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La passion du taekwondo est forte pour Marc-André Bergeron

Il se concentre avant un combat.

Marc-André Bergeron

Photo :  Nicolae Buceatchi

Alexandre Coupal

Les précieux points à prendre et la proximité avec les Jeux de Tokyo expliquent le nombre et la qualité des athlètes présents à l’Omnium du Canada, cette fin de semaine, au complexe sportif Claude-Robillard.

Pour chacune des catégories de poids en taekwondo aux Jeux olympiques, ils ne sont que 16 athlètes. Les 6 meilleurs selon le classement mondial, et 10 autres qui doivent passer par un tournoi de qualification continentale.

La dernière fois, pour les Jeux de Rio, c’est à cette étape que le projet s’est interrompu pour Marc-André Bergeron, en action ce week-end à Montréal. Il a perdu par un point le combat de demi-finale qui lui aurait ouvert la porte des Jeux.

Il sert un coup de pied du gauche à son adversaire.

Marc-André Bergeron en rouge

Photo : Nicolae Buceatchi

Aujourd’hui, fort de son 19e rang mondial, il figure en tête liste de la fédération pour retourner au tournoi de qualification olympique le printemps prochain. Avec comme objectif de se venger du dénouement de 2016.

La motivation n’a pas été dure à trouver. J’ai fait énormément de travail sur moi, sur mon style, sur mes outils de combats. Quatre ans plus tard, je suis un athlète transformé, différent, qui a énormément évolué, qui a une banque d’outils de combat beaucoup plus large.

Marc-André Bergeron

Bergeron a découvert le taekwondo à l’âge de 7 ans après avoir à assister à une démonstration. Le déclic a été presque instantané pour le garçon qui avait envie de pratiquer un sport de combat.

« J’étais attiré par le fait que ce sont des coups de pied, principalement. Je me suis inscrit la session suivante », se souvient-il.

À l'âge de 13 ans, Bergeron s'est joint à l'équipe élite de son club. Tranquillement, le rêve de pratiquer son sport à des compétitions internationales a fait son chemin, avec les Jeux olympiques en toile de fond. Et plus tard, les Jeux sont devenus le réel objectif.

La connexion Sainte-Foy

Autour de lui, ce ne sont pas les exemples qui manquaient pour nourrir ce genre d’ambitions. À certains égards, la ville de Sainte-Foy est un peu le berceau du taekwondo au Québec. Sébastien Michaud, qui a participé deux fois aux JO s'entraînait au club de Sainte-Foy, tout comme Karine Sergerie, qui s'est amenée une fois sa carrière commencée.

Et si Bergeron a découvert le sport à la suite d'une démonstration dont il était spectateur, c’est exactement la même chose qui est arrivée à François Coulombe-Fortier.

L'ex-olympien est maintenant chargé de projet à la Fédération québécoise.

François Coulombe-Fortier (à gauche)

Photo :  Nicolae Buceatchi

Même si le premier concède six ans à l’autre, les deux hommes se sont entraînés ensemble quand Bergeron a intégré l’équipe élite. Puis, il a même accompagné Coulombe-Fortier aux Jeux de Londres à titre de partenaire d'entraînement.

« Je pense que la piqûre était déjà là, mais il a vu que c’était possible », confie Coulombe-Fortier, qui est aujourd’hui chargé de projet à la Fédération québécoise de taekwondo.

Un rêve qu’il faut financer

Si le processus qualificatif est déjà rigoureux, il y a un autre obstacle de taille : l’argent.

Sport Canada subventionne seulement cinq athlètes canadiens de taekwondo, à raison d’un brevet d’une valeur de 20 000 $ chacun. Marc-André Bergeron est chez lui ce week-end, la semaine prochaine, il sera à Las Vegas, la suivante à Sofia en Bulgarie pour un Grand Prix, ensuite de retour au Québec pour une sélection provinciale, avant de reprendre l’avion pour la Croatie.

Une saison de taekwondo coûte facilement plusieurs dizaines de milliers de dollars. Et les différentes compétitions n’offrent pas de bourses suffisantes pour tout payer. Plusieurs athlètes doivent donc financer leur saison de leur propre poche.

Mais la passion étant ce qu’elle est, la seule chose qui compte pour l’instant est le tournoi continental du printemps prochain, où Bergeron devrait se retrouver.

S’il atteint la finale, il réalisera son rêve de participer aux Jeux olympiques. Et il pourra témoigner que le chemin entre Sainte-Foy et Tokyo est beaucoup plus long que sur la carte.

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