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« Je n'ai rien fait de mal. » - Mo Farah sur l'affaire Salazar

Mo Farah tient un micro dans sa main.

Mo Farah lors de la conférence de presse du marathon de Chicago qui se tiendra dimanche.

Photo : Getty Images / KAMIL KRZACZYNSKI

AFP

Le quadruple champion olympique et sextuple champion du monde (5000 et 10 000 m) britannique, Mo Farah, a nié vendredi avec véhémence avoir reçu le moindre produit dopant lorsqu'il était membre du Oregon Project (NOP).

Ce groupe d'entraînement d'athlétisme de très haut niveau, auquel Farah a participé de 2011 à 2017, a été démantelé vendredi par Nike, qui le finançait, après la suspension la semaine dernière de son entraîneur phare, l'Américain Alberto Salazar, pour « incitation » au dopage.

« On ne m'a jamais rien donné », a déclaré Farah vendredi à l'occasion d'une conférence de presse deux jours avant de s'élancer sur le marathon de Chicago, dont il est tenant du titre.

« Comme je l'ai déjà dit, il n'y a aucune accusation contre moi, je n'ai rien fait de mal. Les accusations, soyons clairs, ne concernent qu'Alberto Salazar », a ajouté Farah, regrettant de voir son nom associé à cette affaire et le fait que toutes les questions qu'on lui pose se rapportent à cela.

Le champion britannique a insisté sur le fait qu'il était « propre », rappelant avoir subi de nombreux contrôles antidopage par le passé pour en attester.

« Je suis probablement l'un des athlètes les plus testés au monde. Je suis testé tout le temps et je suis heureux de l'être, n'importe où n'importe quand, afin que mes échantillons soient utilisés comme bon leur semble. [...] Il n'y a rien que je puisse faire de plus. »

Le Britannique a, en revanche, refusé de répondre aux questions pour savoir si les révélations sur Salazar l’avaient déçu. Il s'est contenté de préciser que ses succès venaient d'un travail de longue haleine et non d'un quelconque produit dopant.

« N'essayez pas de m'enlever ce que j'ai gagné en travaillant dur », a-t-il revendiqué.

Salazar, 61 ans, a été suspendu pour quatre ans par l'Agence américaine de lutte contre le dopage (USADA). Il est notamment accusé d'« organisation et incitation à une conduite dopante interdite » et de trafic de testostérone, ainsi que d'injections à ses athlètes d'acide aminé L-carnitine (un complément) au-delà des doses autorisées. L'entraîneur nie ces accusations.

Le 1er octobre, Mo Farah avait déclaré être « soulagé » que l’USADA « ait achevé son enquête sur Alberto Salazar. [...] J'ai quitté le Nike Oregon Project en 2017, mais j'ai toujours dit que je n'avais aucune tolérance envers ceux qui enfreignent les règlements ou franchissent la ligne ».

Il avait, par ailleurs, assuré que son départ de l'Oregon Project n'avait rien à voir avec les accusations de dopage qui avaient démarré en 2017 avec la fuite d'un rapport de l'USADA sur les méthodes de Salazar dans la presse.

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