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Jonathan Drouin, la solution à l'aile droite?

Le Canadien dispute son deuxième match préparatoire à 19 h (HAE), à Bathurst, mercredi.

Deux joueurs du Canadien attendent leur tour avant un exercice.

Max Domi et Jonathan Drouin

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Alexandre Gascon

Après la question thématique de la saison 2017-2018, « Jonathan Drouin est-il vraiment un joueur de centre? », voici sa version 2.0 : Drouin, à gauche ou à droite?

Le camp d’entraînement est à peine commencé que déjà les modifications de trio font jaser.

Jonathan Drouin a changé de partenaires mardi, mais il se trouvait toujours sur le flanc droit, position qu’il occupe depuis les retrouvailles du Canadien il y a cinq jours.

Derrière Brendan Gallagher, les renforts ne débarquent pas tambour battant à cette position. Les droitiers naturels qui y jouent, Joel Armia, Dale Weise et Jordan Weal, sont davantage des éléments de soutien que des premiers rôles et, pourtant, il y a une place à prendre parmi les six premiers attaquants de l’équipe à cet endroit précis.

Artturi Lehkonen et Paul Byron peuvent bien dépanner, mais, jusqu’à preuve du contraire, il s’agit de solutions temporaires.

Ce qui nous amène à la question suivante : et si Jonathan Drouin était l’ailier droit recherché?

Attendons un peu avant de crier au scandale.

De nombreux ailiers de talent préfèrent jouer hors l’aile, que l’on pense à Patrick Kane ou à Alexander Ovechkin, pour des raisons fort différentes l’un et l’autre.

Il va sans dire que le Québécois n’entre pas dans cette catégorie d’exception en dépit de ses qualités indéniables en possession de rondelle, mais l’idée a de quoi séduire, du moins, suffisamment pour inspirer Claude Julien.

« Il y a des avantages et aussi des désavantages. C’est toujours un petit peu plus dur le long des rampes. Mais, en même temps, quand tu es sur ton côté fort, ça te donne plus d’options quand tu rentres dans la zone offensive. D’être capable de rentrer au milieu, de couper rapidement, de faire des jeux », a dit l’entraîneur.

Quand on parle de joueurs avec des atouts offensifs, tu essaies de leur donner la meilleure chance possible.

Claude Julien

Drouin a déjà joué à droite, il en vantait encore les mérites après la victoire du CH contre les Devils lundi.

« Claude et moi nous en étions parlés. Je suis content d’arriver au camp et de voir qu’on essaie quelque chose de nouveau. Dans un match, ça ne change pas beaucoup. C’est le fun d’avoir les deux options », a-t-il affirmé.

Le Québécois n’y voyait d’ailleurs que des avantages, y compris en zone défensive.

« Tu peux protéger la rondelle sur ton côté fort encore mieux que de l’autre côté », a avancé Drouin.

En terrain connu

Au cours de ses trois premières saisons à Tampa Bay, l’ailier s’était promené d’un côté et de l’autre et avait connu certains de ses meilleurs moments hors l’aile.

Le numéro 92 et ses acolytes convertissaient avec bien plus de constance leurs chances de grande qualité pendant son séjour en Floride qu’à Montréal. Coïncidence? Circonstances? Un peu de tout ça, mais les chiffres intriguent.

Son trio réussissait davantage de buts que l’adversaire dans les zones dangereuses à Tampa. C’est l’inverse à Montréal.

Pourcentage de buts marqués par le trio de Drouin en zones dangereuses :

TB

  • 2014-2015 : 60 %
  • 2015-2016 : 55,56 %
  • 2016-2017 : 54,05 %

MTL

  • 2017-2018 : 37,5 %
  • 2018-2019 : 43,86 %

Au-delà des chiffres, l’expérience demeure intéressante.

À mots à peine voilés lundi soir, Claude Julien a critiqué le rendement de Drouin et de Max Domi. L’entraîneur-chef enverra le buteur de Sainte-Agathe-des-Monts dans un deuxième match préparatoire d'affilée mercredi à Bathurst.

« C’est le camp d’entraînement. Les joueurs auront à jouer deux matchs de suite. On veut vérifier certaines choses. Il n’y a pas de grande raison derrière ça », a expliqué Julien.

N’empêche que Drouin détone dans le groupe de six qui a droit au double emploi (Jake Evans, Charles Hudon, Riley Barber, Nick Cousins et Cale Fleury).

L’ailier droit (gauche?) jouera en compagnie de Tomas Tatar et de Phillip Danault.

Trois joueurs agenouillés pendant un entraînement sur glace

Jonathan Drouin,, Artturi Lehkonen et Max Domi

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Si la combinaison fructifie, Julien aura un jeu plus complet et différentes cartes à abattre.

Byron et Lehkonen sont plus à l’aise à gauche, Domi pourrait retrouver les flancs également si Jesperi Kotkaniemi obtient une promotion et qu’un jeune comme Ryan Poehling obtient un poste par exemple.

Ou encore, Kotkaniemi lui-même pourrait avoir droit à un essai à gauche, là où il avait passé la saison précédant son arrivée au Québec.

L’on suppute beaucoup, d’accord, mais les options sont là.

Pendant ce temps, Nick Suzuki demeure au centre et n’a pas eu la chance de se faire valoir, encore, comme l’un des six premiers attaquants du club. Ça pourrait évoluer.

L’organisation semble changer son fusil d’épaule régulièrement en ce qui concerne le jeune homme. On l’a vu à l’aile droite au tournoi des recrues, au centre depuis le début du camp officiel et voilà que Julien n’écarte pas la possibilité de le renvoyer à l’aile.

« On l’a vu au centre [lundi], c’était circonstanciel. On pourrait bien le voir jouer des matchs et faire des entraînements à l’aile », a précisé l’entraîneur.

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