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Beaucoup d'entraînement pour l'équipe canadienne de hockey féminin

L'entraîneur donne des directives aux hockeyeuses canadiennes.

Perry Pearn (droite)

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Jean St-Onge

L’équipe féminine de hockey du Canada a conclu le premier de ses sept minicamps, jeudi à Montréal, en préparation pour le Championnat du monde qui se tiendra dans la région d'Halifax en mars prochain.

Traditionnellement, l’équipe nationale ne se réunit pas si souvent à mi-chemin d’un cycle olympique. Mais comme les joueuses ont beaucoup de disponibilité en raison de la fermeture de la Ligue canadienne, Hockey Canada tente de les regrouper plus souvent pour qu'elles restent au plus haut niveau.

Comble de malheur, le Tournoi des quatre nations, un tournoi qui regroupe le Canada, les États-Unis, la Suède et la Finlande, qui devait se tenir en Suède cette année, a été annulé parce que les Suédoises sont en conflit avec leur fédération.

Bref, si on compte les matchs amicaux organisés par l'Association professionnelle des joueuses de hockey féminin (PWHPA) et la traditionnelle série entre le Canada et les États-Unis, les Canadiennes disputeront seulement une dizaine de matchs avant le Championnat du monde.

C’est peu, si on compare aux années précédentes. Les joueuses disputaient leur saison dans la Ligue canadienne, en plus de la série Canada-États-Unis et de la Coupe des quatre nations.

« Ce n’est pas l’idéal, c’est certain, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a », dit Gina Kingsbury, la directrice de l’équipe nationale.

Elle croit cependant que la multiplication des minicamps aura des retombées positives.

« Normalement, on n’a pas le temps lors de courtes compétitions de travailler sur les détails de notre jeu. Je pense que l’identité de notre équipe sera plus solide au Championnat du monde grâce à toutes ces heures sur la glace. »

Une équipe canadienne en tournée

L’équipe nationale profite aussi de ces camps pour sortir de Calgary et aller montrer son produit dans les autres régions du pays.

Après le festival d'automne qui s'est tenu à Liverpool, en Nouvelle-Écosse, les minicamps ont lieu à Montréal et dans la région de Toronto.

Ainsi, les Ontariennes, qui formaient la moitié de l’équipe nationale au dernier mondial, vont pouvoir s’entraîner chez elles, tout comme les étoiles de l’équipe, Marie-Phillip Poulin et Mélodie Daoust qui profiteront de trois visites au Québec pour passer plus de temps auprès de leur famille.

Pour une nouvelle venue comme Ann-Sophie Bettez, les nombreux camps lui permettront de mieux s’intégrer au sein de l’équipe nationale.

Ça permet de passer beaucoup plus de temps avec mes coéquipières et de construire quelque chose de solide à l’extérieur de la glace. Je suis vraiment choyée d’avoir ces minicamps qui me permettent de connaître un peu plus tout le monde.

Ann-Sophie Bettez

Bettez, longtemps l'une des meilleures joueuses de la Ligue canadienne, a finalement été retenue par Hockey Canada l’an dernier et a participé à son premier Championnat du monde à l’âge de 31 ans.

Malgré le nombre réduit de matchs, le volume de travail sera plutôt élevé pour les hockeyeuses canadiennes, ce qui est loin d'effrayer Bettez.

« D’aller m’entraîner, de jouer sur la glace, c’est exactement ce que j’ai voulu faire. Pour moi, c’est un travail qui est aussi un rêve devenu réalité. »

Et si le rêve pouvait se poursuivre pendant 30 mois, elle se retrouverait aux Jeux olympiques pour la première fois de carrière, à 34 ans.

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