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L'UCI ouvre la porte à des contrôles antidopage indépendants

Logo de l'organisme sur lequel est écrit UCI Anti-doping inspector.

La brigade antidopage de l'UCI

Photo : Getty Images / LIONEL BONAVENTURE

AFP

L'Union cycliste internationale (UCI) a ouvert la porte vendredi à « une collaboration future » avec l'Autorité indépendante de contrôle (ITA), une entité mise sur pied par le mouvement olympique et l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour mener des programmes de contrôles indépendants.

Au-delà des déclarations d'intention, l'annonce constitue un pas en avant prometteur vers une plus grande indépendance des opérations de contrôle à l'égard des fédérations.

L'ITA a été créée en 2017 et est opérationnelle depuis 2018. Elle a signé à ce jour des contrats avec une quarantaine de fédérations ou organisations internationales, qui lui ont délégué la conduite totale ou partielle de leur programme antidopage.

Elle sera par ailleurs responsable des contrôles des Jeux olympiques d'été de Tokyo en 2020.

L'UCI, comme plusieurs fédérations importantes, dont la FIFA (soccer), la Fédération internationale de tennis (ITF) ou encore la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), gèrent elles-mêmes leur programme antidopage ou l'ont confié à des structures créées à leur initiative.

Le cyclisme avait ainsi à cet effet créé la Fondation antidopage du cyclisme (CADF).

D'après plusieurs sources dans le milieu de l'antidopage, le CIO veut pousser les fédérations à se joindre à l'ITA, notamment pour limiter les risques de conflit d'intérêts entre l'organisme de contrôle et les autorités sportives.

« L'actualité démontre à nouveau que le dopage s'inscrit dans un environnement qui ne connaît aucune frontière, ni entre les sports ni entre les pays », explique l'UCI dans son communiqué.

Elle fait donc un pas vers les instances olympiques et antidopage.

La lutte antidopage « devient de plus en plus complexe et il serait logique que l'UCI, la CADF et l'ITA unissent leurs efforts, leurs ressources et leurs expertises respectives pour maximiser les résultats », a relevé le directeur général de l'ITA, Benjamin Cohen, à l'AFP.

L'UCI ne veut pas précipiter les choses et précise que la CADF conservera en 2020 « la responsabilité du programme antidopage ».

L'UCI souligne qu'elle « apprécie pleinement l'expertise de la CADF ».

Les conclusions des discussions entre l'UCI et l'ITA seront annoncées en février 2020.

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