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S’extirper de la Division atlantique, plus difficile que prévu pour le Canadien

Le Canadien s'incline 4-2 devant les Red Wings à son match d'ouverture au Centre Bell.

Erne, des Red Wings, pousse Lehkonen, du Canadien, sur la bande.

Adam Erne (no 73) et Artturi Lehkonen (no 62)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Alexandre Gascon

Les Red Wings de Détroit auraient dû être les faire-valoir de l'Atlantique. En seront-ils les tortionnaires?

Et les Sabres de Buffalo? Et même, qui sait, les Sénateurs d’Ottawa?

L’on savait que la tâche serait ardue dans la Division atlantique cette saison, mais pas nécessairement que la pression viendrait de clubs moribonds en 2018-2019, qui semblaient être les seuls à ne pas bénéficier de cette sempiternelle parité dans la LNH.

La saison est bien jeune, d’accord, ce qui ne signifie pas que les observations de l’automne ne tiennent pas la route pour prédire l’hiver. Quand ces mêmes Red Wings (3-1-0), venus étouffer le Canadien lors de son match d’ouverture jeudi soir, étaient débarqués au Centre Bell pour le cinquième duel de la campagne 2018-2019, il était manifeste que les soirées seraient longues au Michigan.

À l’inverse, les hommes de Jeff Blashill ont pris le CH (1-1-2) à son propre jeu avec leur combativité, leur échec avant incessant, leurs revirements en zone neutre et leur vitesse.

À l’instar des Wings, Buffalo (3-0-1), vainqueur du Tricolore mercredi, connaît sa meilleure entame en 10 ans. À Ottawa... Bon, il n’y a pas encore de raisons de sourire, mais elles pourraient venir si les Sénateurs (0-3-0) appliquent un cadre aussi serré que ce qu’on a vu lors du dernier match préparatoire. Ottawa menait d’ailleurs par deux buts jeudi contre les champions de la Coupe Stanley, avant que les Blues renversent la vapeur.

Pourquoi s’attarder à ces trois formations? Parce que le CH a largement profité de leurs largesses l’an passé pour tronquer sa fiche et s’approcher d’une participation aux séries éliminatoires et qu’il risque d’avoir besoin de cette même domination pour cette fois s’y faufiler.

Le Canadien avait maintenu une fiche de 8-1-3 contre Détroit, Buffalo et Ottawa, larguant seulement 5 points sur 24 au passage.

Cette année, après un duel contre les Sabres et un autre contre les Wings, il en a récolté qu’un seul.

L’Atlantique regroupe trois aspirants à la Coupe Stanley, une équipe franchement améliorée et trois autres formations qui ont déjà démontré qu’elles ne se laisseront pas piétiner. Dans tout ce capharnaüm, le Bleu-blanc-rouge devra jouer les trouble-fêtes, et vite.

Jonathan Drouin a chanté un vieux refrain sur la question.

« Tout le monde dans notre division [a ses chances]. Dans la ligue nationale maintenant, il n’y a pas un match facile. »

« Chaque été, tout le monde se prépare. [Les Red Wings] ont une bonne équipe. On s’y attendait. Ils ont eu des changements un peu cet été », a-t-il ajouté.

Après deux périodes, le premier trio des Wings, composé d’Anthony Mantha, Dylan Larkin et Tyler Bertuzzi, taillait en pièces celui du Canadien piloté par Phillip Danault, si bien que Claude Julien a finalement jonglé avec ses combinaisons.

Les indicateurs de possession de rondelle tournaient autour de 70 % en faveur de Mantha et de ses compagnons, des chiffres qui se sont légèrement équilibrés au troisième vingt, les Wings protégeant leur avance, mais qui sont demeurés tout de même largement en leur faveur à 60 %.

C’est que le CH peinait, peu importe le duo défensif sur la glace, à sortir la rondelle de son territoire. Ce trait ressort avec plus d’insistance de match en match.

Contrer la pression

« On n’est pas à point [sharp, NDLR]. Mentalement, on fait beaucoup d’erreurs et elles deviennent coûteuses. Notre jeu de transition en souffre aussi », a résumé l’entraîneur.

Comme lorsque Ben Chiarot quitte la ligne bleue de l’adversaire pour tenter de maintenir une attaque en vie, mais, hésitant, se fait surprendre et permet un deux contre un. Un patron de jeu survenu à trois reprises.

Ou quand le jeune Nick Suzuki perd sa bataille à un contre un dans le fond de son territoire, est puni en tentant de se racheter et que cet avantage numérique permet à Mantha d’enfiler le but victorieux.

Et cette liste est longue.

Julien a d’ailleurs refusé de jeter la pierre uniquement à ses défenseurs.

C’est une combinaison de tout. C’est beau de dire les défenseurs, mais il faut que les avants soient disponibles aussi. Il y a des fois où les défenseurs pourraient bouger la rondelle plus rapidement, mais il y a des fois où ils ont de la difficulté à trouver une ouverture. Ça revient toujours à la même chose. On n’est pas intelligents [sharp, NDLR] dans nos décisions.

Claude Julien

« Nous n’avons pas été à notre mieux encore […] Quand on est vraiment bons, on referme le jeu rapidement et tout le monde est au bon endroit. Nous recherchons encore cette zone de confort dans notre zone, je dirais », a ajouté Jeff Petry, encore une fois l’arrière le plus utilisé avec 23 min 47 s de temps de glace.

C’est une constante au cours des quatre matchs : l’adversaire fonce sur les défenseurs du Tricolore, souvent dans une pression soutenue à deux attaquants et les force à précipiter leurs gestes et à commettre des revirements.

Jusqu’à présent, la recette fonctionne.

Le CH doit rapidement trouver une solution, puisqu'il vient d’amorcer une séquence de quatre rencontres à domicile où il croisera encore le fer avec les Blues de Saint Louis, le Lightning de Tampa Bay et le Wild du Minnesota.

Par où commencer alors?

« C’est assez simple, il faut juste mieux jouer », a laissé tomber Carey Price.

Bien vu Carey.

En rafale

Joel Armia a inscrit un troisième but en 24 heures d’un tir des poignets foudroyant qui a inspiré un commentaire à Jonathan Drouin, visiblement très impressionné par son coéquipier.

« C’est un talent divin. C’est quelque chose que tu vois dans les entraînements. J’ai joué avec et contre lui au mondial junior. C’est un talent et il commence à trouver sa confiance », a dit le Québécois dans un élan d’enthousiasme.

Toujours dans les bonnes nouvelles, l’avantage numérique du Canadien a marqué dans un quatrième match de suite. Montréal présente un taux de 33,3 % de réussite, soit 4 en 12. L’équipe traverse une bonne séquence de ce côté. Une fois n’est pas coutume.

Jordan Weal a encaissé un vilain coup d’épaule à la tête en première période de la part d’Adam Erne, un geste qui n’a pas été sanctionné. Le petit attaquant a immédiatement retraité au vestiaire, vraisemblablement pour se soumettre au protocole sur les commotions cérébrales avant de revenir au jeu une quinzaine de minutes plus tard. Il a plutôt bien paru par la suite et a réussi 3 tirs en 14 minutes de jeu.

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