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« On a choisi de faire confiance à la LNH » - Brendan Gallagher

Un joueur avec une casquette en mêlée de presse

Brendan Gallagher

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Jean-François Chabot

Même si l'on perçoit un certain soulagement de la part des joueurs après leur décision de ne pas rouvrir la convention collective, Brendan Gallagher estime qu’il reste des points importants à revoir en prévision du prochain contrat de travail dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Rencontré à Brossard à l’issue de la séance d’entraînement du Canadien de Montréal, mardi, l'attaquant s’est fait le porte-parole des joueurs. Ces derniers sont heureux de savoir qu’ils pourront pratiquer leur sport sans le risque d’un conflit d’ici la fin de la présente convention dans trois ans.

« On veut juste jouer. C’est sûr que nous voulons que les futurs joueurs puissent avoir les meilleures conditions possible. Nous avons une responsabilité en ce sens. Nous avons eu de bons échanges entre nous pendant la fin de semaine. Nous avons bon espoir que la LNH voudra travailler avec nous pour assurer la bonne marche des choses et éliminer les conflits pour les années à venir », a d’abord indiqué Gallagher, qui agit à titre de substitut au représentant de l'équipe à l'Association des joueurs, Paul Byron.

L'athlète de 27 ans a ensuite précisé que le vote parmi les joueurs du CH avait été précédé d’échanges sérieux face aux options qui s’offraient à eux à ce moment-ci, en sachant que la ligue avait déjà fait savoir qu’elle ne souhaitait pas rouvrir la convention à la fin de saison 2019-2020.

« Il y a encore des aspects qui doivent être améliorés. Quand on parle de ces choses-là, on comprend pourquoi elles doivent être corrigées. La question est de savoir si l'on veut négocier tout en continuant de jouer au hockey ou si on est prêt à faire face à un autre arrêt de travail. On a choisi de faire confiance à la LNH », a ajouté le no 11 du Tricolore.

Brendan Gallagher a aussi dépeint le sentiment général qui prévaut au sein de l’Association des joueurs (AJLNH).

Nous souhaitons que la ligue continue d’augmenter ses revenus. C’est important pour nous tous. Ça réglerait plusieurs des points litigieux. Nous aimons notre sport. C’est un jeu et un produit intéressant à promouvoir. Je pense qu’on s’en va dans la bonne direction.

Brendan Gallagher, attaquant du Canadien
Des joueurs en rouge, de dos, se serrent dans leurs bras en regardant au loin des drapeaux.

Des joueurs du Canada regardent les drapeaux des équipes médaillées être hissés au plafond après la finale des Jeux de Sotchi, en 2014.

Photo : Getty Images / Harry How

Trois points majeurs constitueraient des irritants du côté des joueurs d'ici la fin de la convention actuelle : la question des 15 % du salaire déposé en fiducie, celle des assurances après la retraite, ainsi que la participation aux Jeux olympiques, après le refus de la LNH de leur permettre de participer à ceux de Pyeongchang.

Brendan Gallagher a précisé la vision des joueurs face à une situation économique changeante avec des sommes accrues perçues en matière de droits de télévision et l’arrivée de deux nouvelles équipes (Vegas en 2017 et Seattle en 2021) qui n’étaient pas prévues à la signature du contrat en vigueur depuis 2013.

« Quand on a signé la convention actuelle, ça ne devait pas susciter de problème. Mais les choses ont changé, il faut donc en reparler », a reconnu Gallagher avant d’enchaîner sur les Jeux olympiques.

La question de la présence aux Jeux olympiques est très importante pour de nombreux joueurs. Peu importe d’où l’on vient, on rêve tous d’enfiler le chandail aux couleurs de notre pays. Nous pensons que cela devrait être un droit acquis. Nous aimons le hockey. Nous aimons la compétition. Nous n’apprécions pas le fait d’être privés d’une des plus grandes vitrines qui soient.

Brendan Gallagher

(Avec les informations d'Alexandre Gascon)

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