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HEC Montréal à la tête d’un pôle sport rassembleur

Il parle en levant la main gauche.

Éric Brunelle

Photo : Radio-Canada / Jean-François Chabot

Jean-François Chabot

Dans la foulée du certificat (DESS) en gestion du sport, HEC Montréal a mis en place un pôle qui permettra la collecte, l’échange et le partage d’idées au sein de l’industrie sportive québécoise.

Son créateur, le professeur Éric Brunelle, est aussi celui qui a proposé et lancé le DESS qui accueille 52 étudiants depuis septembre dans le cadre de sa première session officielle sur les flancs du mont Royal.

Rencontré mercredi soir dans le cadre du tout premier événement du pôle organisé en collaboration avec le Club de la médaille d’or, M. Brunelle a parlé d’une naissance attendue par les grands acteurs de notre scène sportive.

Le pôle se veut la jonction entre le milieu sportif et le milieu académique. On veut ce rôle d’aider l’industrie sportive à s’actualiser, à se professionnaliser, à développer de nouvelles connaissances pour vivre sa croissance et assurer son essor.

Éric Brunelle

Il a ensuite abordé les trois grandes fonctions de ce nouveau lieu d’échanges.

« L’événement de ce soir avec Richard Legendre à titre de conférencier invité [auquel ont assisté plus d'une centaine de personnes, NDLR] se veut un lieu de transfert des connaissances », a-t-il reconnu.

Le pôle est une vitrine pour les connaissances scientifiques orientées vers l’industrie du sport. La recherche occupe aussi une place importante avec la quinzaine de professeurs associés et la collaboration avec les instances du milieu sportif.

M. Brunelle croit que cela permettra de développer de nouvelles connaissances concrètes afin d’aider ces organisations à avoir plus de succès et à atteindre leurs objectifs.

Enfin, la formation scolaire assurera l’acquisition de compétences qui aideront une industrie sportive en pleine évolution.

Ils sont assis sur des fauteuils orange.

Éric Brunelle (à gauche) en conversation avec Richard Legendre

Photo : Radio-Canada / Jean-François Chabot

À la rencontre du sport amateur

L’un des grands tours de force de ce pôle naissant est de réunir autour d’une même table les intervenants, les athlètes et les gestionnaires des fédérations sportives dites amateurs et les dirigeants des organisations des équipes professionnelles que sont l’Impact, les Alouettes et le Canadien de Montréal.

Richard Legendre, ex-vice-président de l’Impact, se réjouit de ce fait rare, pour ne pas dire unique, dans l’histoire du sport au Québec.

« C’est une première et il y a déjà une réponse. On voit qu’il y a un appétit. On le reconnaît de plus en plus, le milieu du sport cherche à se professionnaliser et des occasions où il est simple d’aller chercher de l’information », a souligné M. Legendre, lui-même professeur associé au DESS en gestion du sport.

« Dès le début, quand Éric Brunelle tablait sur la mise en place du DESS en gestion du sport, les principaux intervenants du sport professionnel, Sports-Québec, le Regroupement du sport étudiant (RSEQ), l’Institut national du sport (INS) étaient déjà présents et intéressés », a poursuivi celui qui a aussi été ministre du Tourisme, de la Jeunesse et du Sport au sein du gouvernement de Bernard Landry au début des années 2000.

Les pros en soutien

Patrick Boivin, président et chef de la direction des Alouettes de Montréal, abonde dans le même sens.

Ce diplômé de HEC s’est impliqué dans la mise sur pied du DESS. Il en connaît donc les rouages et les objectifs.

« Je suis dans la bête depuis un certain temps. Le pôle devient un peu une consécration de la vision d’Éric Brunelle. C’est une bonne étape. On verra si cela mène ultimement à la création d’un baccalauréat complet et à la maîtrise », a dit celui qui baigne dans la gestion d’une équipe de football toujours en quête de nouveaux propriétaires.

Montréal possède un bassin de talent important, non seulement au niveau des débouchés, mais aussi au niveau de l’intérêt des organismes sportifs. Pour nous, chez les Alouettes, on y gagne par l’amélioration du talent disponible. Le sport est souvent une question de passion, mais on peut à présent y ajouter des atouts en vente, en marketing ou en management avec des notions très concrètes en matière de sport.

Patrick Boivin

Enfin, Danielle Sauvageau, directrice générale du programme de hockey féminin des Carabins de l’Université de Montréal, y voit une source remplie de promesses.

« Le simple fait de voir tous ces gens réunis ici est déjà très positif. C’est important d’élargir les horizons de chacun sur la place du sport à Montréal et au Québec. C’est toute une communauté qui travaille directement ou indirectement dans le monde du sport, qu’il soit public ou événementiel », a affirmé l’ancienne entraîneuse-chef de l’équipe féminine canadienne.

Pour moi, c’est aussi une affaire d’intégration et de collaboration. C’est en travaillant en collégialité que nous pourrons aller beaucoup plus loin.

Danielle Sauvageau

Il est intéressant de souligner qu’Éric Brunelle et le pôle sport de HEC sont déjà occupés à bâtir des ponts sur la scène internationale avec l’objectif avoué de mettre sur pied une université d’été.

Le projet, qui en est encore à ses balbutiements, mènerait ses participants du côté de la France afin qu'ils découvrent les dessous et les façons de faire de grands rendez-vous, comme Roland-Garros, le Tour de France, et l’expertise de grands clubs comme le Paris Saint-Germain.

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