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Ignacio Piatti, grand absent du bilan de saison de l'Impact

Il lève un pouce.

Ignacio Piatti salue la foule du stade Saputo après le match contre les Red Bulls de New York.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Antoine Deshaies

MONTRÉAL - C’est presque devenu une coutume. Au terme des bilans de fin de saison de l’Impact, les questions sont bien souvent plus nombreuses que les réponses. Aux incertitudes attendues, le bilan de 2019 aura permis d’ajouter une dose de confusion au dossier le plus délicat de l’intersaison de l’équipe.

Ignacio Piatti, le joueur désigné et coeur et âme du Bleu-blanc-noir, a choisi de ne pas se prêter au jeu des questions. Après deux heures de bilan, tous les joueurs présents avaient défilé au podium, sauf lui.

Le directeur des communications a affirmé que 'Argentin avait décidé de ne pas se présenter au podium, mais que l’équipe annonçait du même coup son intention de se prévaloir de l'option qu'elle détient sur son contrat en 2020. Impossible d’en savoir plus.

Il n’était pas prévu que le propriétaire Joey Saputo, le président Kevin Gilmore et le nouveau directeur sportif Olivier Renard rencontrent les médias mardi.

La semaine dernière, le milieu de terrain de 34 ans avait indiqué qu'il aimerait rejouer à Montréal en 2020. Des blessures à répétition l'ont limité à 11 matchs en MLS en 2019.

Alors, comment expliquer la décision de Piatti de s’exclure du bilan médiatique? Votre hypothèse est aussi bonne que la nôtre. Personne, outre le clan Piatti et l’Impact, ne connaît véritablement les modalités de l’année d’option au contrat.

Chose certaine, l’intention de l'équipe de se prévaloir de l’option ne veut pas nécessairement dire que Piatti sera de retour l’an prochain. Dans l’optique de transférer l’Argentin, et espérer ne pas le perdre pour rien, il doit rester sous contrat.

Le grand jeu des négociations est amorcé.

À défaut d’y être, Piatti a fait parler de lui. Plusieurs joueurs, dont Maxi Urruti, ont vanté son apport au club et ont souhaité son retour.

« Il est tellement important pour nous, à un point tel que chaque jour, je lui demande de revenir l’an prochain, a confié Urruti. Après ma rencontre avec vous, je vais me rendre chez Piatti pour lui demander de nouveau. Ce n’est pas pareil sans lui. »

Wilmer Cabrera serein dans l’incertitude

L'entraîneur Wilmer Cabrera, arrivé en remplacement de Rémi Garde pour la dernière ligne droite, a été le premier à prendre la parole devant les journalistes, et il a rapidement été questionné sur son avenir, dont il ignore les détails.

« Je serai entraîneur ici ou ailleurs. Je ne suis pas inquiet à propos de mon avenir, pour être honnête avec vous. Je connais mes capacités. J’ai besoin d’avoir un peu de temps libre. Je vais aller en Colombie, visiter ma famille. Je veux recharger mes batteries pour être prêt pour ce qui m’attendra pour la suite », a-t-il confié.

« Pour moi, avoir l’occasion de venir ici, d’interagir avec les athlètes. C’est un risque qui en valait la peine », a-t-il également expliqué.

Deux gardiens qui veulent jouer

De son côté, le gardien Evan Bush, laissé de côté pour les deux derniers matchs de la saison, s’est montré philosophe. 

Tu veux jouer tous les matchs, c'est sûr. Je comprends que l’équipe était sur une bonne lancée, et qu’il fallait la maintenir. Je voulais être un bon coéquipier.

Evan Bush, gardien de l'Impact

« Je n’ai jamais pensé à autre chose que de revenir et aider le club, a-t-il poursuivi. La ligue des champions est super importante. Je pense avoir l’expérience pour aider l’équipe. Il n’y a pas de raison de croire que je ne serai pas de retour l’an prochain. »

Interrogé à savoir s’il avait rencontré Olivier Renard, son nouveau patron, le gardien a expliqué qu’une rencontre était prévue, mais qu’elle n’avait toujours pas eu lieu, avant d’ajouter qu’il se considère toujours comme un élément important de l'équipe.

