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La NBA adopte de plus lourdes pénalités pour contrer le maraudage

Kawhi Leonard

Kawhi Leonard est présenté en conférence de presse par les Clippers de Los Angeles.

Photo : Getty Images / Kevork Djansezian

Radio-Canada

Après un des étés les plus mouvementés de son histoire, la NBA a décidé, vendredi, de renforcer ses règles entourant le maraudage.

Les propriétaires ont adopté à l'unanimité la possibilité pour la ligue d'octroyer des amendes plus salées, qui pourront désormais s'élever à 10 millions de dollars dans les situations les plus scandaleuses, ainsi que de retirer des choix au repêchage et de suspendre des dirigeants des équipes fautives.

La NBA espère que ces menaces renforcées suffiront à enrayer un phénomène qui s'est accentué dans la dernière année avec les demandes d'être échangés avant la fin de leur contrat d'Anthony Davis (des Pelicans aux Lakers) et de Paul George (du Thunder aux Clippers dans la foulée de la signature de Kawhi Leonard). Dans ces deux cas, les plus notoires, une équipe spécifique avait été désignée par le joueur après avoir été approchée en coulisses.

La ligue espère également réduire les discussions entre les joueurs autonomes à venir et les équipes avant l'ouverture du marché.

L'entraîneur des Clippers de Los Angeles, Doc Rivers, avait notamment reçu une amende de 50 000 $ l'an dernier pour ses commentaires envers Kawhi Leonard, alors avec les Raptors de Toronto. L'année précédente, c'est l'ex-président des Lakers Magic Johsnon qui avait reçu une même légère tape sur les doigts pour ses commentaires, dans les deux cas publics, sur la vedette des Bucks Giannis Antetokounmpo (qui ne sera joueur autonome qu'en 2021).

« Nous voulons nous assurer de créer une culture de conformité dans cette ligue pour que les équipes ne sentent pas qu'elles sont désavantagées d'adhérer aux règles existantes », a déclaré le commissaire Adam Silver vendredi

La condamnation du maraudage n'est pas un nouvel état de fait dans la NBA, mais dans les derniers mois, le commissaire avait insisté sur le fait qu'il était inutile d'avoir des règlements s'ils n'étaient pas appliqués.

Si les nouveaux paramètres entourant le maraudage ne sont pas infaillibles, un changement notable est que toutes les franchises devront certifier chaque année que ses dirigeants ne sont pas entrés en contact avec des joueurs sous contrat à l'extérieur des règles existantes.

« Il doit y avoir des conséquences si les règles sont contournées », a répété Silver.

Depuis des années, les équipes s'enquièrent de leur intérêt auprès des futurs joueurs autonomes de plus en plus tôt avant l'ouverture du marché, qui a été devancé du 1er juillet à minuit au 30 juin à 18 h, sans effet.

La ligue a expliqué que l'augmentation des amendes devait refléter la hausse de 600 % des revenus et de 1100 % de la valeur des franchises depuis l'établissement du précédent plafond punitif, en 1996.

Bien que les détails restent à établir, cinq équipes seront aussi aléatoirement examinées afin de voir si elles se plient aux nouvelles règles.

La NBA souhaite que les équipes conservent leurs conversations avec les agents et les joueurs pendant un an, mais de nombreuses questions relatives au respect de la vie privée demeurent à élucider.

« Personne ne souhaite être sous écoute, a avoué Silver, mais je crois que les gens qui travaillent déjà dans des entreprises cotées en bourse ou dans le monde des finances sont habitués à trouver cet équilibre entre la divulgation de leurs tractations et la vie privée. »

Avec les informations de Associated Press

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