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Les Carabins et le Rouge et Or pour une 7e fois de suite à la Coupe Dunsmore

Il est poursuivi par ses adversaires.

Frédéric Paquette-Perrault (no 16)

Photo : Carabins de Montréal

Félix St-Aubin

MONTRÉAL - Les certitudes en ce monde se dénombrent au compte-gouttes : la mort, les impôts et une finale de la Coupe Dunsmore opposant les Carabins au Rouge et Or.

Les demi-finales provinciales ont donné droit samedi à deux victoires sans équivoque. Deux matchs où les ténors ont consumé les visiteurs dans leur château fort.

L’Université de Montréal (UdeM) a écarté de son chemin l’Université McGill par un pointage de 39-6 au CEPSUM, tandis que l’Université Laval a repoussé l’Université Condordia par la marque de 40-8 au stade Telus.

La suprématie au football universitaire québécois sera donc disputée entre les Bleus et les Rouges pour une septième année d’affilée. Les triples champions en titre seront les hôtes du match décisif à Québec en raison de leur mainmise sur le sommet du classement général en saison.

Des éclopés dans le champ arrière

C’est sans les services du porteur de ballon Ryth-Jean Giraud, qui a unanimement été nommé dans l’équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec, que les Carabins ont entamé le calendrier éliminatoire.

L’UdeM n’a nullement modifié son approche en attaque, même si le fer-de-lance du bataillon était à l’écart du jeu. La profondeur du champ arrière a été mise à contribution, et spécialement lorsque le partant Kévin Dubois est tombé au combat à la fin du deuxième quart en raison d’une blessure à un genou.

Il pose les genoux au sol et pointe le ciel après avoir marqué un touché.

Kévin Dubois (no 22)

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

Pendant que l’unité offensive peinait à se mettre en marche, son pendant défensif s’est dressé dans le premier tiers de la rencontre avec deux revirements. Le second, soit une interception réalisée par le demi de coin Jean-Sébastien Bélisle, a fouetté la troupe de l’entraîneur-chef Danny Maciocia.

À partir de ce moment, l’attaque a été galvanisée et a ultimement enregistré son match le plus productif de l’année. Les quatre touchés offensifs inscrits à la feuille de pointage n’ont pas leur égal dans le camp montréalais cette saison.

« Ça m’inspire parce que justement, ça arrive à un bon moment. On a besoin que les trois facettes du jeu jouent bien pour aller gagner une Coupe Dunsmore, indique Maciocia. On ne peut pas se permettre de se présenter au stade Telus en se disant qu’on va l’emporter avec deux des trois facettes. C’est impossible! »

Paquette-Perrault fait le nécessaire

Le quart-arrière Frédéric Paquette-Perrault, un transfuge de l’Université McGill, a immédiatement pris les choses en main contre l’équipe qui lui a offert sa première chance en 2016. 

D’abord une course de 9 verges, puis une autre de 2 verges et finalement une longue passe de 38 verges en direction du receveur Danny Debrosse-Smith pour le majeur et démarrer les compteurs.

« Après cette interception, on a senti une vague derrière nos joueurs. On est sortis plus fort après ça, avec une bonne bouffée d’énergie. Il y a eu un touché tout juste après, ça nous a motivés », commente Bélisle, l’auteur de ladite interception.

En défense, on se doit de faire des interceptions, des revirements, pour aider notre attaque qui, parfois, peut avoir de la difficulté ou juste stagner.

Jean-Sébastien Bélisle, demi de coin des Carabins de l'UdeM

Paquette-Perrault n’avait pas rejoint la zone des buts avec son bras sous les couleurs des Carabins lorsqu’il a été appelé à remplacer son homologue Dimitri Morand à Sherbrooke et quand il a obtenu le départ à Québec.

Loin des terrains de football en 2018, l’imposant pivot devait puiser dans ses souvenirs pour se remémorer son dernier relais payant. Un peu moins de 26 mois se sont écoulés entre les deux passes de touché.

L’attaque montréalaise a renoué avec la terre promise sur la séquence suivante. Paquette-Perrault a ouvert la voie au majeur de son coéquipier Kévin Dubois, avant que sa rencontre ne prenne fin abruptement. Il a franchi pas moins de 60 verges grâce à ses jambes, avant de remettre le ballon au porteur, qui a rallié les 9 verges restantes.

Il est couché au sol sur le dos.

Frédéric Paquette-Perrault (no 16)

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

« Je sais qu’on va me niaiser », a répété Paquette-Perrault deux fois plutôt qu’une le sourire fendu jusqu’aux oreilles, concédant qu’il avait manqué de carburant dans le réservoir.

Reda Malki, l’un des six joueurs à avoir effectué au moins deux portées, y compris le demi inséré Carl Chabot et le joueur de ligne défensive Bertrand Beaulieu, a plus tard marqué le troisième touché des locaux à la suite d’une course d’une verge. 

Le receveur Antoine Chabot a complété l’équation dans les derniers instants de l’affrontement lorsqu’il a attrapé une courte passe de six verges du substitut Dimitri Morand.

Malgré tout, Paquette-Perrault considère que les Carabins ne se sont pas encore présentés sous leur meilleur d’un point de vue offensif.

Ça a peut-être débloqué certaines choses, mais encore une fois, on a fait beaucoup trop d’erreurs qu’on devra travailler pendant la [prochaine] semaine parce qu’on s’en va à l’Université Laval, et on sait qu’ils seront prêts.

Frédéric Paquette-Perrault, quart-arrière des Carabins de l'UdeM

La défense retrouve son rythme

La timide réplique des visiteurs est survenue lorsque le pointage était de 31-0 en leur défaveur. Le receveur Nicolas Baillargeon a capté l’offrande du quart Jacob Samuels sur 23 verges pour priver les Bleus d’un premier blanchissage cette année.

L’unité a affiché son étanchéité habituelle en ne laissant que des miettes à l’Université McGill : 10 plaqués pour des pertes de terrain, dont 7 sacs. Elle a d’autant plus obtenu une interception et a recouvré un ballon échappé, ce qu’elle n’avait pas été en mesure de réussir lors des deux précédents duels.

Il présente la ceinture des revirements aux supporteurs des Carabins.

Jean-Philippe Lévesque (no 45)

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

« C’est énorme, c’est qui nous sommes. Ça fait partie de notre identité d’aller chercher des ballons, de donner [...] un terrain réduit à notre attaque. C’est très important, et c’est sûr qu’en faisant ça, ça augmente tes chances de [remporter la] victoire », explique Maciocia.

« On voulait sortir fort de cette partie pour prouver à tout le monde qu’on est [toujours] la même défense, enchaîne Jean-Sébastien Bélisle. En montrant qu’on est capables de faire des sacs et d’arrêter le jeu aérien, ainsi que la course, je pense qu’on démontre qu’on n’a pas perdu ce qu’on avait et que ce n’était qu’une erreur de parcours. »

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