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Joannie Rochette et Patrick Chan ambassadeurs des mondiaux de Montréal

Vêtus d'un t-shirt aux couleurs de l'événement, ils parlent devant le public.

Patrick Chan et Joannie Rochette

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Michel Chabot

Joannie Rochette et Patrick Chan ont été nommés lundi les ambassadeurs des Championnats du monde de patinage artistique à Montréal, du 16 au 22 mars 2020.

Rochette, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Vancouver, est très enthousiaste que la métropole québécoise accueille les mondiaux pour la première fois en 88 ans.

« C’est énorme d’avoir une compétition d’une telle envergure, ici à Montréal, a-t-elle dit. En tant qu’athlète, c’est le rêve de pouvoir participer à une compétition comme celle-là, à la maison. Je suis un peu jalouse, j’aurais aimé pouvoir le vivre durant ma carrière, surtout à Montréal.

« J’ai eu la chance de faire plusieurs spectacles de Stars on Ice ici et chaque fois qu’on arrivait, tous les athlètes de la tournée trouvaient que la foule de Montréal était la plus bruyante. C’est vraiment une belle foule. »

« C’est l’un des plus grands honneurs de représenter ton pays, dans ton propre pays, a pour sa part déclaré Chan, médaillé d'argent aux Jeux de Sotchi. C’est une expérience unique. Tu as le soutien de tout l’auditoire canadien. Et nous sommes très passionnés du patin, nous au Canada. »

La pression, un avantage

Patrick Chan, qui a remporté le troisième de ses trois titres mondiaux de suite en 2013 à London, en Ontario, croit toutefois que patiner devant une foule partisane peut être une arme à double tranchant. Mais il estime qu'avec une bonne préparation, cette arme peut être favorable aux patineurs canadiens. Quelle a été sa recette personnelle pour connaître du succès devant les siens? La réponse vient spontanément.

« Avec l’expérience et un bon plan, mentalement et physiquement, et un bon entraînement, explique Chan. Tu peux penser que c’est de la pression de faire une compétition au Canada, mais si tu es capable de l’apprivoiser, ça peut vraiment devenir un avantage. »

Joannie Rochette constate que le patinage artistique a beaucoup évolué depuis qu’elle a raccroché ses patins, il y a neuf ans. Les athlètes sont de plus en plus jeunes, particulièrement du côté féminin, et leurs exploits de plus en plus phénoménaux.

C’est un autre sport. En 10 ans, ç’a tellement évolué. Premièrement, les hommes sont arrivés avec des quadruples lutz, ce qu’on pensait impossible. Et là, les filles qui arrivent avec trois quadruples sauts par programme… Avant, les filles ne réussissaient pas de quadruples sauts. Je n’en faisais même pas à l’entraînement. En même temps, c’est plaisant de voir ça, de les voir pousser l’enveloppe technique. Mais il faut faire attention de garder notre sport "artistique".

Joannie Rochette

Retraité depuis 2016, Chan patine maintenant chez les professionnels. On le verra bientôt à Montréal et à Québec dans le cadre de la tournée Rock the Rink avec Tessa Virtue et Scott Moir, notamment. Il garde toujours un oeil sur son sport et observe lui aussi qu'il se transforme.

On voit, surtout biologiquement, que ça change. Les hommes et les femmes commencent à maigrir et tout le monde est plus petit. C’est presque comme en gymnastique. Au plus haut point de ma carrière, je faisais deux quadruples sauts dans mon programme. Maintenant, ils en font au moins quatre et même cinq. Ça évolue d’une manière très rapide.

Patrick Chan

Selon Rochette, 33 ans, la relève est prometteuse au Canada, deux ans à peine après les derniers Jeux de Pyeongchang.

« On a un bon centre d’entraînement ici à Montréal, avec Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon qui font de l’excellent travail, soutient-elle. On a plein de bons couples québécois. En couple, on a Charlie Bilodeau et Lubov Ilyushechkina. On a Kirsten Moore-Towers et son nouveau partenaire, Michael Marinaro. Ils sont vraiment incroyables. Donc, je pense qu’on a une belle profondeur, chez les gars et les filles aussi. Mais c’est sûr qu’après chaque cycle olympique, il y a toujours un petit vide qui est laissé par les athlètes qui sont au sommet. Mais ce vide-là s’est bien comblé. »

Un défi d'organisation

Une cinquantaine de personnes travaillent au sein de l'organisation des mondiaux de patinage artistique. Ils seront épaulés par 400 bénévoles pour que tout se déroule adéquatement.

« Un des grands défis, c’est de transformer le Centre Bell, qui est un aréna de hockey, en aréna de patinage artistique, dit Benoit Girardin, directeur général de l'événement. Il faut créer la section Kiss and Cry, là où les athlètes reçoivent le bon ou le mauvais résultat, le panel des juges et positionner une douzaine de caméras. C’est un défi de première heure. »

Les quatre grands hôtels autour du Centre Bell sont déjà pleins, selon M. Girardin, qui s'emballe devant le rythme avec lequel les billets partent.

« En mai, les billets tous événements, dont les prix varient entre 800 et 2000 $, ont tous été vendus, affirme le DG. Les billets journaliers ont été mis en vente en septembre et s’écoulent très bien. On a presque atteint notre objectif en termes de revenus. »

Des sièges supplémentaires pourraient s’ajouter aux quelque 8000 places prévues pour accueillir les spectateurs.

Les Championnats du monde, qui comptent annuellement 200 athlètes de 50 pays, pourraient attirer 400 millions de téléspectateurs partout dans le monde.

Vous pourrez suivre toutes les compétitions sur ICI TÉLÉ et sur le site web des sports de Radio-Canada.

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