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L'affaire Salazar emporte le directeur technique de la fédération britannique

Ils se tiennent par l'épaule.

Alberto Salazar et Mo Farah (à droite) en 2012

Photo : Getty Images / Michael Steele

Radio-Canada

La suspension de l'entraîneur d'athlétisme Alberto Salazar a emporté le directeur technique national de la Fédération britannique, Neil Black, qui a décidé de démissionner.

Le dirigeant britannique avait annoncé qu'il réfléchirait à son avenir après la suspension pour incitation au dopage de Salazar, l'ancien entraîneur du multiple champion olympique Mo Farah.

La démission de Neil Black entrera en vigueur à la fin du mois d'octobre, soit après le marathon de Chicago, auquel Farah devrait prendre part.

L'Agence américaine antidopage (USADA) a suspendu l'entraîneur américain Alberto Salazar pour quatre ans pour infractions aux règles antidopage.

Au moment du lancement de l'enquête qui a mené à cette sanction, en 2015, Salazar était responsable de l'entraînement de Farah, déjà double champion olympique (5000 et 10 000 m) à cette époque. Il avait remporté deux autres titres aux Jeux de 2016.

Il a les bras croisés.

Neil Black

Photo : UKA, la Fédération britannique d'athlétisme

Neil Black avait qualifié Alberto Salazar de « génie », et la Fédération britannique d'athlétisme avait confié à l'entraîneur américain un poste de conseiller pour son programme d'endurance.

Sans crainte pour Farah

Rien ne vient incriminer Neil Black dans ces accusations de dopage.

« Rien n'a changé concernant ma confiance en Mo Farah », a expliqué Black après les Championnats du monde d'athlétisme, où les Britanniques n'ont remporté que cinq médailles, leur pire performance en 14 ans.

« Il est important de répéter que la Fédération britannique d'athlétisme et les équipes médicales et d'encadrement ont toujours été celles qui géraient et dirigeaient les soins de Mo Farah, donc nous n'avons aucune crainte », a dit Neil Black.

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Sebastian Coe, a annoncé dimanche que l'Unité d'intégrité de l'athlétisme de l'IAAF, chargée d'enquêter sur les affaires de dopage et de corruption, allait passer en revue le dossier de la suspension d'Alberto Salazar en enquêtant plus précisément sur ses athlètes.

L'homme de 61 ans dirigeait le projet Oregon, un groupe d'entraînement de très haut niveau basé dans le nord-ouest des États-Unis et financé par l'équipementier Nike.

Alberto Salazar, soutenu par l'entreprise Nike, a toujours nié les accusations de dopage et a fait savoir qu'il ferait appel de sa suspension.

Avec les informations de Agence France-Presse

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