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James Piccoli débarque dans la cour des grands avec l'Israel Cycling Academy

James Piccoli

James Piccoli

Photo : velogazette.ca / Vincent Drouin

Michel Chabot

James Piccoli réalise son grand rêve, celui de faire le saut parmi les grands de son sport. Le Montréalais de 28 ans s’est entendu avec l'Israel Cycling Academy (ICA), équipe du WorldTour, pour un contrat d’une année assorti d’une option pour une deuxième saison.

Piccoli se retrouve en pays de connaissance avec cette équipe. L’un des copropriétaires, Sylvan Adams, est aussi de Montréal, tout comme le directeur de la performance, Paolo Saldanha, l’homme derrière les succès de Michael Woods. C'est lui qui est le grand responsable de la venue du champion du Tour de Gila avec l’ICA.

« Il croit vraiment dans mes capacités, dit Piccoli au sujet de Saldanha. On s’est connu dans le milieu du vélo à Montréal. C’était lui le premier contact que j’ai eu avec l’équipe. Tout au courant de l’année, il regardait ce que je faisais d’assez proche. »

Le Québécois Guillaume Boivin, son bon ami, est parmi les cyclistes sous contrat avec l'ICA, son équipe depuis 2017. Il a également eu un rôle à jouer dans cette embauche.

Il m’a dit que c’est une super bonne équipe, que ce sont de bons gars et que ce serait une excellente place pour moi. Il a grandement influencé ma décision.

James Piccoli

« Je suis vraiment chanceux »

L’Israel Cycling Academy vient tout juste de faire l’acquisition de l’équipe Katusha pour ainsi obtenir sa licence au sein du WorldTour. On la verra donc au Tour de France en 2020.

Le gagnant du Tour de Beauce l'an dernier roulera aux côtés d’une grosse pointure en Dan Martin. Le grimpeur irlandais a récemment signé un contrat de deux ans avec l’équipe.

Je suis vraiment chanceux. Je vais pouvoir apprendre de Dan Martin dans les plus grosses courses et être leader dans d’autres courses. J’ai beaucoup de choses à apprendre, mais il ne faut pas que j’oublie de courir pour la victoire.

James Piccoli

« Ces deux aspects-là, ça va être super important pour mon développement et le reste de ma carrière, poursuit-il. Et je pense que dans quatre ou cinq ans, c’est cette mentalité-là qui va me porter plus loin. »

L’écurie d’Israël vient aussi de convaincre le Belge Ben Hermans de rester avec elle pour deux années de plus. Hermans a remporté le Tour de l’Utah en août dernier devant Piccoli.

Cette performance du Montréalais en Utah, quand il courait avec Elevate-KHS, n’est pas passée inaperçue, comme il s’en est rendu compte au Grand Prix cycliste de Québec.

« Gerraint Thomas et Richie Porte, que j’idolâtrais il y a quatre ou cinq ans, sont venus me parler dans le peloton et m’ont dit: "Ah, c’est toi qui as presque gagné en Utah." Ou : "C’est toi James, on a entendu parler de toi." Ils m’ont félicité pour ma saison, c’est quand même assez fou. »

Celui qui n’a fait ses débuts en compétition qu’à 22 ans se pince, mais il suscite aussi la curiosité en raison de son parcours atypique.

« Il y a des équipes qui m’ont regardé et qui me trouvaient vieux et qui se disaient que je n’allais peut-être pas m’améliorer beaucoup, relate-t-il. Ça m’a peut-être nui. »

Les gens pensent qu’il y a des barèmes de performances, qu’à 21 ans, tu dois avoir accompli ci et à 23, ça. J’ai donc été chanceux de trouver des gérants d’équipe qui ont regardé ce que j’ai fait de plus près. Paolo croit que ce n’est que le début de ma carrière.

James Piccoli

Une nouvelle vie

Avec sa copine, une infirmière, James Piccoli ira s’installer à Gérone, en Espagne, là où Guillaume Boivin s’est également établi.

« L’équipe a un camp de base là-bas, alors tout ce dont j’ai besoin sera proche, précise le jeune homme. Et selon ce que j’entends, c’est incroyable comme ville pour rouler. »

Le couple ira faire du repérage en novembre, avant un camp en Israël.

James Piccoli aime rouler et s’entraîner. Et comme il ne le fait sérieusement que depuis six ou sept ans, il se croit plus frais que ceux qui font des compétitions depuis plus longtemps.

Je fais peut-être entre 30 000 et 35 000 kilomètres par année. Je préfère les longs entraînements. Quand je suis ici, je prends mon passeport et je roule jusqu’à Plattsburgh. J’y prends le lunch et je reviens. C’est 240 kilomètres sur de belles routes plates. J’aime juste être sur mon vélo toute la journée et sortir de la ville. Il y a moins de cônes orange.

James Piccoli
James Piccoli devant un peloton

James Piccoli devant un peloton

Photo : canadiancyclist.ca / Rob Jones

Un garçon heureux, en somme, que ce fils de banquier que rien ne prédestinait à une telle carrière.

« Mon père faisait du vélo, mais n’a jamais fait de courses. On s’entraînait sur Camillien-Houde, juste pour le fun, se souvient-il. J’ai commencé un peu tard à courser, mais je ne changerais rien dans ma trajectoire.

« Ç’a toujours été mon rêve depuis que j’ai commencé à faire des courses. Et que ça arrive, c’est assez spécial. Il y a beaucoup de personnes que je dois remercier pour ma carrière. Je suis vraiment très chanceux. Ma famille et ma blonde me soutiennent au maximum. »

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