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Début de la deuxième saison des Alouettes

Il donne ses instructions durant une séance d'entraînement.

L'entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Jean St-Onge

« Où est la musique? Allez, ce sont les éliminatoires », a crié l’entraîneur-chef Khari Jones au milieu du terrain.

Jones a réclamé un peu de rythme pour égayer la première séance d’entraînement de la semaine en vue de la demi-finale contre les Eskimos d'Edmonton, dimanche, au stade Percival-Molson.

Après avoir vaincu le Rouge et Noir vendredi à Ottawa, les joueurs des Alouettes ont obtenu deux jours de congé.

Lundi, ils entraient au travail pour revoir le dernier match de la saison et simplement se délier les jambes sur le terrain d’entraînement.

« Je voulais briser le rythme. Un entraînement aujourd’hui, congé demain et, par la suite, une semaine normale. J’ai l’impression que si on essaie de trop en faire, ça ne rentre plus », a expliqué Jones

Au cours des deux dernières semaines de la saison, il a accordé des congés à plusieurs joueurs importants et ça semble avoir porté ses fruits puisque la plupart des blessés étaient de retour lundi.

Seulement deux partants possibles étaient absents, soit le maraudeur Bo Lokombo et le receveur Devier Posey.

L’absence de Lokombo n’était pas reliée à une blessure, mais bien à la naissance de son fils dimanche.

Pour ce qui est de Posey, son cas est encore douteux pour la demi-finale, car il a raté les deux dernières rencontres en raison d’une blessure au bas du corps.

Crescendo d’intensité

À la fin d’une courte période de répétition des jeux de base et de positionnement des unités spéciales, les joueurs ont eu droit à un petit test d’endurance, gracieuseté du préparateur physique Andrew Lissade.

Même si plusieurs étaient à bout de souffle, Patrick Levels a trouvé le moyen de se faire entendre. D’un bout à l’autre du terrain, on l’entendait défier ses coéquipiers et parler de matchs sans lendemain.

Que ce soit avec le Rouge et Or de l’Université Laval ou avec les Blue Bombers de Winnipeg, le centre arrière Christophe Normand est un habitué des matchs éliminatoires.

S’il s'adresse à un novice des éliminatoires, il lui parlera d’intensité et de concentration.

« C’est sûr que l’intensité monte d’un cran. Il faut prendre soin des détails et Khari a bien fait de nous rappeler qu’en revanche, il faut rester nous-mêmes », a-t-il dit.

Le vétéran John Bowman ne croit pas qu’on doive trop changer la recette quand arrivent les matchs éliminatoires.

« Si tu joues tous les matchs comme si c’était ton dernier, celui-ci n’est pas différent, a-t-il fait valoir. J’ai joué mon premier match préparatoire comme si c’était mon dernier et je vais jouer celui-là avec autant d’ardeur, car tu ne sais jamais ce qui peut arriver. »

« Tu ne peux pas avoir peur de perdre, a-t-il poursuivi. Tu dois attaquer le match ouvert d’esprit et avec optimisme. Tu t’en vas là avec l’objectif de bien exécuter ce que tu as à faire et le résultat va venir. »

John Bowman est un des trois seuls joueurs de l’édition actuelle des Alouettes à avoir porté l’uniforme montréalais lors de matchs éliminatoires.

Les autres sont le spécialiste des longues remises Martin Bédard et le joueur de ligne offensive Kristian Matte.

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