•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Comment assurer la sécurité du plus gros marathon du monde?

Ils s'élancent.

Des coureurs au départ du marathon de New York en 2018

Photo : Getty Images / DON EMMERT

Antoine Deshaies

Le marathon de Boston est sans doute le plus prestigieux. Celui de Berlin est le plus rapide. Le marathon de New York, lui, est le plus gros, tout juste devant celui de Paris.

L’an dernier, 52 813 coureurs ont rallié l’arrivée au bout des 42,2 kilomètres dans la Big Apple. Ce dimanche, les organisateurs estiment qu’ils seront plus de 53 000 à conclure le parcours à Central Park, quelques heures après être partis de Staten Island.

En plus des coureurs, on attend plus d’un million de spectateurs tout au long du parcours. L’organisation doit être rodée au quart de tour.

« Il n’y a pas une autre ville dans le monde qui essaie de faire un aussi gros événement, affirme le directeur de la course Jim Heim, joint par Radio-Canada Sports. New York a tellement de ressources et l'on doit s’en servir. »

Ils courent sous une structure métallique.

Le peloton des meneurs au marathon de New York en 2018

Photo : Getty Images / Sarah Stier

Le marathon de New York, contrairement à celui de Montréal, est géré par un organisme à but non lucratif nommé New York Road Runners. Plus de 220 personnes y sont employées à temps plein. L’organisme présente une cinquantaine d’événements de course chaque année.

En moyenne, 5000 coureurs participent chaque semaine aux événements organisés par New York Road Runners. Des athlètes dont on doit assurer la sécurité. Le Service de police de New York (NYPD) s’assure de l’étanchéité du parcours et ferme les rues en conséquence.

Sur le plan médical, c’est l’organisation du marathon qui gère le dossier.

« On estime qu’en moyenne, de 10 à 12 % des marathoniens auront besoin d’assistance médicale pendant ou après la course, avance Jim Heim. À partir de ces prévisions, on échafaude un plan de couverture pour traiter environ 5000 coureurs. La plupart du temps, il s’agit de blessures légères, mais ça peut aller jusqu’à des arrêts cardiaques. On doit être prêts à tout. »

Ainsi, le marathon de New York comptera sur une équipe de plus de 1500 professionnels de la santé. Seuls les responsables du déploiement sont rémunérés, les autres sont tous bénévoles.

Enveloppée d'une couverture, elle marche avec l'aide d'un bénévole.

Une coureuse du marathon de New York reçoit de l'aide de l'équipe médicale à l'arrivée.

Photo : Getty Images / Eduardo Munoz Alvarez

Il y aura pas moins de 37 stations d’aide médicale, dont 8 à l’arrivée. C’est là que la plupart des blessés seront traités.

« On peut aussi compter sur des équipes à vélo qui se promènent tout au long du parcours pour voir si tout va bien pour les coureurs, explique le directeur de course. À tous les deux coins de rue, on poste aussi un bénévole dont la principale mission est de repérer les coureurs qui pourraient avoir besoin d’aide. »

L’organisation met également 57 ambulances privées à la disposition du Service des incendies de New York. Le NYFD opère aussi les siennes. Il y a une étroite collaboration entre le marathon et les services d’urgence.

Une année 2008 tragique

Le marathon de New York a été présenté pour la toute première fois en 1970. Cette année-là, le parcours se limitait à Central Park. Des 127 participants inscrits, à peine 55 ont parcouru la distance.

Il a été présenté chaque année depuis, sauf en 2012. Cette année-là, le marathon a été annulé moins de deux jours avant le départ en raison des dégâts causés par l’ouragan Sandy quelques jours plus tôt.

L’événement a toutefois été endeuillé en 2008 par le décès de trois coureurs. Un premier participant s’est effondré sur le parcours, tandis que les deux autres sont décédés après l’épreuve. Les trois sont morts en raison d’une crise cardiaque.

« La plupart du temps, quand un coureur est victime de problèmes cardiaques lors d’un marathon, c’est souvent quelqu’un qui ne savait pas qu’il souffrait de ce type de maladie », analyse Jim Heim.

Le défibrillateur est l’outil par excellence pour limiter les risques de décès liés aux problèmes cardiaques. Il y en aura plus de 200 sur le parcours du marathon de New York dimanche.

« En cas de besoin, on veut que nos défibrillateurs arrivent au coureur dans le besoin en moins de trois minutes, confie le directeur de course. On touche du bois parce que les décès sont rares malgré la taille de notre peloton, mais parfois ils sont inévitables. »

Cela dit, un arrêt cardiaque peut arriver à tout moment, même en marchant dans la rue un matin de semaine.

Le marathon de New York ne fait pas de vérification sur l’état de santé des participants au moment de l’inscription. Comme partout ailleurs, c’est au coureur de se préparer en conséquence et de s’assurer de sa bonne santé avant de prendre le départ.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Athlétisme

Sports