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Carabins c. Rouge et Or : de nouveaux quarts pour mener la charge

Ryth-Jean Giraud (no 29) et Adam Auclair (no 2)

Photo : Rouge et Or de l'Université Laval / Nathalie Martin

Félix St-Aubin

Les ténors au football universitaire québécois se retrouveront dimanche à Québec pour leur deuxième choc annuel. Les Carabins (6-1) et le Rouge et Or (5-1) présenteront un visage différent à la position de quart, leur partant respectif au début du calendrier ayant perdu les rênes de l'attaque.

Les réflecteurs seront braqués vers le stade Telus, et plus précisément en direction des pivots Thomas Bolduc et Frédéric Paquette-Perrault. Le premier est une recrue, le second est un transfuge après avoir quitté l'Université McGill pour se joindre à l'Université de Montréal (UdeM).

D'un côté comme de l'autre, la première défaite de la campagne a eu pour effet de remanier l'organigramme des quarts.

Les clés de l'attaque de l'Université Laval ont été reprises des mains de Samuel Chénard après une visite au CEPSUM à la mi-septembre, tandis que le titre de partant des Carabins a été retiré à Dimitri Morand à la suite d'un périple à l'Université de Sherbrooke le week-end dernier.

Bolduc vit son baptême du feu dans l'U Sports cette saison. Il compte trois départs – et trois victoires – derrière la cravate avant de rencontrer l'une des meilleures unités défensives à l'échelle nationale.

« J’aborde le match comme les autres, promet Bolduc. Il faut faire le moins d’erreurs possible, et ne pas faire de revirement. C’est la clé contre cette défensive-là, ça va se décider sur quelques jeux. »

Le défi s'annonce certes ardu pour le fils d'André Bolduc, l'instructeur des porteurs de ballon des Alouettes de Montréal, mais il a jusqu'ici prouvé qu'il savait éviter les erreurs de recrue.

Le dossier de l'étudiant-athlète de 20 ans est toujours vierge en matière d'interception et de sac. Son seul revirement est survenu après avoir laissé tomber le ballon pendant une course.

Les Carabins devront embêter davantage Bolduc dans sa pochette protectrice s'ils désirent briser la glace dans ces deux catégories, un mandat raté à deux reprises par l'Université McGill (2-5) et une fois par les Stingers de l'Université Concordia (1-5) lors des quatre dernières semaines d'activités.

Entrevue avec Thomas Bolduc

On a quelques parties sur vidéo, on a des coéquipiers qui ont joué avec lui, donc on s’informe. Il a démontré de belles aptitudes, [ce n'est] pas un quart-arrière qui lance beaucoup d’interceptions.

Jean-Sébastien Bélisle, demi défensif des Carabins de l'UdeM

Les Bleus démontrent encore cette année qu'ils détiennent les armes pour rivaliser avec la vigoureuse ligne à l'attaque lavalloise. Leur récolte de 23 sacs et 10 interceptions, dont 3 ramenées dans la zone des buts, parle d'elle-même.

« De notre côté, pour la tertiaire, on va essayer d’aller voler le ballon à leur équipe, poursuit Bélisle. On a une bonne ligne défensive et de bons secondeurs qui vont mettre de la pression, donc ce sera à nous d’effectuer les jeux à la perfection pour le faire cafouiller. »

Les mastodontes offensifs des Rouges n'ont quant à eux permis que quatre sacs en six matchs, soit quatre fois moins que leur plus proche poursuivant, et offrent du temps additionnel à leur jeune quart pour repérer ses receveurs.

« De match en match, on exécute des jeux qui nous causaient des problèmes, explique Bolduc. La chimie s’installe entre moi et les receveurs. Ça commence à se voir. On lance plus dans les zones profondes, on marque plus de touchés par la passe. Tout part de la ligne offensive qui fait un merveilleux travail. Ça m’enlève beaucoup de pression d’avoir une ligne solide comme ça. »

Un affrontement mano a mano qui aura pour conclusion de sacrer le champion de la saison, de manière provisoire.

