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Le patineur de vitesse Olivier Jean prend sa retraite

Il lève le bras après une course.

Olivier Jean aux Jeux olympiques de Pyeongchang

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Alexandre Coupal

Il patinait depuis 30 ans et sentait que le moment d'arrêter était venu. Olivier Jean annonce officieusement sa retraite.

Celui qui s’est surtout fait connaître en courte piste, mais qui était passé en longue piste il y a quelques années, en fera l’annonce officielle à l’étape de la Coupe du monde de courte piste de Montréal cette fin de semaine.

Après les Jeux de Pyeongchang, où il a pris le 14e rang au départ de masse en longue piste, l’envie de continuer était très forte, du moins à court terme. Mais au fil de la saison 2018-2019, cette envie s’est étiolée. Malgré le plaisir, la motivation hors glace était moins au rendez-vous, a-t-il confié jeudi à Radio-Canada Sports.

J’avais un peu plus le goût de sortir. J’avais un peu moins de facilité à prendre soin de ma diète. Je n’avais pas la même motivation à être impliqué à 100 % pour les performances.

Olivier Jean

En janvier dernier, quand il a raté sa qualification pour les Championnats du monde, l’idée de prendre sa retraite s’est précisée. C’était la première fois depuis la saison 2006-2007 qu’il ratait ce grand rendez-vous.

« Les performances étaient un peu moins bonnes, et c’est sûr qu’il y a un peu moins de plaisir quand les performances ne sont pas là », explique-t-il.

Olivier Jean a connu de beaux succès individuels en courte piste, surtout au 500 m, avec notamment des médailles d’or, d’argent et de bronze aux Championnats du monde, respectivement en 2012, 2011 et 2009.

Au sein d'une redoutable équipe canadienne, il est également monté souvent sur le podium au relais 5000 m, dont la plus haute marche aux Jeux olympiques de Vancouver. Remporter l’or à la maison, avec des coéquipiers qu’il connaissait, dans certains cas depuis plus de 10 ans, constitue d'ailleurs son plus beau souvenir.

« On ne décide pas où les Jeux vont se situer, on n’est pas en contrôle de l’âge qu’on aura quand les Jeux vont être à la maison, tout ça s’apparente à un conte de fées », précise-t-il.

Et quand il regarde derrière, le patineur de Lachenaie de 35 ans admet une certaine satisfaction.

C’est sûr que j’aurais aimé gagner autant de médailles que Michael Phelps [...] J’ai eu des déceptions dans ma carrière, mais je n'ai aucun regret parce que je prends ma retraite avec la profonde certitude que j’ai donné tout ce que je pouvais pour atteindre mon plein potentiel.

Olivier Jean

Au début de l’année, quand l’idée de passer à autre chose a commencé à faire son chemin, il a soupesé ses options pour la suite. Il insiste pour vanter les mérites du programme Plan de match, mis de l’avant par le Comité olympique canadien (COC), qui promeut un mode de vie équilibré et aide les athlètes à préparer leur après-carrière.

C’est grâce à cette initiative qu’il s’est inscrit à la Smith School of Business de l’Université Queen’s, à Kingston, pour y entreprendre une maîtrise en entrepreneuriat et en gestion de l’innovation. Déjà diplômé en kinésiologie, il se voit bien rester dans le sport de haut niveau.

« J’apprends qu’est-ce qu’est le monde des adultes, le monde réel. C’est une année où j’explore. Je travaille sur différents projets pour voir ce qui va me passionner autant que le patinage », confie-t-il pour ouvrir une porte sur son avenir.

Patinage de vitesse

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