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Les joueurs des Alouettes prêts pour Winnipeg… et pour la neige

Les joueurs s'entraînent.

Les Alouettes

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Antoine Deshaies

Officiellement qualifiés depuis le week-end dernier, les joueurs des Alouettes auront droit à un avant-goût des éliminatoires, samedi, à Winnipeg. La capitale manitobaine devrait recevoir une tempête de neige au cours des prochaines heures.

Après leur entraînement de jeudi, sous le confortable soleil montréalais, les joueurs n’ont pas semblé ébranlés par les récentes prévisions météorologiques.

« J’ai joué de septembre à novembre toute ma carrière, dont cinq ans à Québec, a dit le receveur Félix Faubert-Lussier. Le football, pour moi, c’est un sport d’automne et d’hiver. Nous serons prêts pour ça. »

J’aime ça la neige. C’est un bon signe quand on joue dans le froid. Ça veut dire que les éliminatoires approchent. Je sais que ça dérange certains joueurs, mais nous, les joueurs de ligne, on est assez corpulents et de la chaleur, on en a en masse.

Kristian Matte

Parmi les joueurs qui aiment un peu moins ça, il y a le quart arrière Vernon Adams. Le Californien de naissance n’est toutefois pas effrayé par la neige.

« Est-ce que j’aime ça? Pas vraiment, mais nos adversaires joueront dans les mêmes conditions que nous, explique le quart de 26 ans. J’ai joué à l’Université Eastern Washington à Spokane et il neigeait souvent en fin de saison. »

Les commentaires de Kristian Matte et Félix Faubert-Lussier

Reste que les conditions de jeu auront assurément un impact sur le plan de match. Les Alouettes devraient logiquement offrir plus de ballons à leurs porteurs si la météo complique le travail du quart et de ses receveurs.

Le porteur William Stanback est demeuré à l’écart de l’entraînement jeudi.

« On espère que les conditions seront correctes pour que notre jeu aérien se déploie, a expliqué l’entraîneur-chef Khari Jones. On a confiance en notre jeu au sol. On va s’adapter. »

« À ce temps-ci de l’année, on se prépare pour les éliminatoires et c’est presque un luxe de pouvoir jouer si rapidement dans des conditions hivernales, ajoute Félix Faubert-Lussier. C’est une belle occasion de peaufiner notre jeu au sol. »

Un soldat de moins sur la ligne offensive

Les Alouettes devront affronter le front défensif des Blue Bombers sans un pilier de leur ligne offensive. Tony Washington a subi une fracture du tibia droit lors du match de samedi contre les Stampeders de Calgary. Sa saison est bien évidemment terminée.

C’est dommage parce qu’il jouait comme un joueur étoile. Son remplaçant a quatre matchs pour trouver son rythme avant les éliminatoires.

Khari Jones

Washington sera remplacé par Kennedy Estelle, un Texan de 25 ans qui n’a pas joué le moindre match dans la ligue canadienne depuis la saison 2016.

« Ce sera une lourde commande pour lui, mais j'ai confiance, a expliqué Khari Jones. J’espère qu’il ne sera pas trop rouillé et que le football, pour lui, c’est comme la bicyclette et que ça ne se perd pas. »

« Quand un joueur tombe au combat, il faut que le prochain sur la ligne soit prêt à jouer, a ajouté Kristian Matte. Estelle est un gars très athlétique et il a de très longs bras. Il a connu des bons entraînements cette semaine et on a hâte de voir ce qu’il peut faire en match. »

Heureuses alouettes

Bien sûr, il est toujours plus agréable de s’entraîner au soleil plutôt que sous la pluie froide d’automne. Reste que l’ambiance était très joyeuse jeudi.

Les joueurs se déhanchaient au son des notes crachées par les haut-parleurs censés imiter le bruit de la foule manitobaine, l’une des plus bruyantes de la LCF.

L’ambiance au sein de l’équipe est à des années-lumière de ce qu’elle était au cours des dernières saisons.

On est confiants pour vrai et c’est ça qui est différent des autres années. Notre confiance n’est pas artificielle comme avant. On était positifs l’an passé, mais on savait aussi ce qui se passait. Avec la confiance et les victoires, on s’amuse beaucoup plus.

Kristian Matte

Est-ce à dire que les joueurs mentaient à l’occasion par le passé au sujet de leurs états d’âme?

« Mentir, peut-être pas, mais on essayait de rester positifs, précise Matte. Ça aurait pu marcher avec quelques victoires de plus. Cette année, on est confiants même si on sait qu’on n’a pas encore atteint notre plein potentiel. C’est ce qu’on vise. »

Il reste quatre matchs avant le début des éliminatoires. Après le match contre les Blue Bombers samedi, les Alouettes recevront Toronto puis Hamilton, avant de terminer la saison à Ottawa.

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