli dans un grand sentiment de fierté dans le pays, en plein marasme économique et malade de ses inégalités sociales et raciales.

Sous la bannière Plus fort ensemble, le président du pays, Cyril Ramaphosa, a souligné avec insistance la mixité raciale de l'équipe nationale de rugby, très longtemps réservée aux seuls joueurs blancs.

Six joueurs noirs faisaient partie du XV partant de la finale victorieuse contre l'Angleterre à Yokohama.

Siya Kolisi brandit le trophée de la Coupe du monde de rugby à son arrivée à l'aéroport de Johannesburg.

Siya Kolisi à son arrivée à l'aéroport de Johannesburg

Photo : Getty Images / Gallo Images

Né dans un township pauvre de la banlieue de Port-Elizabeth, le troisième ligne Siya Kolisi, 28 ans, est devenu en 2018 le premier capitaine noir de l'histoire des Springboks.

Depuis 10 jours, il est devenu le nouveau symbole de la « nation arc-en-ciel » rêvée, mais jamais concrétisée, par Nelson Mandela.

« Nous sommes très fiers de ce que vous avez fait. Grâce à vous, l'Afrique du Sud s'est souvenue de qui nous sommes », a lancé lundi la présidente noire du Parlement, Thandi Modise, en recevant les Springboks.

« Nous nous sommes permis d'oublier les tensions raciales, les violences faites aux femmes et de nous concentrer sur ce qui fait de l'Afrique du Sud un grand pays », a-t-elle ajouté.

« Nous espérons vous avoir rendus fiers, et vous avoir donné de la force (...); nous sommes une magnifique équipe mélangée, tout comme vous », lui a répondu Siya Kolisi en s'adressant aux députés pour la plupart revêtus du maillot vert et or de l'équipe nationale.

Les Springboks ont également rendu visite lundi à l'ancien archevêque anglican Desmond Tutu, aujourd'hui âgé de 88 ans, qui a reçu le prix Nobel de la paix pour son combat contre l'apartheid.

Avec les informations de Agence France-Presse

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