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Impériale, Simone Biles s'empare d'un 19e titre mondial de gymnastique

Simone Biles devient l'athlète la plus décorée de l'histoire des mondiaux de gymnastique avec une 24e médaille, une 18e d'or.

Photo : afp via getty images / LIONEL BONAVENTURE

Radio-Canada

Cette fois, Simone Biles est seule au monde : l'irrésistible championne américaine s'est emparée seule du record de médailles mondiales en s'offrant ses 24e et 25e, les deux en or, dimanche à Stuttgart (Allemagne). La voilà sur orbite pour les Jeux de Tokyo.

La veille, Biles (22 ans) avait égalé le record établi par la légende bélarusse Vitaly Scherbo (23) dans les années 1990 en s'imposant au saut. Il lui a fallu moins de 24 heures pour le dépasser et même s'échapper. En moins de deux heures, la petite bombe texane a survolé les finales de la poutre et du sol dimanche.

Et c'est assez rare pour être souligné : c'est de manière démonstrative qu'elle a accueilli son premier sacre de l'après-midi, sourire éclatant et poing jeté en l'air, avant de tomber dans les bras de son entraîneur français Laurent Landi.

Dans le détail, la quadruple championne olympique en titre est désormais à la tête d'une collection de 19 médailles d'or mondiales, trois en argent et trois en bronze.

Sa régularité a été exceptionnelle. Elle a prouvé que même avec de la très, très grosse difficulté, elle peut avoir des très bonnes notes d'exécution.

Laurent Landi, entraîneur de Simone Biles

Sur les agrès allemands, Biles n'a eu de cesse d'enrichir le record de médailles d'or mondiales qu'elle détient depuis 2018. Jamais un ou une gymnaste, avant elle, n'en avait conquis plus de douze.

Jamais, non plus, elle n'avait glané autant d'or - cinq titres en l'occurrence (sur six possibles) - en un seul rendez-vous mondial. Jusque-là, elle avait culminé à quatre, à trois reprises (2014, 2015 et 2018).

« Ce sont vraiment les meilleurs mondiaux que j'ai jamais faits », s'est félicitée Biles, qui « ne peut plus bouger tellement [elle est] fatiguée ». Et qui s'attend désormais à ce que sa mère organise une fête en son honneur à son retour au Texas, comme elle « en a l'habitude, que je le veuille ou non », plaisante-t-elle.

Outre le sol, la poutre et le saut, Biles a dominé le concours général et celui par équipe, avec ses coéquipières américaines plus tôt dans la semaine.

Seules les barres asymétriques, seul agrès dont elle n'a jamais été sacrée championne du monde, lui ont résisté une fois de plus : elle ne s'est classée « que » cinquième de la finale samedi.

Cette razzia dorée la met idéalement sur orbite à neuf mois des Jeux olympiques de 2020, où elle pourrait tirer sa révérence, à 23 ans.

S'il fallait encore en rajouter, rappelons qu'elle était devenue jeudi la première gymnaste de l'histoire quintuple championne du monde du concours général. Seul le Japonais Kohei Uchimura a fait mieux, avec six titres mondiaux, côté messieurs.

À la poutre dimanche, Biles s'est imposée avec une excellente note de 15,066, devant deux Chinoises, Liu Tingting (14,433) et Li Shijia (14,300).

La Canadienne Anne-Marie Padurariu, vice-championne du monde à la poutre en 2018, a chuté en finale et terminé au 8e rang (11,933).

Anne-Marie Padurariu termine au 8e rang à la poutre

Au sol, Biles était la dernière des huit finalistes à s'élancer. Avec un score de 15,133, elle a devancé une autre Américaine, Sunisa Lee (14,133) et la Russe Angelina Melnikova (14,066). Et quelle plus belle conclusion qu'une ultime représentation du « Biles II », son hallucinante acrobatie au sol, précisément un double salto avec une triple vrille, pouvait-elle offrir?

Simone Biles est championne du monde au sol

La Canadienne Brooklyn Moors (13,600), qui a accédé à la finale au sol grâce au forfait d'une adversaire, a terminé en 7e place.

Brooklyn Moors termine au 7e rang au sol

Cournoyer qualifié pour Tokyo

Par ailleurs, René Cournoyer, de Repentigny, a appris qu’il s’était qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo une fois que la Fédération internationale de gymnastique (FIG) eut mis à jour sa liste pour les quotas olympiques après les mondiaux.

Sur la base de son pointage en qualification au concours général, le Québécois a décroché une place qui n'est pas transférable à un autre athlète.

« C’est absolument incroyable de réaliser que toutes ces heures me rapportent finalement », a déclaré Cournoyer qui a conclu les qualifications du concours général avec 80,132 points, bon pour le 43e rang, le meilleur résultat canadien.

« Je n’arrive toujours pas à croire que mon rêve est sur le point de se réaliser. Il est maintenant temps de retourner au gymnase et d’être le meilleur gymnaste que je peux être en vue de l’été prochain. »

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