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Violences sexuelles : la FIFA suspend l'ancien secrétaire général de la Fédération afghane

Vue de la façade du siège social de la FIFA, à Zurich, en Suisse

La FIFA avait suspendu à vie l’ancien président de la Fédération afghane Keramuudin Karim en juin dernier après des plaintes pour des abus sexuels.

Photo : Getty Images / FABRICE COFFRINI

Agence France-Presse

La FIFA a annoncé vendredi avoir suspendu pour cinq ans l’ancien secrétaire général de la Fédération afghane de soccer pour ne pas avoir dénoncé les agissements de l’ancien président de la fédération, reconnu coupable d’abus sexuel envers plusieurs joueuses.

Sayed Aghazada, également ancien membre d’une commission de la FIFA et du comité de direction de la Confédération asiatique de soccer, a été exclus pour cinq ans de « toute activité liée au soccer » et a reçu une amende de 10 000 francs suisses (13 310 $ CA).

L’enquête ouverte par la commission d’éthique de la FIFA est survenue après des plaintes de plusieurs joueuses afghanes, qui accusaient l’ancien président de leur fédération Keramuudin Karim « d’abus sexuels répétés de 2013 à 2018 », à une époque où Aghazada était secrétaire général de la fédération.

L’enquête de la justice interne de la FIFA a montré qu’Aghazada « était au courant des abus » et avait « le devoir de les dénoncer et de les empêcher ».

La FIFA a suspendu Karim à vie en juin dernier et l’a condamné à une amende de 1,33 million de dollars canadiens. Une enquête interne l’a reconnu « coupable d’avoir abusé de sa position et d’avoir sexuellement abusé des joueuses » de 2013 à 2018.

En août, deux dirigeantes de l’équipe féminine de soccer de l’Afghanistan avaient demandé à la FIFA de rendre compte de l’avancée de ses enquêtes concernant les violences sexuelles présumées contre des joueuses de la sélection.

Les accusations de violences sexuelles, de menaces de mort et de viols, portées par plusieurs joueuses, concernaient en effet d’autres dirigeants de la Fédération afghane.

Un porte-parole de la FIFA avait indiqué à l’Agence France-Presse que l’instance examinait « attentivement les allégations qui ont été faites contre d’autres membres » de la fédération.

Le bureau du procureur général avait confirmé de son côté avoir « conclu [ses] enquêtes ».

« Six personnes accusées de harcèlement sexuel, dont le président de la Fédération afghane, ont été démises de leurs fonctions », avait précisé un porte-parole.

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