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chronique

Les défenseurs du CH : cette folle tendance peut-elle durer?

Deux joueurs de hockey célèbrent un but.

Le capitaine du Canadien Shea Weber est félicité par Jonathan Drouin après avoir marqué un de ses buts en première période face aux Kings, samedi soir.

Photo : Reuters / USA Today Sports

Martin Leclerc

BILLET - Qu’est-ce que les défenseurs de l’édition actuelle du Canadien ont en commun avec ceux qui patrouillaient la ligne bleue durant la grande dynastie des années 1970? Ou avec ceux qui ont aidé le CH à remporter la Coupe de 1993?

Si vous avez répondu « rien », vous n’avez probablement pas tort. Sauf que le rythme auquel Shea Weber et sa bande enfilent les buts par le temps qui court commence à piquer la curiosité à travers la LNH.

Les défenseurs du CH ont jusqu’à présent inscrit 13 filets cette saison, ce qui les place au 1er rang de la LNH à égalité avec les défenseurs des Hurricanes de la Caroline et ceux des Predators de Nashville. De l’avis de plusieurs, les Hurricanes et les Predators possèdent les groupes de défenseurs les plus complets de la ligue.

Au rythme où vont les choses (si la tendance se maintenait), les défenseurs du CH inscriraient 63 buts cette saison. Juste pour donner une idée du niveau de difficulté de la chose, les deux derniers groupes de défenseurs montréalais à avoir maintenu un tel niveau étaient justement ceux de la Coupe de 1993 (Éric Desjardins, Mathieu Schneider, Patrice Brisebois, Kevin Haller, Jean-Jacques Daigneault, etc.) et ceux des glorieuses années 1970 (Serge Savard, Guy Lapointe, Larry Robinson et compagnie).

***

Les défenseurs de Claude Julien pourront se vanter d’avoir maintenu cette cadence pendant près d’un quart de saison. Mais il faudrait être extrêmement téméraire pour parier sur leurs chances de continuer à secouer les cordages avec une telle régularité.

Shea Weber, qui a inscrit ses 4e et 5e buts de la saison samedi soir face aux Kings de Los Angeles, est le meilleur buteur parmi les défenseurs de sa génération (ceux qui ont entrepris leur carrière dans les années 2000). Depuis le début de sa carrière, Weber maintient une excellente moyenne de 0,22 but par rencontre, ce qui lui donne une extraordinaire moyenne de 18 buts par tranche de 82 matchs.

Weber maintient jusqu’à présent le rythme d’une saison de 24 buts, le sommet de sa carrière étant de 23, du temps où il portait l’uniforme des Predators. Quelles sont ses chances, à 34 ans, de connaître sa meilleure saison offensive?

Ben Chiarot a déjà 3 buts à sa fiche (rythme d’une campagne de 14 buts), sauf qu’il n’a jamais inscrit plus de 5 filets au cours d’une saison. Même chose pour Victor Mete (qui a déjà signé 3 buts) alors qu’il n’avait jamais marqué lors de ses deux premières saisons dans la LNH.

Les statisticiens ont l’habitude de dire que plus on s’éloigne de la moyenne, plus la correction qui s’en suit est sévère. S’ils ont raison, la production offensive des arrières du CH tombera plus tard à sec.

En ce moment, le seul membre du top 4 dont la production de buts se situe (très légèrement) sous sa moyenne des dernières saisons est Jeff Petry, qui n’a marqué que deux fois. Le défenseur américain a inscrit 12 et 13 buts lors des deux dernières campagnes.

De deux choses l’une : ou bien nous sommes en train d’assister à la naissance, à partir de presque rien, d’un des groupes de défenseurs les plus productifs de la longue histoire du CH; ou bien l’éventuelle correction statistique surviendra et l’attaque du CH (6e de la LNH en ce moment) sera graduellement reléguée dans le deuxième tiers de la ligue.

Le CH est présentement 21e en défense dans la LNH.

***

DANS LE CALEPIN: Pour respecter la limite maximale de 23 joueurs inscrits dans l’alignement, la direction du CH a prolongé le séjour de Jesperi Kotkaniemi sur la liste des blessés au cours des derniers jours. Lundi, il sera intéressant de voir qui sera sacrifié pour faire une place au jeune Finlandais.

Rappelé du club-école de Laval la semaine dernière, le premier choix de 2017 Ryan Poehling ne s’est pas démarqué à ses trois premiers matchs de la saison dans la LNH. Il n’a certainement pas été supérieur à Kotkaniemi. Avant le rappel de Poehling, l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Joël Bouchard, avait déclaré que l’attaquant de 20 ans ne dominait pas dans la Ligue américaine.

On ne peut faire pousser une fleur en tirant dessus, dit l’adage. La décision la plus sage consisterait à retourner Poehling à Laval afin qu’il puisse y poursuivre son développement. Sinon, le CH devra soumettre un vétéran au ballottage.

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