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Le Panthéon des sports du Québec accueille de nouveaux immortels

Richard Legendre, Bernard Parent, Daniel Talbot, Yvan Dubois et Fernand Marcotte, dans l'ordre habituel, font partie des nouveaux membres du Temple de la renommée.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Olivier Tremblay

Le Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec compte 11 nouveaux membres. Le gala d’intronisation annuel s’est tenu mardi soir, à Montréal, et le hockey y a occupé une place de choix.

En plus d’un hommage tout particulier au 100e anniversaire du hockey mineur organisé, le gardien de but Bernard Parent et le défenseur Pierre Pilote – à titre posthume – ont reçu les grands honneurs pour porter le nombre de légendes du Temple de la renommée à 269.

Les carrières de Parent et de Pilote les ont menés à s’expatrier, mais dans un cas comme dans l’autre, le Québec n’est jamais resté bien loin.

Pour toujours associé aux Flyers de Philadelphie, organisation avec laquelle il a gagné deux Coupes Stanley et autant de trophées Vézina, Parent a tenu à rendre hommage aux équipes dont il a fait partie et au grand Jacques Plante.

« C’est un bel honneur que d’être intronisé au Panthéon, a reconnu Parent. J’ai grandi au Québec, c’est un grand pan de ma vie. J’ai été tellement chanceux de jouer dans de grandes équipes. Être ici, au Québec, pour recevoir un prix comme celui-ci, c’est formidable. Quand je reviens ici, je me souviens de mes années de hockey midget et junior pour Rosemont. »

Je me rappelle aussi ces soirées à regarder le hockey avec mon père pour voir mon idole, Jacques Plante. Que c’était beau!

Bernard Parent

Pilote, pour sa part, n’aura pas vécu assez longtemps pour voir sa province d’origine lui rendre hommage ainsi. Le grand défenseur des Blackhawks de Chicago, triple lauréat du trophée Norris, est décédé en septembre 2017.

Son fils Pierre ne cachait pas sa fierté de voir son père entrer au Panthéon. Son épouse et lui revenaient tout juste de Kénogami, lieu de naissance du paternel, où ses cendres ont finalement été dispersées.

« Notre famille est très flattée, comme le serait mon père, a souligné M. Pilote. Ça vient de son peuple, de sa province. Il était très fier d’être Québécois. Il revenait ici souvent. Nous sommes très heureux de lui rendre hommage aujourd’hui. »

Les autres sports n’étaient toutefois pas en reste. Trois disciplines, d’ailleurs, ont fait leur entrée au Temple de la renommée pour la toute première fois : le tennis de table (Mariann Domonkos, absente pour des raisons familiales), le water-polo (Ann Dow) et le softball (Claude Potvin, bâtisseur, à titre posthume).

Pour les plus jeunes, il faut préciser que Richard Legendre a été accueilli au Panthéon pour sa contribution au monde du tennis. Il a pris sa retraite comme gestionnaire après un long séjour à l’Impact de Montréal, mais c’est bien pour sa vie autour des balles et des raquettes – qu’il retrouve aujourd’hui avec bonheur – qu’on lui a fait une place parmi les immortels.

Bon joueur, Legendre s’est dit satisfait d’une reconnaissance qui, pour lui, englobe tous les volets de sa carrière.

« Je suis fier de la trilogie : du tennis, du soccer, et même de la politique! Ç’a commencé par le tennis, et surtout le projet du stade au parc Jarry, a précisé celui qui est intronisé à titre de bâtisseur. C’est ce qui m’a permis de me lancer dans le domaine de la gestion du sport. J’ai énormément de respect pour le Panthéon, c’est une grosse partie de l’histoire du Québec. Quand on voit les noms qui sont déjà là, ça donne des frissons. »

Deux autres bâtisseurs, soit Liliane Lacroix (journalisme sportif) et Roger Saint-Jean (photographie sportive), ont été intronisés à titre posthume.

Les autres nouveaux membres dans leurs propres mots

Chaque fois que je fais une entrevue, ça me donne des frissons. Je repense à tout, à ma famille, à mon père qui m’a aidé beaucoup et qui n’est pas là aujourd’hui pour en profiter. Je pense beaucoup à lui. Je trouve ça beau. Ma mère, mes sœurs… tout le monde a aussi vécu tout ce que j’ai vécu.

Fernand Marcotte (boxe)

Pour moi, c’est la concrétisation de ma carrière. Tous les moments, tous les efforts, je n’appelle pas ça des sacrifices. C’était ma passion, le water-polo. Je le partage avec mes coéquipières, toutes celles qui ont croisé mon chemin.

Ann Dow (water-polo)

On m’a nommé bâtisseur. Mais en principe, un bâtisseur, c’est synonyme de travail. Et dans mon cas, je vous avoue honnêtement, je n’ai jamais travaillé. Tous les matins, je suis toujours allé au bureau avec énormément de plaisir. J’ai toujours été passionné par mon travail.

Yvan Dubois (olympisme)

Je ne faisais pas ça pour [être intronisé au Panthéon]. Mais ça vaut la peine dans la mesure où on n’apprécie pas tant les succès qu’on a eus que l’effort qu’on y a mis pour s’y rendre. Pas beaucoup de Québécois étaient sortis de la province et avaient rivalisé avec les Américains, les Européens, les Sud-Africains, les Australiens… J’ai peut-être été un petit précurseur.

Daniel Talbot (golf)

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