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Ryan Poehling fait ses devoirs à Laval

Un joueur sourit après un but de son équipe.

Ryan Poehling (à gauche)

Photo :  L’Aréna du Rocket inc.

Michael Roy

Dernier joueur retranché au camp du Canadien, Ryan Poehling avait deux choix au moment de se joindre au Rocket de Laval : broyer du noir et se poser des questions ou se remonter les manches et travailler. Il a opté pour le deuxième.

Après avoir été blanchi à ses trois premiers matchs dans la Ligue américaine (AHL), l’Américain de 20 ans, premier choix du CH (25e au total) en 2017, a inscrit son premier but vendredi dernier avant d’en ajouter un autre le lendemain.

Il compte quatre points en sept matchs depuis le début de la saison. Poehling admet qu’il a eu besoin de quelques jours d’adaptation.

« C’est beaucoup plus difficile que ce que je croyais, a-t-il révélé lundi, après un entraînement. Tout le monde veut se rendre au prochain niveau, la compétition est très forte. Ç’a été un peu plus difficile les premières semaines, alors que je devais m’ajuster au calibre, mais maintenant, ça va. »

« Très positif pour moi, a lancé son entraîneur Joël Bouchard. Pas seulement parce qu’il s’est inscrit sur la feuille de pointage. Je l’ai trouvé impliqué et j’ai trouvé que son ajustement a été meilleur dans les matchs cette semaine. »

Je sais que je peux être meilleur, mais je joue du bon hockey actuellement.

Ryan Poehling, attaquant du Rocket de Laval

Selon ses entraîneurs à Laval, Poehling est un élève modèle.

« Ryan, c’est un gars parfait avec qui travailler. Il a une compréhension du jeu collectif, selon ce que demande l’entraîneur, mais aussi une compréhension de ce qui se passe sur la glace lorsque le jeu se déroule », a précisé l’entraîneur-chef.

Le principal intéressé confirme qu’il est au bon endroit pour apprendre à devenir un meilleur joueur de hockey.

« Je suis une bonne courbe d’apprentissage en étant ici, a dit Poehling. Par exemple, j’ai déjà beaucoup appris sur les mises au jeu en regardant les autres joueurs. Mes coéquipiers m’ont beaucoup aidé sur mon positionnement dans ces situations au cours des premières semaines. »

J’aime son écoute. J’aime sa façon d’appliquer les choses qu’on lui demande. Ce qui est le fun, c’est qu’on a vu des résultats en fin de semaine.

Joël Bouchard, entraîneur-chef du Rocket, sur Ryan Poehling

« Des fois, quand un jeune joueur arrive, il regarde beaucoup à gauche et à droite, il n’est pas sûr, il est hésitant. Je l’ai trouvé beaucoup plus investi. Je l’ai poussé à le faire dans les entraînements aussi », a-t-il ajouté. 

Même, s’il jouait universitaire... t’apprends pas à jouer au hockey professionnel sur les bancs d’école. Faut que tu le vives.

Joël Bouchard

Joël Bouchard a rappelé les défis importants qui attendent les jeunes joueurs à leurs débuts professionnels.

« Au hockey professionnel, les jeunes ne peuvent pas dominer. Ce qu’un gars faisait dans le junior, en Europe ou dans les rangs universitaires, de dominer une soirée d’un bout à l’autre, ça n’arrive pas. Elle est là, l’adaptation qu’ils doivent avoir », a fait valoir celui qui a joué pendant plus de 15 saisons chez les pros.

Lors du renvoi de Poehling à Laval en début de saison, Marc Bergevin avait affirmé que ce n’était qu’une question de temps avant que les amateurs le revoient dans l’uniforme du Canadien. Il est permis de croire, à la lumière de ses premières semaines à Laval, qu’il n’est qu’à une blessure ou à une contre-performance près de recevoir le coup de fil attendu.

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