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Félix Faubert-Lussier ne tient rien pour acquis

Ils se parlent sur le terrain.

Félix Faubert-Lussier (no 81) et DeVier Posey (no 5)

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Antoine Deshaies

La vie de joueur de football professionnel peut parfois être belle, mais aussi cruelle. Parfois, les deux, dans la même semaine.

Au mois de juillet, le receveur de passes Félix Faubert-Lussier a joué dans ce film après avoir été libéré par le directeur général des Alouettes à l’époque et réembauché six jours plus tard lors du congédiement de Kavis Reed.

La réalité du sport professionnel a frappé fort cette semaine-là.

« Psychologiquement, ça m’a frappé, c’est sûr, confie-t-il. Ça m’avait déjà frappé quand j’avais changé d’équipe l’an passé. Il n’y a pas tant de loyauté dans cette ligue-là et c’est un peu la nature de la business. Je suis un Montréalais [qui est] bien heureux de jouer à Montréal. »

« Je ne tiens rien pour acquis, encore plus depuis cet épisode, ajoute le receveur. Je me suis fait libérer au début de l’année et ça pourrait encore m’arriver demain matin. C’est la réalité, je l’accepte et je dors bien avec ça. »

Depuis juillet, Faubert-Lussier n'est pas juste revenu dans le nid, il est devenu un rouage important de l’équipe. Il est partant en attaque et joue également dans les unités spéciales.

« J’aime ma situation en ce moment, explique le joueur de 27 ans. Je ne peux pas demander mieux pour ce qui est de mon temps de jeu. C’est sûr que j’aimerais recevoir plus de ballons, mais le plus important, c’est que l’équipe gagne. »

Depuis le début de la campagne, Faubert-Lussier a capté 5 passes pour des gains 58 verges. Deux d'entre elles ont d’ailleurs été attrapées samedi dernier contre les Stampeders. Lors de ce match, il a aussi réussi un plaqué dans les unités spéciales.

Une équipe qui gagne et s’amuse

On peut dire que Félix Faubert-Lussier est revenu au bon moment avec les Alouettes. De l’équipe moribonde qui s’enlisait depuis quelques saisons, la formation montréalaise a véritablement pris son envol lorsque Khari Jones a pris la barre de l’équipe.

Elle n’est classée qu’au 5e rang des 9 équipes de la Ligue canadienne, mais elle gagne de plus en plus le respect des adversaires. Ceux qui les prenaient à la légère ne peuvent plus le faire.

Nous formons une équipe dangereuse parce qu’on a réussi à battre les grosses équipes cette année. Je ne sais pas si l'on nous considère comme une équipe de milieu de peloton ou du top 3, mais on veut continuer à prouver notre valeur. On l’a fait de façon éclatante dernièrement.

Félix Faubert-Lussier, receveur de passes des Alouettes de Montréal

Par-dessus tout, le Québécois s’amuse dans un vestiaire où la franche camaraderie règne.

« Tout le monde est super positif et on s’entraide vraiment bien, affirme-t-il. Il n’y a pas de cancer dans l’équipe et c’est vraiment agréable. Bien sûr, je joue au football pour gagner et pour toucher au ballon le plus possible, mais je joue aussi pour être avec mes frères et créer des liens d’amitié. On a vraiment une belle énergie. »

Et Félix Faubert-Lussier connaît ça, les équipes championnes. En cinq saisons avec le Rouge et Or de l’Université Laval, il a remporté trois coupes Dunsmore et trois coupes Vanier.

Prochain objectif, la Coupe Grey.

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