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Préoccupés par les chutes, les cyclistes professionnels réclament plus de sécurité

Un coureur, le maillot vert déchiré dans le dos à cause d'une chute.

Le Slovaque Peter Sagan (de dos) durant le Tour de France de 2018

Photo : Getty Images / PHILIPPE LOPEZ

Radio-Canada

Les cyclistes professionnels ont de nouveau réclamé plus de sécurité en course après la lourde chute samedi du Colombien Alvaro Hodeg au Tour de l'Eurométropole, à Tournai, en Belgique.

Dans les derniers mètres de l'épreuve, le coureur de l'équipe Deceuninck a été projeté au sol après avoir violemment heurté les pieds d'une barrière de sécurité. Il souffre de fractures à l'épaule droite.

Il est étendu sur la route.

Alvaro Hodeg

Photo : FloBikes

« Ce type de barrières devrait être banni partout », a écrit sur Twitter le coureur italien Matteo Trentin.

Son message a reçu beaucoup d'échos, dont ceux du Français Warren Barguil et de l'Irlandais Sam Bennett.

Il y a un sentiment d'insécurité dans le peloton qui est alimenté par plusieurs incidents cette saison.

La chute de Hodeg rappelle en effet celle, tout aussi spectaculaire, du Belge Wout van Aert lors de la 13e étape du dernier Tour de France.

Il s'accroche dans le pied d'une barrière et chute durant le contre-la-montre.

Wout van Aert

Photo : RTBF

À un kilomètre de l'arrivée du contre-la-montre à Pau, il avait accroché le pied d'une barrière et avait chuté, s'infligeant une profonde entaille à la jambe.

Son équipe, Jumbo-Visma, a envisagé de porter plainte contre l'organisateur du Tour de France, ASO. La menace ne s'est pas concrétisée.

Le Belge Bjorg Lambrecht est mort sur les routes du Tour de Pologne le 5 août. Il avait heurté, ont précisé les médias polonais, une structure de béton avant de tomber dans un fossé.

Dans cette photo en noir et blanc, il est installé sur son vélo.

Deuxième du Tour de l'Avenir 2017, Bjorg Lambrecht faisait partie des plus grands espoirs du cyclisme mondial.

Photo : Twitter/@Lotto_Soudal

Après le tragique accident, l'association Cyclistes professionnels associés (CPA), chargée de défendre les intérêts des coureurs, avaient publié un communiqué pour dénoncer les lacunes en matière de sécurité d'une autre épreuve, le BinckBank Tour (course à étapes en Belgique et aux Pays-Bas).

« Les participants se plaignent uniformément des rues étroites, des obstacles non signalés, des courbes brusques et des trous au sol à proximité des arrivées [...] Les coureurs sont soumis à une course à obstacles en ville », avait alors déploré la CPA.

Et les craintes des coureurs sont aussi celles de leurs proches.

« On me demande parfois si j'ai peur quand Edward Theuns roule », a tweeté la compagne du coureur belge, Lien Crapoen.

« C'était atroce de voir quelqu'un heurter les barrières si violemment. On me demande si j'ai peur quand Edward roule. Souciez-vous de la sécurité des coureurs », a-t-elle dit.

Accusée par la CPA de ne « pas changer grand-chose » en matière de sécurité, malgré des mises en garde répétées, l'Union cycliste internationale (UCI) a pris quelques initiatives aux Championnats du monde, qui avaient lieu en Angleterre en septembre.

De l'eau est éclaboussée par les roues des vélos.

Les coureurs roulent sous la pluie aux Championnats du monde de 2019.

Photo : La Presse canadienne / Manu Fernandez

À cause de « conditions météorologiques extrêmes », l'épreuve sur route masculine avait été raccourcie d'environ 25 kilomètres. De plus, des messages enjoignant les spectateurs à la prudence étaient diffusés pendant l'épreuve.

L'association CPA doit rencontrer l'UCI mercredi.

Parmi les idées qui seront à l'étude, comme le précise la CPA sur son site : « une distance minimale obligatoire entre les véhicules et les coureurs, des zones de ravitaillement différentes, des barrières et des arrivées plus sûres pour toutes les courses ».

Avec les informations de Agence France-Presse

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