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chronique

Les surdoués de la LNH en désavantage numérique... et le Canadien

Un joueur se prépare à une mise en jeu.

Paul Byron est le meilleur attaquant du Canadien en désavantage numérique depuis la saison 2017-2018

Photo : Getty Images / Jana Chytilova/Freestyle Photo

Martin Leclerc

Il a beaucoup été question de l’inefficacité de l’unité de désavantage numérique du Canadien au cours des dernières semaines. Dans cette perspective, les joueurs et les entraîneurs du CH devraient peut-être prendre des notes, mercredi soir, lorsqu’ils affronteront les Coyotes de l’Arizona.

Les Coyotes comptent sur l’ailier Michael Grabner et le centre Brad Richardson, qui sont les joueurs les plus doués de la LNH en désavantage numérique. Et comme le jeune DG des Coyotes John Chayka est féru de statistiques avancées, la présence de ces deux joueurs au sein de son équipe n’est certainement pas le fruit du hasard.

Depuis le début de la saison 2017-2018, 61 attaquants de la LNH ont été utilisés pendant 270 minutes ou plus par leur entraîneur en désavantage numérique. En moyenne, ces joueurs (les plus fiables de leur équipe en défense) se sont retrouvés sur la patinoire pour un but de l’adversaire toutes les 8,49 minutes.

Grabner (1 but par 14,95 minutes de jeu) et Richardson (1 but/13,35 minutes) sont tout simplement dans une autre catégorie. Ils surpassent la moyenne de la LNH, respectivement, par des marges de 76,01 % et 57,24 %. Ils sont en quelque sorte les Connor McDavid et Alex Ovechkin du désavantage numérique.

Il faut souligner que même s’ils ont porté les couleurs de nombreuses équipes depuis leurs débuts dans la LNH (6 pour Grabner et 4 pour Richardson), ces deux joueurs surpassent nettement la moyenne de la LNH depuis le début des années 2010 en infériorité numérique. Ils possèdent un talent que d’autres n’ont tout simplement pas.

Grabner est âgé de 32 ans. Ennuyé par des blessures, il a disputé seulement 41 matchs la saison dernière, mais il a inscrit 27 buts en 2017-2018. Embauché à titre de joueur autonome le 1er juillet 2018, l’attaquant autrichien touche 3,5 millions par saison. Ne serait-ce que pour l’excellence de son jeu en défense, cet argent serait déjà considéré comme bien investi. Quant à Richardson, il est âgé de 34 ans et son salaire s’élève à 1,25 million. Chayka obtient un excellent retour sur ces deux investissements.

Un joueur patine avec la rondelle.

Michael Grabner, as des Coyotes en désavantage numérique

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Malgré leurs déboires des deux dernières saisons (récoltes de 70 et 86 points), les Coyotes misent depuis l’automne 2017 sur la troisième unité de désavantage numérique de la LNH (82 % d’efficacité). Ils n’ont accordé que 81 buts en désavantage numérique depuis octobre 2017 (au 2e rang de la LNH) contre 116 pour le CH (31e et dernier rang).

Et cette saison, la qualité de leur jeu défensif annonce qu’ils lutteront pour une place en séries éliminatoires. Ils figurent au 2e rang de la LNH en défense avec une moyenne de 2,18 buts accordés par match, derrière les Bruins de Boston.


Voici la liste des 20 attaquants les plus efficaces de la LNH en désavantage numérique depuis le début de la saison 2017-2018 (270 minutes ou plus).

Au bas de ce tableau apparaissent les performances durant la même période des attaquants du CH les plus utilisés en désavantage par Claude Julien.

Remarques : En 2017-2018, le Tricolore a connu la pire saison de son histoire en désavantage numérique avec un taux de réussite de seulement 74,1 %. Malgré cette hécatombe, Paul Byron avait brillé en maintenant un exceptionnel taux (but/minutes de jeu) de 10,79 comparativement à 6,0 pour Phillip Danault et 5,95 pour Artturi Lehkonen.

Ce large échantillon, couvrant le début de la saison 2017-2018 jusqu’à aujourd’hui, laisse croire que le temps de jeu de Byron devrait être rajusté à la hausse en désavantage numérique. Celui de Joel Armia aussi, d’ailleurs. La saison dernière, durant laquelle il n’a disputé que 57 matchs, Armia avait maintenu un ratio d’efficacité de 1 but/11,1 minutes de jeu.

Byron est le quatrième attaquant du Canadien pour son temps d'utilisation à court d’un homme cette saison (derrière Danault, Lehkonen et Thompson), tandis qu’Armia n’a joué que 9min21sec en désavantage, soit la moitié moins que Byron.


Voici la liste des 20 défenseurs les plus efficaces de la LNH en désavantage numérique depuis le début de la saison 2017-2018 (500 minutes ou plus). (La moyenne d’efficacité des 60 défenseurs les plus utilisés en DN est de 1 but/8,51 minutes de jeu.)

Au bas de ce tableau apparaissent les performances durant la même période des arrières du CH les plus utilisés en désavantage par Claude Julien.

Remarques : Malgré le fait qu’il joue dans la Ligue américaine depuis la saison dernière, Karl Alzner figure encore parmi les 60 défenseurs de la LNH les plus utilisés (et les plus efficaces) en désavantage numérique depuis la saison 2017-2018. Mais l’histoire s’est avérée différente avec le CH, où sa moyenne but/minutes en désavantage a chuté à 6,86.

Shea Weber (10,2) a connu une excellente saison en désavantage numérique en 2018-2019 aux côtés de Jordie Benn (9,8). Mais comme on le voit, tout est à recommencer cette saison. Benn est parti à Vancouver, Noah Juulsen a été blessé et vient à peine de recommencer à jouer dans l'AHL, tandis que le CH a clairement fait une croix sur Alzner.

Petry n’est pas un joueur de première vague en DN ni Ben Chiarot.

Victor Mete n’a disputé que 84 minutes de jeu en désavantage depuis son arrivée avec le Canadien, mais il n’a été présent sur la patinoire que pour 7 buts de l’adversaire, ce qui lui donne un impressionnant ratio d’un but par 12,0 minutes. À Nashville, Ryan Ellis démontre qu’un petit défenseur mobile peut parfaitement tirer son épingle du jeu à court d’un joueur.

Sous cet angle, la perspective d’offrir plus de responsabilités à Mete en désavantage apparaît intéressante.

Il tient son bâton dans sa main droite et patine.

Victor Mete

Photo : Reuters / USA TODAY USPW

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