•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Impact prend l'avance dans la finale du Championnat canadien

Ignacio Piatti (à l'avant) a ouvert la marque à la 17e minute pour l'Impact.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Antoine Deshaies

Aux yeux de plusieurs amateurs, l’Impact de Montréal a saisi mercredi soir la dernière chance de sauver sa saison. Dans de bien meilleures dispositions que samedi, le Bleu-blanc-noir a réussi son match aller de la finale du Championnat canadien en battant le Toronto FC 1-0, au stade Saputo.

Le message des ultras affiché en début de rencontre voulait tout dire. « Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir, sauf ce soir. »

Au terme des 90 minutes, l'espoir ne s'était toujours pas évaporé.

La foule modeste de 10 807 spectateurs a généré une vraie ambiance de finale, la meilleure de la saison au stade Saputo. Même le propriétaire, Joey Saputo, s’est permis une nouvelle visite dans le vestiaire, cette fois pour féliciter ses joueurs.

« Ce soir, on a vraiment senti la passion des fans, a confié Zachary Brault-Guillard en point de presse. La foule nous a donné des ailes et ça nous a vraiment aidés. Ça nous fait du bien au moral. On a fait le premier pas dans cette finale, mais là, il nous reste un pas de géant à faire mercredi. Il faut y aller avec patience, sans se précipiter. »

On a été capable de rebondir et de montrer qu’on n’a pas lancé la serviette. On a été beaucoup critiqués récemment, avec raison, mais ce soir on a prouvé qu’on était une équipe sérieuse.

Samuel Piette

Dès les premières minutes du match, des fumigènes ont éclairé les deux tribunes derrière les filets. Un prélude au véritable feu d’artifice qu’allait allumer Ignacio Piatti à la 17e minute.

L’Argentin a décoché un tir imparable d’une distance d’environ 25 mètres. Le ballon s’est retrouvé dans la partie supérieure gauche du filet. Le gardien Alex Bono n’a pas eu l’élévation nécessaire pour arrêter cette frappe qui a dû lui donner le vertige.

À l’autre bout du terrain, Clément Diop a multiplié les arrêts importants, notamment en plongeant à sa droite contre Jacob Shaffelburg à la 37e minute. Puis, il a repoussé une frappe de Jozy Altidore à la 66e.

J’ai des choses à me prouver et le terrain est le seul endroit où je peux m’exprimer. Je me suis senti un peu dénigré cette saison en étant très peu utilisé.

Clément Diop

Avant le match de mercredi, Diop n’avait obtenu que deux titularisations, les deux dans le cadre du Championnat canadien. Il s’attend à jouer de nouveau mercredi prochain à Toronto.

« Quand on est un compétiteur et qu’on ne joue pas, ça agace, a-t-il ajouté dans une rare mêlée de presse. Je veux juste aider l’équipe à gagner. Si on me dit que je joue, je joue, sinon j’essaie d’aider l’équipe comme je peux à l’entraînement. »

Impact 1 - Toronto FC 0 : les commentaires d'après-match

Les Torontois calmes malgré la défaite

L’entraîneur du Toronto FC, Greg Vanney, avait choisi d’amorcer le match sans ses deux meilleurs chevaux à l’attaque. Jozy Altidore et Alejandro Pozuelo n’ont fait leur entrée qu’en début de deuxième mi-temps.

Cette courte défaite n’a nullement ébranlé sa confiance.

« On aurait aimé marquer, mais on retourne à la maison et on sait ce qu’on doit faire pour gagner le titre, a expliqué Vanney. On était un peu juste physiquement puisqu’on avait eu 24 heures de moins que l’Impact pour se préparer. On reposera peut-être certains joueurs en vue du match retour. »

Laurent Ciman, qui foulait le terrain du stade Saputo pour la première fois avec le maillot torontois, a été la cible d’injures de la foule à quelques reprises. Il a toutefois pu trouver un certain réconfort dans les bras d’Ignacio Piatti au sifflet final.

Il n’en voulait pas aux partisans qui l’ont pris à partie.

Je me sens bien ici et je comprends la réaction des fans. Je respecte leurs opinions. J’ai fait mes choix et je les assume. Je suis un gars honnête et franc. J’ai fait une erreur de partir de Los Angeles pour aller à Dijon et je suis revenu au Canada pour ma famille.

Laurent Ciman

Comme son entraîneur, Ciman est confiant que les Torontois sauront soulever la coupe sur le terrain.

De la grande visite et des blessés

La joueuse de tennis Bianca Andreescu a assisté au match et a reçu un bel accueil de la foule en première période lorsqu’elle a été présentée à l’écran géant. Elle était notamment accompagnée par son entraîneur Sylvain Bruneau.

Sa présence a-t-elle inspiré les joueurs sur le terrain? Chose certaine, le onze montréalais aime jouer en milieu de semaine. Le confrère Olivier Tremblay a d’ailleurs calculé la fiche de l’Impact en 2019 lors des matchs disputés le mercredi : 10 victoires, 1 match nul et 0 défaite.

L’équipe pourrait toutefois avoir perdu deux éléments importants pour la suite de son calendrier. Bojan et Maxi Urruti ont tous deux quitté le match en raison de pépins physiques. On ne connaît pas la gravité des blessures, mais Wilmer Cabrera sera peut-être forcé de changer ses plans.

« Je pensais laisser Ignacio Piatti ici en fin de semaine pour lui épargner l’aller-retour en Californie, a expliqué Cabrera. On veut vraiment se qualifier pour les séries de la MLS, alors il devra peut-être venir avec nous. J’ai sorti Bojan par mesures préventives, on verra si c’est grave ou pas. »

Le match retour aura lieu à Toronto mercredi prochain. Avec une victoire ou un match nul sur la pelouse de l’ennemi, l’Impact remporterait un premier titre de champion canadien en cinq ans.

« On est en bonne position pour mercredi, a analysé Samuel Piette. Je suis très excité pour le match retour. Je l’étais déjà, mais je le suis encore plus. J’ai hâte de rejouer contre eux mercredi et j’ai hâte de soulever la coupe. On n’aime pas Toronto et Toronto ne nous aime pas. »

D’ici là, les deux équipes se rendront à Los Angeles pour y disputer un match en MLS samedi. L’Impact affrontera le Galaxy, tandis que le Toronto FC croisera le fer avec le Los Angeles FC.

Soccer

Sports