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Les policiers municipaux dénoncent un financement inéquitable de Québec

Un véhicule de police de la Ville de Trois-Rivières

Selon la FPMQ, la ville de Trois-Rivières n'a reçu en dix ans aucune subvention du gouvernement tandis que Drummondville, desservie par la Sûreté du Québec, a bénéficié de 75 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Radio-Canada

Les services de police des municipalités du Québec affirment être défavorisés par le gouvernement, au regard du financement attribué aux villes qui se trouvent sous la juridiction de la Sûreté du Québec (SQ).

La Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ), qui représente environ 10 000 membres, voit le fossé se creuser entre les villes couvertes par la SQ et les autres. Elle réclame 788 millions de dollars à Québec pour que cesse « l’iniquité » dans le financement des services policiers de la province.

Tout pour Drummondville, rien pour Trois-Rivières

Au Québec, les villes dont la sécurité publique a été confiée à la SQ (92 % des municipalités) voient leurs frais de fonctionnement remboursés à 47 % par la province. Une part qui peut varier légèrement selon la richesse foncière. Les villes de plus de 50 000 habitants doivent, elles, financer la totalité de leur propre corps de police. Quelques exceptions existent cependant : Drummondville, Shawinigan et Saint-Hyacinthe, notamment.

Un homme en cravate

Pour François Lemay, président de la Fédération des policiers municipaux du Québec, les citoyens ne connaissent pas le coût réel des services de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada

Une situation que regrette François Lemay, président de la FPMQ. C’est un système à deux vitesses [...] Les services de police municipaux font de très bons services, et il faut le dire […] à très bons prix.

Selon les statistiques fournies par la FPMQ, les coûts réels d’un territoire desservi par la SQ sont plus élevés que ceux des services policiers municipaux.

En juin dernier, la FPMQ a appris que le gouvernement comptait augmenter de 300 millions de dollars le montant de l’enveloppe donnée aux villes couvertes par la SQ, pour atteindre 375 millions de dollars. Ce qui fera passer la part remboursée par Québec de 47 à 50 %. La coupe est pleine pour François Lemay. Assez, c’est assez, lance-t-il.

Pour la Fédération, les contribuables paient aussi le prix de ce déséquilibre, car les citoyens des villes qui ne reçoivent aucune subvention publique pour leurs policiers municipaux paient en impôt les services de la SQ des villes avoisinantes. Les gens ne voient pas vraiment ce que coûte la SQ, ajoute François Lemay.

Un livre vert pour faire la paix

Elle répond aux journalistes en mêlée de presse.

Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

En mai dernier, les villes de Saint-Jérôme, Granby et Saint-Jean-sur-Richelieu avaient demandé une aide financière pour leurs services de police à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

La ministre doit déposer un livre vert sur les services policiers du Québec d’ici le mois de décembre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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