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Après l'indifférence, Montréal retombe en amour avec les Alouettes

Les Alouettes de Montréal célèbrent leur qualification pour les matchs éliminatoires

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

Huit finales et cinq Coupes Grey en 11 ans. Puis, plus rien. Les quatre dernières saisons des Alouettes de Montréal ont été particulièrement pénibles avec 51 défaites en 72 matchs.

L'assistance moyenne aux matchs a chuté de 7500 partisans depuis la dernière conquête en 2010.

Il n'est pas facile de passer le flambeau quand une équipe n’a pas participé aux matchs éliminatoires depuis cinq ans et n’a pas atteint la finale depuis neuf ans.

Les Alouettes n’ont plus que trois joueurs qui étaient là lors du dernier match éliminatoire de l’équipe en 2014 : John Bowman, Kristian Matte et Martin Bédard.

Ils sont aussi les survivants de la dernière Coupe Grey montréalaise.

Anthony Calvillo soulève la Coupe Grey sur le podium à l'issue du défilé dans les rues de Montréal

Anthony Calvillo

Photo : The Canadian Press

À ce groupe très sélect, on peut ajouter Luc Brodeur-Jourdain, qui est passé directement du terrain aux lignes de côté quand il a annoncé sa retraite après quelques matchs cette saison pour ensuite devenir adjoint à l’entraîneur de la ligne offensive.

Radio-Canada Sports a réuni Brodeur-Jourdain et un des nouveaux leaders de l’équipe, Hénoc Muamba, pour jaser du « bon vieux temps ».

Ensemble, ils ont regardé des images des défilés de la Coupe Grey dans les rues de Montréal.

Luc Brodeur-Jourdain en est encore très ému.

« Je me souviens du frisson que j'ai ressenti quand je suis monté sur le char allégorique et qu'on tourne sur Sainte-Catherine. », se souvient-il.

« LBJ » montre son bras à Muamba pour lui indiquer qu'il en a encore la chair de poule, presque 10 ans plus tard.

Après avoir gagné la Coupe Grey à ses deux premières saisons avec les Alouettes, il a vécu la descente aux enfers de l’équipe.

Les Montréalais, qui à une certaine époque auraient pu hériter du surnom des Expos, « Nos Z'Amours », ont amorcé une longue traversée vers l’indifférence.

La ville de Montréal est souvent définie comme une ville de hockey et de champions. Non, c'est une ville d'amour. Quand t'aimes… Des fois, t’aimes pas non plus…

Luc Brodeur-Jourdain
Deux hommes regardent une vidéo sur un téléphone intelligent

Hénoc Muamba et Luc Brodeur-Jourdain regardent des images du dernier défilé des champions des Alouettes

Photo : Radio-Canada

En 2019, les partisans ont recommencé à aimer les Alouettes. Timidement, le lien se rebâtit.

Quand, en septembre, l'équipe a effectué la plus imposante remontée de son histoire pour vaincre les Blue Bombers de Winnipeg grâce à trois touchés au quatrième quart, le stade a explosé.

Ils étaient 19 070 spectateurs, la plus grosse foule de la saison, mais faisaient du bruit comme s’ils étaient 50 000.

D'autres meneurs

Parmi les nouveaux leaders de l'équipe, il y a Hénoc Muamba.

Rassembleur, le secondeur étoile a choisi de se joindre aux Alouettes au creux de la vague en 2018.

Né au Congo, il a immigré au Canada à l'âge de 7 ans, à Montréal-Nord.

Les Muamba ne sont demeurés au Québec que quelques années avant de s'installer en Ontario, notamment pour que les enfants apprennent l’anglais.

Aujourd'hui, grâce au football, Hénoc Muamba peut redécouvrir sa ville d'adoption et participer à la relance des Alouettes.

Joueur défensif par excellence au Canada au niveau universitaire, il a été le premier choix des Blue Bombers de Winnipeg et c’est là qu’il a fait connaissance avec les Alouettes.

« Je me rappelle, je jouais contre Luc, je jouais contre Calvillo, ils gagnaient presque tout le temps. Les autres avaient peur de venir à Montréal », relate-t-il.

Ils célèbrent une victoire.

Fabion Foote et Hénoc Muamba

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Contrairement à Luc Brodeur-Jourdain, quintuple champion dans les rangs professionnels et universitaires, Hénoc Muamba n'a jamais gagné de championnat, peu importe le niveau.

À 30 ans, il rêve de monter sur une scène et de soulever la coupe Grey.

(D'après un reportage de Jean-François Poirier, qui sera diffusé vendredi au Téléjournal 18 h)

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