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chronique

LNH : cette saison sera-t-elle la bonne pour une équipe canadienne?

Les logos des équipes canadiennes superposés sur une image du repêchage.

Où en sont les sept équipes canadiennes de la LNH?

Photo : Getty Images

Michael Roy

La dernière Coupe Stanley remportée par une équipe canadienne remonte à 1993. Le Canadien de Montréal avait alors défait les Kings de Los Angeles dans un Forum en liesse.

La saison 2019-2020 sera-t-elle celle de la rédemption pour les amateurs de hockey du pays?

Jetons un coup d’oeil sur le début de saison des sept équipes canadiennes, avant les matchs de samedi.

Oilers d’Edmonton : le retour d’une défense disparue depuis des lunes

Des joueurs des Oilers célèbre un but. En arrière-plan, des partisans en liesse.

Les Oilers misent sur une attaque dévastatrice et sur un jeu défensif efficace.

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Après 14 matchs cette saison, les Oilers roulent à un train d’enfer. Ils flirtent avec le sommet du classement de l’Association de l’Ouest. Il serait facile d’attribuer tous leurs succès au prolifique duo Connor McDavid et Leon Draisaitl qui totalise 48 points.

C’est toutefois en défense que les Oilers se démarquent. Ils ont accordé 2,57 buts en moyenne depuis le début de la saison, le 8e rendement de toute la ligue.

Lors des 12 dernières saisons de 82 matchs [en excluant le lock-out de 2012], les Oilers ont été dans les neuf pires équipes de la ligue à ce chapitre, à l'exception de la saison 2016-2017. Ce n’est pas une coïncidence s’il s’agit de la seule année où ils ont participé aux séries éliminatoires depuis leur épopée en finale de la Coupe Stanley contre les Hurricanes en 2006.

Le nouvel entraîneur Dave Tippett semble avoir resserré cette défense beaucoup trop poreuse au cours des dernières années.

Le brio des gardiens Mikko Koskinen et Mike Smith n’est pas non plus étranger à ce revirement de situation à Edmonton.


Canucks de Vancouver : la plus sous-estimée des équipes canadiennes

Il serre le poing pour célébrer un but inscrit contre les Red Wings.

Le capitaine des Canucks Bo Horvat

Photo : Associated Press / Paul Sancya

Peu d’observateurs voyaient les Canucks de Vancouver dans les séries éliminatoires à la fin de la saison, soyons francs.

Ils n’ont perdu que trois matchs en temps réglementaire avant les matchs de samedi et le trio formé de J.T. Miller, Elias Pettersson et Brock Boeser est l’un des meilleurs de la ligue depuis le début de la saison.

De plus, le talentueux défenseur de deuxième année Quinn Hugues s’impose déjà comme l’un des quarts-arrières par excellence dans la ligue. Il est dans les meneurs pour les points chez les défenseurs en avantage numérique. Il s’est blessé à la cheville il y a quelques jours, il faudra surveiller son état de santé.

Vancouver est l’une des plus jeunes équipes de la LNH, il ne serait donc pas surprenant de les voir connaître des moments difficiles en cours de saison. S’ils les évitent, ils pourraient très bien être des éliminatoires.


Canadien de Montréal : la profondeur de l’attaque

Ils s'enlacent.

Des joueurs du Canadien après un but

Photo : Getty Images / Ethan Miller

Privés de séries éliminatoires par trois petits points la saison dernière, les joueurs du Canadien connaissent plus que quiconque l’importance de chaque victoire.

Le Tricolore présente la troisième moyenne de buts par match. Son secret : la profondeur de l’attaque.

Avant le match de samedi face aux Stars de Dallas, aucun patineur du CH ne se trouve parmi les 40 meilleurs pointeurs de la LNH. Notons aussi que quelques points seulement séparent les huit premiers pointeurs de l'équipe. Ceci explique cela.

L’avantage numérique, anémique au cours des dernières années, a retrouvé de son lustre.

Malgré une amélioration au cours des derniers matchs, Montréal présente l’un des pires désavantages numériques de la ligue. Pour participer aux séries éliminatoires, cet aspect du jeu devra être corrigé rapidement.

Le Canadien fait partie de la division la plus compétitive, il lui faudra absolument éviter les séquences de défaites, beaucoup trop présentes dans le passé, s’il compte jouer au hockey à la fin du mois d’avril.


Flames de Calgary : répondre aux attentes élevées

Un joueur célèbre sur la glace alors qu'il vient d'inscrire un but.

Les partisans et les joueurs des Flames ont de grandes attentes envers leur équipe cette année.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Les Flames ont représenté la plus belle surprise dans la LNH l’an dernier. Ils ont terminé au 2e rang du classement général. C'était leur meilleure saison en 30 ans!

