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Paul Byron se flagelle, Claude Julien le retient

Paul Byron

Paul Byron

Photo : Getty Images / Jana Chytilova/Freestyle Photo

Alexandre Gascon

Paul Byron n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Et même si celui-ci n’est pas aussi enviable que par le passé, le petit attaquant reste fidèle à lui-même.

Byron compte seulement une maigre passe en sept matchs, lui qui nous a plutôt habitués à de bons départs depuis qu’il endosse l’uniforme du Canadien.

Anciennement le couteau suisse par excellence de l’équipe, Julien l’a placé au sein de son quatrième trio dès le match d’ouverture et l’y a laissé jusqu’au match contre le Wild, où le numéro 41 a été promu avec Max Domi et Artturi Lehkonen. Sans faire de flammèches toutefois. L’Ottavien n’a dirigé aucun tir vers le filet.

À l’observer attentivement sur la glace, il semble manquer un élément à son jeu qui le rendait si dangereux, si imprévisible dans les dernières années.

Byron, droit comme un chêne comme toujours, n’a pas joué à l’autruche.

Dans les années passées, je pouvais jouer avec n’importe qui, n’importe où, n’importe quand. Chaque présence pour moi, c’est la vie ou la mort.

Paul Byron

« Je dois avoir cette attitude. Je dois en donner plus chaque présence, je dois avoir un impact. Ça commence avec une présence. Je veux la gagner, patiner, compétitionner. Je veux améliorer ça et tout va venir après », a raconté Byron vendredi.

« Si tu veux plus de temps de glace, tu dois faire quelque chose avec », a-t-il ajouté.

Justement, le temps de glace de l’ailier de 30 ans est en chute libre. Sa moyenne de 13 min 40 s a été diminuée de près d’une minute et demie depuis son arrivée avec le Canadien en 2015-2016, et de 2 :28 par rapport au niveau d’il y a deux ans.

Son rôle se rapproche davantage du secondaire que du primordial en ce début de campagne encore bien jeune. Byron n’est que l’ombre de lui-même.

Aucune excuse

Claude Julien a sa théorie.

« Avec ce qui s’est passé l’an dernier, il n’a pas fini la saison, il a manqué le camp d’entraînement et des matchs préparatoires. Il a peut-être un départ plus lent qu’il anticipait, mais nous, on s’y attendait. Ce que je vois, c’est que, tranquillement, ça revient. C’est positif pour Paul. Paul a toujours été dur envers lui-même. Ça fait plusieurs années que je le connais et c’est son genre », a indiqué le pilote du Tricolore.

Mais que s’était-il passé l’an dernier?

En l’espace de 11 mois, Byron s’est blessé à cinq reprises.

Ça a commencé par le bas du corps le 31 octobre, suivi de l’avant-bras le 5 février, d’une commotion cérébrale pour avoir tenté de laver son honneur le 27 mars et d’une blessure au poignet le 2 avril.

Il étendu sur la glace.

Paul Byron (no 41)

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Arrivé au camp d’entraînement en septembre cette année, le Canadien annonçait qu’il était blessé au haut du corps. Le cou, apprendra-t-on plus tard. Il disputera finalement le dernier match préparatoire avant de lancer sa saison.

Résultat du long dossier médical? Aucun but, une passe, différentiel de -1 et seulement quatre tirs au but en sept rencontres. Et, surtout, cette impression lancinante que quelque chose cloche avec le franc-tireur.

« Je ne suis pas blessé. Je suis à 100 %. Ce n’est pas une question de ça du tout », a-t-il dit d’emblée.

« J’ai une autre vitesse. J’essaie tous les jours. Je sais que je suis capable de plus. J’ai un peu de rouille, mais je n’ai pas d’excuses pour ça. J’avais tout l’été pour travailler. Tout l’été, j’étais ici dans le gym pour être à mon mieux […] Je suis un des gars les plus rapides de la Ligue nationale, alors je dois trouver une façon d’utiliser ma vitesse, de patiner et d’avoir un effet sur les matchs. »

Et lorsqu’il utilise sa rapidité, Byron constitue une menace constante, une arme importante et parfois sous-estimée de l’arsenal de l'équipe. C’est un marqueur éprouvé de 20 buts qui se dirigeait vers la meilleure saison de sa carrière en 2018-2019 si les blessures ne l’avaient par mis sur la touche pendant 26 rencontres.

Depuis son arrivée à Montréal lors de la saison 2015-2016, il pointe au deuxième rang pour le taux de tirs convertis en buts (18,9 %) dans toute la LNH parmi ceux qui ont disputé au moins 100 matchs.

Seul Ivan Barbashev (20,2 %) réussit mieux que lui.

Pour le moment, l’attaque du Tricolore roule à pleine vapeur avec une moyenne de 3,57 buts marqués par match, ce qui lui vaut le 8e rang de la ligue. Mais le jour viendra où la source se tarira.

Le rendement de Paul Byron sera, encore une fois, essentiel au succès de son équipe.

En rafale

Le Canadien a quitté Montréal pour Saint Louis où il se mesurera d’abord aux Blues à 15 h (HAE) samedi, avant de s’envoler pour Saint Paul où l’attendra le Wild le lendemain à 17 h (HAE).

Julien assure « ne pas haïr » ces matchs en après-midi puisque ses joueurs pourront se coucher tôt entre les deux duels, s’ils restent sages bien sûr.

Les deux gardiens devraient se partager le travail, sans que l’on sache dans quel ordre.

« Ce n’est pas pour vous cacher quelque chose ou à nos partisans. C’est plus parce qu’une autre équipe a la chance de prendre le temps de faire son rapport sur notre gardien. Souvent, on est pris dans cette position aussi. On ne connaît pas [le gardien qu’on va affronter] avant l’échauffement et ça rend les choses un peu plus difficiles. On veut donc faire la même chose. »

Par ailleurs, à l’entraînement, Keith Kinkaid a reçu un tir de Christian Folin sur le bouclier qui l’a indisposé. La rondelle a semblé se loger sous le coussin de protection pour lui frapper les doigts. Il a même quitté la glace pendant quelques minutes, visiblement en douleur. Plus de peur que de mal, a finalement assuré le gardien auxiliaire dans le vestiaire.

Phillip Danault a été employé pendant 1 min 21 s en avantage numérique jeudi soir, soit environ deux fois moins que lors des six premiers matchs (2 :35).

Julien a voulu secouer ce qui est devenu sa seconde vague en supériorité en y apportant quelques modifications. L’unité pilotée par Drouin, sur laquelle jouait Danault, n’avait inscrit aucun des cinq buts de l’équipe avec l’avantage d’un homme. Elle en a réussi un jeudi, à cinq contre trois, alors que Danault était sur le banc.

L’entraîneur a envoyé Nick Cousins remplacer Jordan Weal, laissé de côté, et Jesperi Kotkaniemi à la place du Québécois pour compléter le trio Jonathan Drouin, Joel Armia et Shea Weber.

« On a eu de bons looks, on a eu des chances, mais on n’est pas capables de capitaliser. Ils bloquent beaucoup de lancers. Il faut trouver une solution […] L’autre vague d'avantage numérique a Suzuki à gauche et Domi à droite, donc deux possibilités de lancer à la réception. Nous, on a Weber. On sait très bien qu’avec Webby, ça s’en va au filet. Ce sont deux configurations différentes », a fait valoir le Québécois.

À surveiller en fin de semaine.

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