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Aurélie Rivard, LA nageuse à battre aux Jeux de Tokyo

Gros plan de la nageuse qui sort la tête de l'eau durant une course.

Aurélie Rivard

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Jean-François Poirier

Aurélie Rivard apprivoise son statut de grande favorite. Après sa récolte de cinq médailles aux Championnats du monde de paranatation à Londres, l'athlète canadienne est plus que jamais la nageuse à battre dans l'esprit de ses rivales dans la catégorie S10.

« Tout ce que je peux faire, c'est défendre mes titres ou retomber, a expliqué jeudi à Radio-Canada Sports la Québécoise de 23 ans. Depuis les Jeux de Rio, c'est difficile d'aller plus haut. Médaille d'or et record du monde, c'est pas mal le top. »

Aux mondiaux de Londres, Aurélie Rivard estime avoir vécu des hauts, mais aussi des bas.

C'est la première fois en beaucoup d'années que je ne gagnais pas le 400 m libre. C'est plus dur sur l'ego et le moral même si j'ai terminé au 2e rang. Ça me motive parce que je ne veux pas perdre à nouveau l'an prochain.

Aurélie Rivard

L'an prochain, ça veut dire les Jeux paralympiques qui auront lieu à Tokyo. Et Rivard sait qu'elle peut ajouter de nouveaux titres à son palmarès déjà riche.

« Je n'avais jamais gagné la course de 100 m libre aux Championnats du monde avant ma victoire de cette année. Et c'est aussi la première fois de ma vie que je gagne une médaille au 100 m dos. Notre équipe de relais est aussi montée sur le podium après une attente de sept ans. Je suis vraiment satisfaite. J'ai hâte à l'année qui s'en vient », confie-t-elle.

Ces résultats l'encouragent donc à ne rien laisser au hasard dans sa préparation.

« C'est stressant, mais j'essaie de me renouveler, dit-elle. C'est plus difficile de me motiver parce que je n'ai rien à quoi m'accrocher. Mais je ramène ça à moi, je veux battre mes records. Je travaille toujours à me surpasser. »

À ceux qui pourraient croire qu'elle ne sera pas en mesure de répéter ses exploits, Rivard rappelle qu'elle est toute jeune et qu'il n'y a aucune raison d'anticiper un ralentissement.

Ça fait longtemps que je nage, mais je n'ai que 23 ans, pas 30 ans. J'ai encore de la place pour m'améliorer. Mais plus on vieillit, plus les détails deviennent pointus. Il faut mettre le doigt sur ce qui ne marche pas. J'ai 12 mois pour accomplir ça.

Aurélie Rivard

L'athlète de Saint-Jean-sur-Richelieu a accepté l'année dernière une invitation de l'équipe nationale japonaise qui voulait la voir se mesurer à ses athlètes à Tokyo. Rivard a ainsi pu découvrir l'environnement olympique grâce au comité organisateur des Jeux de 2020.

« Je n'étais jamais allée dans ce coin du monde. Ce fut une expérience culturelle enrichissante et j'ai pu visiter les lieux. Les Japonais sont tellement une coche au-dessus de Rio. Ils sont organisés et savent où ils s'en vont. Ils m'ont rendu service. »

En 2016, aux Jeux paralympiques à Rio, Aurélie Rivard n'a laissé aucune chance à ses adversaires. Elle a quitté le Brésil avec trois médailles d'or (50 m libre, 100 m libre et 400 m libre) et une médaille d'argent (200 m quatre nages).

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