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Doha : l’Ontarienne Lyndsay Tessier 9e d’un marathon polémique

Elle sourit à la fin d'une course.

Lyndsay Tessier

Photo : @AthleCanada/Twitter

Radio-Canada

L'Ontarienne Lyndsay Tessier, 41 ans, a terminé en 9e place du marathon des Championnats du monde d’athlétisme, à Doha, samedi. Sans surprise, la température élevée a causé plusieurs abandons durant la course.

Des conditions attendues, mais néanmoins dantesques : la chaleur étouffante de Doha (environ 32 degrés Celsius et 73 % d'humidité) a vu triompher la Kényane Ruth Chepngetich, après avoir forcé plusieurs dizaines d'athlètes à jeter l'éponge.

Tessier est enseignante en troisième année du primaire. C'est la première fois qu’elle fait partie de l'équipe nationale. Elle avait abandonné la course quand elle était elle-même au primaire, puis a retrouvé l'amour du sport dans un club de course à Toronto, la trentaine entamée.

Elle a réalisé le meilleur résultat canadien grâce à un chrono de 2 h 42 min 3 s. Sa compatriote Melanie Myrand a terminé en 27e place (2:57:40), tandis que Sasha Gollish a abandonné peu après le 25e kilomètre à cause d'un coup de chaleur.

« C'est l'une des choses qui est belle avec le sport, le marathon, cela donne tellement d'histoires inspirantes. Les jeunes sont inspirés, dont ceux à qui elle enseigne, et tous les gens qui veulent se mettre à la course », indique la Britannique Paula Radcliffe, détentrice du record mondial de la discipline (2:15:25).

Elle est impressionnée par « la passion, la persévérance et la planification » de Tessier pour cette course.

Chepngetich a remporté l’épreuve en 2:32:43, elle qui était la plus rapide cette année, et avait établi le 3e chrono de tous les temps à Dubaï en janvier (2:17:08).

Elle a terminé devant la Bahreïnie Rose Chelimo et la Namibienne Helalia Johannes.

Les images risquent d'alimenter la polémique née de l'attribution des mondiaux d'athlétisme au Qatar et à son climat extrêmement chaud, même fin septembre, même à minuit passé.

« C'était une course à l'usure pour tous les compétiteurs. Nous avons eu droit à une épreuve intéressante et fascinante. Personne ne doit regarder les temps qui ont été enregistrés, car ils ne représentent pas l'effort déployé. Le simple fait de terminer le marathon mérite une médaille », dit Radcliffe.

Plusieurs dispositifs ont bien été mis en place en conséquence : des volontaires de la Croix-Rouge postés tous les 200 m de cette boucle de 7 kilomètres, une dizaine d'athlètes ayant accepté d'ingérer des gélules qui permettaient aux médecins de surveiller en temps réel leur température corporelle, des points de ravitaillement en eau multipliés.

Des éléments constatés par la Britannique, qui lève son chapeau à l'organisation.

Malgré les éponges gorgées d'eau avec lesquelles les athlètes s'aspergeaient, malgré les serviettes fraîches qu'elles s'enroulaient autour du cou, beaucoup de ces marathoniennes de haut niveau ont durement souffert.

« C'est le marathon le plus dur de ma vie, ils n'auraient jamais dû donner le départ », a lancé la Croate Bojana Bjeljac qui a abandonné au 17e kilomètre.

Résultat : une quarantaine d'athlètes ont fini la course sur les 68 partantes annoncées par l'organisation. Si les abandons sont courants sur les 42,195 km du marathon, l'édition de Doha établit un nouveau record en la matière pour les mondiaux (23 abandons à Moscou en 2013, seulement 13 à Londres en 2017 sur 92 partantes).

« Les conditions étaient très particulières, mais les meilleures sont devant. Il était possible de courir ce marathon avec une préparation très particulière, une hydratation parfaite », a dit pour sa part le directeur de l'équipe italienne Antonio La Torre.

Les athlètes n'ont pas fini de transpirer : ils ont rendez-vous samedi à 23 h 30 (heures locales), au même endroit, pour le 50 km marche.

Avec les informations de Agence France-Presse

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