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L’après-LCHF est bien occupé pour les hockeyeuses

Marie-Philip Poulin : « On est en train de créer quelque chose pour la prochaine génération. »

Elle parle dans un micro.

Marie-Philip Poulin

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Radio-Canada

Le Canadien de Montréal a son tournoi de golf. Voilà que les membres de la nouvelle Association des joueuses de hockey féminin (PWHPA) ont le leur.

Elles n’ont peut-être pas de matchs organisés dans une ligue pour la première fois en 12 ans, mais les hockeyeuses de la défunte Ligue canadienne de hockey féminin auront tout de même beaucoup de travail.

« L’été a passé vite, l’entraînement a repris rapidement, a reconnu Marie-Philip Poulin, avant de s’élancer sur les verts. On a eu des camps de hockey avec Caroline Ouellette aussi. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, sans saison, mais avec la création de la PWHPA, l’engouement a pris assez rapidement.

« Les matchs de démonstration [avec la tournée DreamGap], c’est excitant. On a ce tournoi de golf pour nous aider et continuer dans la même voie. »

Cette voie mène à un objectif bien précis : la création d’une ligue qui offrira un jour les mêmes chances aux joueuses qu’aux joueurs de hockey.

« Le but c’est de créer une ligue viable et durable, digne du nom professionnel. Le but de la tournée DreamGap, c’est de permettre aux jeunes filles de continuer de rêver, comme les garçons le font, a expliqué Karell Émard, représentante de la PWHPA. Eux, ils ont la chance de rêver jusqu’à ce qu'ils aient 20 ans, disons, qu’ils pourront jouer pour le Canadien. Pour les filles, ce rêve-là disparaît quand elles ont 8 ou 9 ans.

« Notre but c’est de changer ça, de créer un nouveau mouvement qui va motiver les jeunes filles dans le sport. »

Les plans pour cette ligue d’avenir sont en train de prendre forme. Émard a fait état d’une ligue qui aurait des débuts modestes, mais solides.

« Notre but c’est l’année prochaine. Les discussions sérieuses devraient commencer après Noël. C’est là qu’on s’attend à parler avec les grands de ce monde, que ce soit la LNH, des gens d’affaires qui veulent nous donner une chance, c’est là que ça va se décider.

« Le nombre d’équipes, on ne fera pas ce que la WNBA a fait avec beaucoup d’équipes, beaucoup de dépenses. On voudrait s’inspirer de l’Original Six de la LNH, six équipes, quelque chose de rentable rapidement, autant en vente de billets que de revenus publicitaires et de contrat de télévision.

« On veut faire ça simple. On le dit souvent, ce n’est pas parce qu’on veut faire des millions qu’on fait ça, c’est pour créer de vraies opportunités pour les jeunes filles. »

Les 5 et 6 octobre, la tournée de démonstration DreamGap fera un deuxième arrêt, cette fois à Hudson, dans le New Hampshire, sous la formule d’un minitournoi à quatre équipes : deux matchs de classement le samedi, une petite et une grande finale le dimanche.

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