« L’intersaison est un bon moment pour méditer sur tout ça, de faire le vide et de revenir en force », a-t-il dit, philosophe.

L’autre gardien, Clément Diop, veut aussi revenir, mais à la condition qu’il ait une chance de jouer.

« On a discuté avec le directeur sportif lundi et c’était positif, a dit Diop. J’espère continuer l’aventure, mais je n’ai pas le pouvoir de décider. J’attends d’en savoir un peu plus et on aura d’autres rencontres et on prendra ensuite une décision. La balle est dans leur camp. »

Orji Okwonkwo, nommé joueur de l’année pour l’Impact, n’a pas montré la même assurance quant à son désir de revenir l’an prochain. Son prêt de Bologne n’était valide que pour la saison 2019.

« L’adaptation a été compliquée, a affirmé Okwonkwo. J’ai eu une bonne saison avec des hauts et des bas, mais je n’ai jamais vécu une saison aussi difficile dans ma vie avec les déplacements et tout. Je voulais m’améliorer et c’est ce que j’ai fait. »

Les Français Bacary Sagna et Rod Fanni, de leur côté, espèrent être de retour en 2020.

« J’ai rencontré Olivier Renard ce matin et la rencontre a bien été, a confié Sagna, élu joueur défensif de l'année du onze montréalais. Il y aura des discussions entre le club et mon agent, mais je suis serein. J’ai pris beaucoup de plaisir ici, alors bien sûr j’aimerais rester. »

Sagna avait toutefois quelques regrets par rapport au jeu collectif de l’équipe.

« On a bien amorcé la saison, mais on a arrêté de travailler aussi difficilement, a dit le Français. On n’a pas su réagir aux mauvais résultats. On a peut-être manqué de maturité. On aurait dû prendre les matchs un à la fois sans se projeter. »

« On n’a pas encore parlé de 2020, car on attendait l’après-saison pour faire le point, a expliqué Fanni, embauché en renfort au mois d’août. On s’était dit que si tout allait bien et que le nouveau patron était d’accord, on allait penser à prolonger. Je crois que ça s’est bien passé. »

S’il n’en tenait qu’à Wilmer Cabrera, Fanni, qui aura 38 ans en décembre, serait de retour.

« Il a 37 ans, mais il court comme un gars de 19 ans, a dit Cabrera. Il m’a impressionné à son premier match contre Zlatan Ibrahimovic. »

Une saison mouvementée pour les joueurs locaux

La saison 2019 a aussi marqué le retour au bercail du jeune Ballou Jean-Yves Tabla. Son retour a toutefois laissé bien des observateurs sur leur appétit.

Ballou a eu de petits problèmes avec l’entraîneur Wilmer Cabrera. En point de presse, il a refusé de les nommer.

Ce sont des trucs qui arrivent, je ne suis pas le premier ni le dernier à qui ça arrivera. J’ai fait des erreurs et je les assume. Les gens oublient parfois que je n’ai que 20 ans. Le club veut que je reste et ça me ferait plaisir, mais je suis toujours sous contrat avec Barcelone. On va voir.

Ballou

Anthony Jackson-Hamel, lui, n’a pas caché que le départ de Rémi Garde lui a donné une bouffée d’espoir. La relation entre les deux hommes n’a jamais été des plus chaleureuses. L’attaquant québécois a encore une année d’option à son contrat et souhaite rester à Montréal.

« Le changement de staff a eu un gros impact positif pour moi, a dit sans détour le bombardier de Limoilou. Je sentais que Wilmer Cabrera voulait me faire jouer avant que je me blesse. Avant son arrivée, j’avais l’impression de travailler contre un mur. On me décrivait négativement et c’est dur de jouer dans ce contexte. »

Le défenseur Zachary Brault-Guillard, qui n’a pas beaucoup joué en 2019, ne ferme pas la porte à un retour. Il était prêté par Lyon. Ses agents devront se mettre au travail, mais il aimerait être plus utilisé.

Pour ce qui est du gardien James Pantemis, il espère obtenir du temps de jeu en 2020. À l’Impact ou ailleurs en prêt. 

Les prochaines semaines apporteront peut-être quelques réponses, mais au compte-gouttes.

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