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Affaire Vincent-Lapointe : la thèse de la contamination des suppléments mise en doute

Gros plan du visage d'une femme qui répond à des questions devant des micros.

Laurence Vincent-Lapointe et son avocat Adam Klevinas

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Le Centre canadien du sport Atlantique (CCSA), auprès duquel Laurence Vincent-Lapointe s'est procuré les suppléments qu'elle soupçonne être la source du produit dopant découvert dans son organisme, a reçu les résultats de l'analyse des lots dont provenaient les produits consommés par la championne du monde de canoë. Et tous les résultats se sont avérés négatifs.

L'avocat de Laurence Vincent-Lapointe, Adam Klevinas, a confirmé jeudi à Radio-Canada que le CCSA avait commandé l'analyse d'échantillons de quatre suppléments du même lot que ceux consommés par l'athlète et qu'ils étaient revenus négatifs de toute présence de Ligandrol, le produit dopant découvert dans son organisme.

Les quatre suppléments testés pour le Ligandrol (SARM) LGD-04033 viennent des lots suivants :

  • Precision creatine, Batch #20161218, Lot #1716925
  • Power Bar beta-alanine, Batch #146822, Lot #8109
  • NutraSea Omega-3 HP + vitamin D capsules, Lot #20871
  • M.E.G. military caffeine gum (Arctic Mint Batch # AR-00102, Spearmint Batch # SP- 00101, Cinnamon Batch # CN-00103)

C'est le Laboratoire de génie chimique de Toulouse (LGC), non accrédité auprès de l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui a réalisé les tests demandés par le CCSA.

Les athlètes liés à l'Institut national du sport du Québec (INS Québec) ont été avisés mardi que ces résultats d'analyse étaient négatifs, a confirmé le responsable des communications de l'organisme, Jean Gosselin. L'INS avait mis en garde ses membres et déconseillé l'utilisation de quatre suppléments. Comme le CCSA, l'INS fait partie du Réseau des instituts de sport olympique et paralympique du Canada.

Le clan Vincent-Lapointe a également commandé l'analyse d'échantillons des quatre suppléments en cause, à un autre laboratoire, et a reçu les résultats, a confirmé à Radio-Canada l'agence qui représente la championne du monde. Mais il n'en dévoilera pas la teneur.

Le Ligandrol est un produit qui a été développé pour traiter des cas de maladies dégénératives qui touchent les muscles et les os. Il permet d’accroître la masse musculaire, en plus d’aider à la récupération.

Il est à l’origine de la suspension d’une autre athlète cet été : la nageuse Shayna Jack, privée des mondiaux après avoir échoué à un test antidopage. L’Australienne de 20 ans ne comprend pas comment ce produit a pu se retrouver dans son organisme.

Ni la canoéiste de 27 ans ni son avocat ne commenteront ces résultats avant la décision de la Fédération internationale de canoë (ICF).

La date de l'audience de Vincent-Lapointe, suspendue pour dopage depuis le mois d'août après son contrôle positif, devant sa fédération n'est pas encore connue et est à la discrétion de l'athlète. Son entourage établira le moment de l'audience une fois qu'elle jugera avoir rassemblé l'ensemble de la preuve.

À la suite de la décision de l'ICF, un processus d'appel de 21 jours aura lieu. Vincent-Lapointe pourrait faire appel au Tribunal arbitral du sport (TAS), mais l'Agence mondiale antidopage (AMA) ou le Centre canadien pour l'éthique du sport auront également l'occasion de contester la décision, quelle qu'elle soit.

Laurence Vincent-Lapointe s’est défendue de tout dopage et a parlé d'une possible contamination dans des suppléments alimentaires pour expliquer le test antidopage positif, a-t-elle expliqué en conférence de presse le 20 août dernier. Son avocat avait alors précisé que le niveau de concentration décelé était compatible avec ce qui est habituellement considéré comme de la contamination.

Avec les informations de Jacinthe Taillon

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