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Victoire d'Artur Beterbiev : « Comme une partie d’échecs » - Marc Ramsay

Un homme regarde la performance d'un athlète hors champ.

L'entraîneur Marc Ramsay

Photo : Bob Lévesque

Jean-François Chabot

Moins de 24 heures après la victoire d’Artur Beterbiev sur Oleksandr Govzdyk, l’entraîneur Marc Ramsay a parlé d’un résultat satisfaisant au terme d’une soirée remplie d’émotions à Philadelphie.

« Ce fut une soirée particulière. Il y avait beaucoup à l’enjeu, beaucoup d’émotions. On savait que ce ne serait pas un combat facile. On faisait face à un adversaire très habile. Ç’a été très éprouvant, mais très satisfaisant à la fin. », a dit Ramsay joint au téléphone par Radio-Canada Sports.

La gestion du duel a été teintée d’une extrême prudence dans le clan Beterbiev.

Dans notre coin, on pensait que c’était un combat très serré. Au point, où quand on pense qu’un round peut être nul, on le donne toujours à l’adversaire (dans notre tête) pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Je guidais Artur comme si on était en arrière aux points.

Marc Ramsay

En cours de combat, Ramsay a vu son protégé tarder à appliquer la pression qui allait faire la différence.

« Il y a eu des ajustements à faire. On est restés un peu trop à distance trop longtemps à mon goût. J’aurais aimé qu’il se rapproche beaucoup plus rapidement dans le combat afin de faire des dommages plus rapidement. Mais on avait un adversaire de très haut calibre. »

Aux dires de Ramsay, Govzdyk avait une bonne stratégie. Il se déplaçait du bon côté. Il pouvait ainsi neutraliser la droite de Beterbiev en début de combat. L'entraîneur a décrit sa soirée comme une partie d’échec entre lui et Teddy Atlas.

On avait un coup dont nous devions principalement nous méfier, soit la droite en crochet de Govzdyk. Il avait bien sûr un bon jab, mais sinon pas vraiment d’autre coup de puissance venant de la gauche.

Marc Ramsay
Ils se tiennent face à face avec leur ceinture respective sur l'épaule.

Artur Beterbiev et Oleksandr Gvozdyk

Photo : Getty Images / Ethan Miller

Pour la suite des choses en ce qui concerne Beterbiev, Ramsay parle d’un peu de repos avant de préparer une défense obligatoire de sa ceinture de l'IBF face au Chinois Meng Fanlong (16-0, 10 K.-O.).

« Il n’est pas très connu du public, mais c’est un très bon boxeur. Il faudra voir avec l’IBF dans quel délai nous devrons tenir ce combat. Mais notre objectif demeure le même. On vise les deux autres ceintures. On vise Dmitry Bivol (WBA) et le gagnant de Sergey Kovalev/Canela Alvarez (WBO).

En attendant, Ramsay refuse de parler d’une soirée parfaite pour Beterbiev face à Govzdyk.

« J’aimerais le voir améliorer de petites choses, comme son centre de gravité de manière à éviter les déséquilibres quand il lance certains coups », a-t-il souligné.

Agenda bien rempli

Si Beterbiev aura droit à un repos du guerrier bien mérité, il en va tout autrement pour Marc Ramsay qui s’occupe de la préparation de 13 boxeurs en plus d’un adepte des arts martiaux mixtes.

Modeste, il dit qu’il sait bien s’entourer et qu’il compte sur de précieux collaborateurs comme Samuel Décarie-Drolet, qui œuvre aussi auprès de Marie-Eve Dicaire, Vincent Ouellet et Russ Anber.

Il reste que dès la semaine prochaine, à Québec, Ramsay sera dans le coin d’un autre de ses protégés, Sadriddin Akhmedov (9-0, 8 K.-O.) dans le cadre d’une soirée présentée par le promoteur Camille Estephan d’Eye of the Tiger Management.

Puis, il se lancera corps et âme dans la préparation du retour de David Lemieux (40-4, 34 K.-O.). Ce dernier doit livrer un premier duel chez les super-moyens (168 lb) contre l’Ukrainien Max Bursak (34-5-2, 15 K.-O.), le 7 décembre, au Centre Bell.

Ce soir-là, Ramsay sera dans le coin de trois boxeurs, dont le poids lourd Arslanbek Mahkmudov (9-0, 9 K.-O.).

Heureusement, il se dit capable de faire une vraie pause et de couper les ponts pour ne pas penser à la boxe.

« J’ai le bonheur un peu simple. Je n’ai pas besoin de grand-chose de sophistiqué. J’ai juste besoin de me retrouver pour aller à la pêche ou quelque chose de très relaxant. Je n’ai pas besoin de grands feux d’artifice pour combler mon bonheur », a conclu Ramsay.

Il faut quand même avouer que la pêche aux champions semble plutôt bonne par les temps qui courent.

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