Bien qu’ils aient été éliminés en cinq petits matchs par l’Avalanche du Colorado, leurs résultats en saison plaçaient la barre bien haut pour 2019-2020.

Les Flames ne sont pas mauvais depuis le début de la saison, mais manquent grandement de constance, un mot bien à la mode dans le hockey.

Les hommes de Bill Peters ne sont pas encore parvenus à connaître plusieurs bons matchs consécutifs. Ils ont remporté deux matchs de suite qu'une seule fois depuis le début du calendrier.

Avant le duel de samedi contre les Blues Jackets, le deuxième duo de défenseurs formé de Travis Hamonic et Noah Hanifin présentait un différentiel cumulé de -14.

Les Flames possèdent une attaque dévastatrice, attendez-vous à les revoir dans les séries une fois la machine bien huilée.


Maple Leafs de Toronto : un gardien dans la salle?

David Pastrnak (à droite) réussit à battre le gardien Frederik Andersen.

Les gardiens des Maple Leafs connaissent des difficultés depuis le début de la saison.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Une évidence : les Maple Leafs de Toronto peuvent marquer des buts. Beaucoup de buts.

Un des problèmes depuis le début de la saison à Toronto, c’est que leurs gardiens de but n’arrêtent pas la rondelle! Leur numéro un Frederik Andersen présente un taux d’efficacité de ,901. Il est 38e dans la ligue à ce chapitre.

Son second, Michael Hutchinson, accorde en moyenne 4,26 buts par match. Son pourcentage d’arrêt n’est guère mieux, 48e dans la ligue à 88,5 %.

La saison est encore jeune, certes, mais si les séries éliminatoires s’amorçaient samedi, les Leafs n’y seraient pas.

Il y a sept nouveaux joueurs dans la formation à Toronto cette année, il faudra donc laisser un peu de temps pour que la fameuse chimie s’installe.

La plus grosse masse salariale de toute la ligue doit répondre aux attentes. Auston Matthews a reconnu récemment que les Leafs doivent être meilleurs. La marmite bout déjà à Toronto.


Jets de Winnipeg : reconstruire une défense ravagée

Un joueur tente de bloquer un tir.

Les Jets de Winnipeg ont perdu plusieurs joueurs importants en défense au cours des derniers mois.

Photo : Associated Press / Tony Avelar

Au cours de la saison morte, les Jets de Winnipeg ont perdu leurs trois meilleurs défenseurs : Jacob Trouba a signé un contrat avec les Rangers, Tyler Myers un avec les Canucks et Dustin Byfuglien a déserté l’équipe pour des raisons personnelles. De plus, Nathan Beaulieu est blessé et n’a pas joué un seul match cette saison.

Ceux qui ont pris la place de ces quatre défenseurs comptaient 355 matchs d’expérience au total dans la LNH avant la rencontre de samedi soir.

Il ne faut pas chercher plus longtemps à savoir pourquoi les Jets présentent des carences en défense. De plus, leur désavantage numérique est l’un des pires de la ligue.

Malgré tout, les Jets gardent la tête hors de l’eau et ont jusqu’à maintenant une fiche de ,500.

Mis à part un ou deux matchs cette saison, leur gardien numéro un Connor Hellebuyck est sensationnel et permet aux Jets de gagner leur part de match.

Ils se battront jusqu’à la ligne d’arrivée, mais les Jets ont un espoir, si mince soit-il, d’être des séries éliminatoires.


Sénateurs d’Ottawa : le meilleur est à venir…

Les joueurs sont assis au banc de l'équipe. Derrière, l'entraîneur donne des directives.

Les Sénateurs d'Ottawa connaissent et connaîtront des moments difficiles cette saison.

Photo : Associated Press / Sam Hodde

Les Sénateurs d’Ottawa sont à la hauteur des attentes depuis le début de la saison. Avant leur match de samedi à Boston, ils étaient bon derniers dans toute la Ligue nationale.

Leur attaque est anémique. Leur total de buts depuis le début de la saison : 29. C’est autant que trois joueurs des Oilers réunis (Leon Draisaitl, James Neal et Connor McDavid).

Ils n’ont marqué que deux buts en avantage numérique depuis le début de la saison. D - E - U - X!

L’hiver sera long et froid à Ottawa. Les partisans des Sénateurs salivent déjà à l’idée de voir le jeune Alexis Lafrenière dans la capitale fédérale l’an prochain.

Ils auront probablement les meilleures probabilités lorsque sera effectuée la loterie pour le repêchage en 2020.

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