Provisoire, parce qu'une victoire des hommes de Glen Constantin par un écart d'un à quatre points ne les assurerait pas de la tête du classement général jusqu'à la fin de le la campagne.

Si tel est le cas, le Rouge et Or devra vaincre le Vert & Or (2-4) à Sherbrooke en clôture de calendrier, ce qui n'est pas gagné d'avance (parlez-en aux Carabins), pour confirmer sa place au sommet avant les éliminatoires.

Samuel Rossi

Samuel Rossi (no 40)

Photo : Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar

Dimitri Morand rétrogradé

Les Carabins ont procédé à un changement au poste de quart mercredi, à quelques jours de leur huitième rencontre de la saison.

Ça ne change rien qu’on dévoile notre quart si vite. Ils vont se préparer de la même façon, que ce soit Morand ou Paquette-Perrault, ça ne change strictement rien. On a confiance envers nos deux quarts. On a une fiche de 6-1, et le quart partant, c’était Morand, qui a tout un avenir devant lui. Ça ne veut pas dire qu’il n’aura pas son mot à dire dans nos succès dans les prochaines semaines. On est dans une position de luxe d’avoir deux bons quarts qui mériteraient d’être partant.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins de l'UdeM

Frédéric Paquette-Perrault sera donc envoyé dans la mêlée à Québec et effectuera un premier départ en deux ans moins un jour (21 octobre 2017). Il avait pris une pause du football en 2018 pour se concentrer sur ses études, notamment.

Paquette-Perrault a entériné son retour à la compétition dans le Réseau du sport étudiant du Québec en décembre.

Rayé de la formation montréalaise lors des trois premiers duels, le voilà maintenant qu'il se prépare à se mesurer à la deuxième équipe au pays, selon le huitième état des forces hebdomadaire publié mardi par l'U Sports.

« [Les supporteurs du Rouge et Or] font du bruit. Je vais devoir parler plus fort dans le caucus. Ça ajoute de l’excitation et de l’adrénaline, c’est quelque chose que tous les joueurs recherchent », indique-t-il.

Il tient le ballon dans sa main droite.

Frédéric Paquette-Perrault

Photo : Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar

À tout le moins, Paquette-Perrault a eu l'occasion de se dégourdir un peu le bras durant moins d'une demie en sol sherbrookois samedi dernier, une semaine avant d'en découdre avec la défense du Rouge et Or.

Il a décoché 16 passes, dont 10 ont atteint la cible, pour des gains de 86 verges lorsqu'il a été appelé en relève. Le substitut de Morand a également accompli 10 courses pour 60 verges supplémentaires.

« Je suis capable de courir avec le ballon et j’ai un bon bras aussi, dit le no 16. C’est peut-être une difficulté que j’apporte aux défenses adverses puisque je peux me déplacer. »

« On regarde les dernières semaines, et il pratique tellement bien. On était aussi inspirés avec le match qu'il a joué à Sherbrooke en deuxième demie [...] C'est un jeune qui connaît cet environnement [...] et qui mérite au moins un départ », explique Maciocia.

La clé du succès pour Bolduc et Paquette-Perrault pourrait se retrouver dans leur champ arrière, avec le meneur du circuit au chapitre des verges au sol, Ryth-Jean Giraud, et son dauphin, Joanik Masse.

Les porteurs de ballon qui parcourent le plus de terrain :

  • 1. Ryth-Jean Giraud (Carabins) : 83 courses pour 540 verges (6,5) et 1 touché au sol
  • 2. Joanik Masse (Rouge et Or) : 78 courses pour 446 verges (5,7) et 2 touchés au sol
  • 3. Vincent Breton-Robert (Rouge et Or) : 46 courses pour 310 verges (6,7) et 1 touché au sol
  • 4. William Tremblay-Harnois (Vert & Or) : 33 courses pour 206 verges (6,2)
  • 5. Sébastien Béland (Vert & Or) : 33 courses pour 164 verges (5,0) et 2 touchés au sol
  • 5. Glody Musangu (Stingers) : 48 courses pour 164 verges (3,4) et 1 touché au sol

(Avec les informations d'Antoine Deshaies et de Jean-Philippe Martin)

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