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chronique

Trois clés pour le Canadien : l’avantage numérique, Drouin et… Petry

Ils se félicitent sur la glace.

Jeff Petry et Jonathan Drouin

Photo : Getty Images / Ethan Miller

Guy D'Aoust

BILLET -  Le troisième vous étonne, avouez. On l’oublie si facilement le Jeff. J’y viendrai plus loin dans ce texte, mais parlons d’abord brièvement des deux autres éléments qui pourraient faire une énorme différence pour le Canadien cette saison.

Je ne vais pas m’appesantir sur l’avantage numérique. Tout a été dit ou presque sur cet aspect déficient du jeu du Tricolore.

Juste moyen

Alors, soyons réalistes. Pas besoin de rêver.

Le Canadien n’a même pas besoin de devenir bon en avantage numérique. S’il cesse d’être médiocre et qu’il réussit à être moyen, il participera aux séries.

L’an dernier, l’équipe n’a marqué que 31 buts en avantage numérique. Tous à cinq contre quatre. Aucun but à cinq contre trois. Pas davantage à quatre contre trois.

Si le CH atteint la moyenne (48 buts pour les équipes en milieu de peloton l’an dernier), ça représentera une amélioration de 17 buts (un par tranche de 5 matchs). Or, le Tricolore a perdu 14 rencontres par un but en 2018-2019. Et il ne lui a manqué que trois points pour prendre part aux séries.

Je vous laisse faire le calcul.

Drouin

Là, c’est plus délicat.

Signe encourageant, il a disputé un très bon premier match au côté de Jesperi Kotkaniemi.

Il faut que ça dure parce que les problèmes de Jonathan Drouin déteignent sur l’équipe à plus d’un titre.

Je suis convaincu que ses ennuis n’ont rien à voir avec sa forme physique ou ses qualités de joueur. Il est plongé dans une spirale dont il a été incapable de se sortir l’an dernier. Et malgré le casse-tête que ça représente, il faudra l’aider. Ce sera son défi, mais aussi celui de Claude Julien.

Sinon, Drouin deviendra une distraction agaçante.

Un joueur célèbre un but.

Jonathan Drouin

Photo : USA Today Sports

Rappelez-vous : cette équipe-là se cherchait une identité l’an dernier à pareille date. Elle l’a trouvée. On mise sur la vitesse, l’effort constant, le sacrifice personnel au profit de l’équipe. Weber est un meneur influent, tranquille, qui en impose par sa présence. Gallagher inspire par sa fougue et son travail incessant. Domi est un fonceur. Paul Byron ne recule jamais.

Drouin dans tout ça? Un artiste, élégant, manieur de bâton, capable de feintes qui soulèvent la foule, mais dont l’image est loin de coller à l’identité que l’équipe s’est choisie et forgée. Si on doit le remorquer, on aura le sentiment de traîner un corps étranger.

Et Petry?

Manifestement, Jeff Petry est le nouveau défenseur numéro un de l'équipe.

Le défi pour lui, c’est de répéter. Il a établi des marques personnelles pour les buts (13), les mentions d’aide (33) et les points (46) la saison dernière. L’absence de Shea Weber en début de saison lui a laissé toute la latitude voulue.

Avec Weber dans la formation, avec les 25 minutes par match qu’il exige, qu’est-ce qui restera pour Petry?

N’oublions pas que le no 26 a amassé plus de points qu’Alex Pietrangelo, Duncan Keith, P.K. Subban, John Klingberg ou Rasmus Dahlin la saison dernière.

Un joueur s'accroupit en patinant.

Jeff Petry

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Un devoir

Claude Julien a le devoir de laisser courir ce lièvre-là.

Lors du premier match en Caroline, jeudi, Petry a passé plus de temps sur la patinoire que Shea Weber.

Au dernier match préparatoire contre Ottawa, quand le Canadien perdait par un but en fin de rencontre, c’est Petry que Julien a envoyé dans la mêlée dans la dernière minute. Pas Weber. Et Petry a préparé le but égalisateur de Gallagher.

Entendons-nous : je ne vous dis pas que Jeff Petry sera dans la course pour le trophée Norris! Mais il faut qu’il ait une influence sur la production offensive de l’équipe, comme ça a été le cas l’an dernier. On ne doit pas reculer là-dessus.

L'entraîneur du Canadien de Montréal affiche une mine déconfite lors d'une conférence de presse.

Claude Julien

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

S’il le fait en aidant le Tricolore à accéder aux séries, tout le monde sera content. S’il le fait sans que le Canadien accède aux séries? Eh bien, il deviendra la meilleure monnaie d’échange dont Bergevin aura bénéficié depuis P.K. Subban.

Petry a une clause lui permettant d’empêcher un échange avec 15 équipes. Ça en laisse quand même 15. Et s’il est si bon, c’est peut-être Weber qu’on laissera partir. La valeur du capitaine est loin d’être vilaine.

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