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L’équipe canadienne de karaté dans la tourmente chilienne

Des policiers les arrosent avec des canons à eau.

Des manifestants se sont fait entendre pour une sixième journée de suite, mercredi, à Santiago.

Photo : Getty Images / AFP/Pablo Vera

Robert Frosi

Quand les 32 membres de l’équipe canadienne de karaté atterrissaient à Santiago pour les Championnats du monde juniors, de violentes manifestations éclataient dans les rues de la capitale chilienne. Les athlètes et leurs accompagnateurs vivent quelques contraintes, comme le couvre-feu instauré par les autorités.

« Nous avons la chance que notre hôtel est loin des endroits où il y a du grabuge, a indiqué à Radio-Canada Sports Danny Morin, le président de Karaté Québec. Le couvre-feu nous pose quelques problèmes, notamment pour le déplacement des athlètes en autocar nolisé. De plus, nous avons dû aller dans les épiceries voisines de l’hôtel pour nous approvisionner en eau. En ce qui concerne les repas, tout est concentré à l’hôtel. »

Questionné sur le stress que pouvaient vivre ses athlètes, Danny Morin se veut rassurant.

« On a posé la question ce matin aux athlètes et la plupart ne sont pas plus stressés qu’en temps normal, explique-t-il. Il est clair que les mesures d’urgence les affectent un peu, car ils ne peuvent pas aller encourager leurs camarades, car l’organisation a volontairement limité l’accès au public à la compétition. De plus, le bâtiment où ont lieu les compétitions est étroitement surveillé par les forces de l’ordre. »

Danny Morin confirme être en contact permanent avec l’ambassade du Canada à Santiago. Les noms de chacun des membres de l’équipe lui ont été communiqués. Un plan d’évacuation d’urgence a été mis sur pied si la situation devenait dangereuse.

De plus, il informe quotidiennement les parents des athlètes sur l’évolution de la situation. Les manifestations populaires ont éclaté quelques jours seulement avant le début des mondiaux juniors. La Fédération internationale de karaté (WKF) a obtenu des garanties du gouvernement chilien sur la sécurité de l’événement, mais Dany Morin pense qu’on aurait tout de même pu annuler la compétition. D’ailleurs, les athlètes canadiens qui veulent quitter le pays immédiatement après leur compétition pourront le faire.

La plupart des jeunes Canadiens ne sont pas habitués à faire face à une telle situation, reconnaît volontiers Danny Morin, qui se veut tout de même philosophe.

Comme dirait le vieil adage, les voyages forment la jeunesse. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’ici.

Danny Morin, président de Karaté Québec et directeur de Karaté Canada

Sports