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JO 2024 : Sean McColl en action à Paris ou à Chamonix?

Sean McColl grimpe sur une paroi.

Sean McColl en 2016

Photo : Getty Images / AFP/Miguel Medina

AFP

Le grimpeur canadien Sean McColl ne sait pas encore s'il fera ses compétitions d'escalade à Paris ou à Chamonix. Le comité d'organisation des Jeux olympiques de 2024 ne se décide pas, et certains sports sont encore orphelins.

La carte des sites des épreuves des Jeux de Paris suscite encore quelques batailles, entre enjeux sportifs et territoriaux.

Le surf, le breakdance, la planche à roulettes et l'escalade, arrivés plus tard sur la carte géographique des Jeux de 2024, ne savent pas encore où ils seront présentés. Tout comme le BMX et le basket 3 x 3.

Il est question que ces sports, à dimension urbaine, soient présentés en Île-de-France, le département le plus jeune de France, dont 20,2 % de la population est âgée de 15 à 29 ans, selon une étude de l'INSEE datant de décembre 2018.

Pour le breakdance, la planche à roulettes et l'escalade, le comité d'organisation pense à la Place de la Concorde afin d'offrir des images exceptionnelles pour des sports spectaculaires.

Pour ceux qui seraient difficiles d'intégrer dans Paris, l'hypothèse qui se dessine est de les décentraliser ailleurs.

Et ailleurs, ça veut dire beaucoup plus loin. En effet, parmi les scénarios envisagés, l'escalade serait présentée à Chamonix dans les Alpes et le surf sur une plage de Tahiti.

Paris 2024 veut en effet saluer le centenaire des Jeux olympiques de 1924, mais il faudrait passer de la parole aux actes.

« Plein de choses se disent, mais rien ne se fait », lance Marie-Noëlle Fleury, vice-présidente de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc, chargée des sports.

Elle confirme la volonté de Paris 2024 de « célébrer dignement » les 100 ans de Chamonix 1924.

De son côté, le surf suscite les convoitises avec cinq candidatures : trois dans le sud-ouest de la France (Hossegor-Seignosse-Capbreton, Biarritz, Lacanau), une en Bretagne (La Torche, Finistère) et l'île polynésienne de Tahiti.

Pour le reste des sports, le périmètre olympique des compétitions de Paris 2024 aura deux pôles au cœur de Paris et en banlieue de la capitale française, en Seine-Saint-Denis, tel que présenté en 2018 par le patron du comité d'organisation, Tony Estanguet, devant le Comité international olympique (CIO).

La carte des sites des Jeux olympiques de 2024Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La carte des sites des Jeux olympiques de 2024

Photo : Comité français du sport international

Ce qui n'empêche pas le lobbying auprès du COJO.

La Fédération française de tir, soutenue par la fédération internationale, aimerait que le sport soit présenté à Saint-Witz, à quelques kilomètres au nord de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, plutôt qu'en Seine-Saint-Denis.

La région Seine-Saint-Denis doit accueillir entre autres le volleyball, le centre des médias et le nouveau quartier où seront hébergés les journalistes.

« Le projet actuel est un site éphémère qui ne laisse pas d'héritage, alors que nous avons besoin d'emplacements pour pratiquer le tir en Île-de-France », a plaidé Philippe Crochard, le président de la FFTir.

Paris 2024 a accepté d'étudier le dossier et devrait trancher rapidement.

Un problème de financement pourrait cependant faire dérailler le projet, selon plusieurs acteurs associés aux JO.

La carte finale de Paris 2024 doit être arrêtée fin 2020, après les Jeux olympiques de Tokyo. Celle-là sera définitive.

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Alpinisme et escalade

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